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Agrigente

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Agrigente
Agrigento
Agrigente
Blason de Agrigente
Armoiries
Drapeau de Agrigente
Drapeau
Noms
Nom sicilien Girgenti
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la Sicile Sicile 
Province Agrigente  
Maire
Mandat
Francesco Micchichè
depuis 2020
Code postal 92100
Code ISTAT 084001
Code cadastral A089
Préfixe tél. 0922
Démographie
Gentilé agrigentini (fr) agrigentin/e
Population 55 118 hab.[1] (2026)
Densité 226 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 18′ 45″ nord, 13° 34′ 30″ est
Altitude Min. 230 m
Max. 230 m
Superficie 24 360 ha = 243,6 km2 [2]
Divers
Saint patron San Gerlando
Fête patronale 25 février
Localisation
Localisation de Agrigente
Localisation dans la province d'Agrigente.
Géolocalisation sur la carte : Italie
Voir sur la carte topographique d'Italie
Agrigente
Géolocalisation sur la carte : Italie
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Agrigente
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Voir sur la carte administrative de Sicile
Agrigente
Liens
Site web comune.agrigento.it

Agrigente (en italien : Agrigento, en sicilien : Girgenti) est une ville d'Italie d'environ 60 000 habitants, située sur la côte méridionale de la Sicile, dans le libre consortium municipal d'Agrigente. Elle s'étend sur un plateau qui s'élève entre de basses falaises, dominant la confluence du Drago (l'ancien Hypsas) et du San Biagio (l'antique Akragas). Au nord, elle est dominée par une crête à deux sommets.

Agrigente fut une riche cité antique, fondée vers 580 av. J.-C. par des colons grecs venus de Géla. Elle est gouvernée de 570 à 554 av. J.-C. par le célèbre tyran Phalaris, auquel la tradition attribue d'avoir fait rôtir des hommes vivants dans un taureau de bronze. La cité atteint son apogée en 480 av. J.-C. alors que son tyran Théron, allié à Syracuse, remporte sur les Carthaginois la décisive bataille d'Himère. Dix ans plus tard, la démocratie triomphe de la tyrannie. Agrigente est également la ville natale du philosophe et médecin Empédocle.

La cité reste neutre dans la lutte qui oppose Athènes et Syracuse, mais est dévastée par les Carthaginois en 406 av. J.-C., catastrophe dont elle ne s'est jamais véritablement remise. Refondée en 338 av. J.-C. par l'homme politique grec Timoléon, elle recouvre une certaine importance locale au début du iiie siècle av. J.-C. avant d'être une nouvelle fois mise à sac par les Romains en 262, puis par les Carthaginois en 255, et de passer définitivement sous domination romaine en 210 av. J.-C. Sous l'autorité de Rome, sa richesse agricole et l'exploitation des mines de soufre voisines lui assurent une prospérité modeste. C'est dans l'Antiquité tardive que ses habitants se replient vers le site plus sûr de la ville médiévale perchée de Girgenti, noyau de l'Agrigente moderne. Occupée et colonisée par les Sarrasins en 828, Girgenti est prise en 1087 par le comte Roger Ier, conquérant normand de la Sicile, qui y établit un évêché latin.

La Vallée des Temples conserve d'importants restes archéologiques de la période antique.

Géographie

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Agrigente a été fondée entre la mer de Libye et une colline à proximité de laquelle coulent deux rivières, l'Hypsos et l'Acragas, d'où elle tient son nom[3].

Agrigente s'appelait autrefois Girgenti, nom qu'elle conserva jusqu'en 1927. Son nom grec était Acragas ou Akragas, et son nom latin Agrigentum.

Représentations cartographiques de la commune
Carte
La commune avec l'emplacement de la mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Préhistoire

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Le site est occupé dès la préhistoire[4].

Agrigente, dont le nom antique est Akrágas (Ακράγας), est fondée en 582 av. J.-C. par des colons venant de la cité de Géla[3] (elle-même colonie grecque fondée par Rhodes et les Crétois), sur le site en hauteur de la ville actuelle. La cité connaît une expansion géographique au VIe siècle av. J.-C. sous la direction des tyrans. Le premier s'appelle Phalaris et l'apogée arrive avec Théron, victorieux des Carthaginois à la bataille d'Himère en 480 av. J.-C. La ville s'embellit grâce à la main d'œuvre capturée lors de cette bataille. La Vallée des Temples est entourée d'une muraille de 12 kilomètres. Agrigente s'enrichit dans le commerce du vin et de l'huile, notamment avec Carthage.

« La plus belle des cités mortelles » : c'est en ces termes que Pindare présente dans ses Olympiques l'Agrigente du Ve siècle av. J.-C. Fondée en 582 av. J.-C. sur la côte méridionale de la Sicile par des Grecs venus de la cité voisine de Gela, la ville s'impose très vite comme l'une des colonies les plus brillantes et les plus prospères de l'Occident hellénique.

Riche des ressources de sa plaine agricole et des revenus que lui assurait son grand commerce méditerranéen, Agrigente possède au milieu du Ve siècle av. J.-C. plus de temples qu'il n'y en a sur l'acropole athénienne. Elle verra naître à cette époque le philosophe Empédocle dont Ernest Renan a pu dire qu'il fut « l'un des génies extraordinaires de la philosophie grecque présocratique, l'un des vrais fondateurs de la science et de l'exploration mécanique de l'univers ». Les destructions perpétrées par les Carthaginois lors du sac de 406 av. J.-C. ruinent la cité mais celle-ci ressuscitera à l'initiative de Timoléon de Syracuse et connaîtra une nouvelle prospérité à la faveur de la paix romaine.

Outre les ruines du grand sanctuaire de Zeus olympien – le plus grand de l'Antiquité grecque après l'Artémision d'Éphèse et le sanctuaire d'Apollon de Didymes – la Vallée des Temples offre encore au regard des visiteurs les restes grandioses de ceux d'Héraclès, d'Héra, des Dioscures et de la Concorde. Sur la colline de Girgenti, l'église Santa Maria dei Greci est elle-même construite sur les ruines d'un temple d'Athéna et l'église San Biagio sur celles d'un sanctuaire de Déméter.

Liste des tyrans d'Acragas

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  • 570-554 av. J.-C. : Phalaris († 554 av. J.-C.)
  • 488-473 av. J.-C. : Théron († 473 av. J.-C.)
  • 473-472 av. J.-C. : Thrasydée, fils du précédent.

Temps Modernes

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Époque Contemporaine

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La zone archéologique

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Temple de la Concorde.
Temple d'Héra.
Temple de Castor et Pollux.

Le plateau de la cité antique est exceptionnellement riche en vestiges grecs. Une enceinte, dont subsistent les restes de huit portes, peut être suivie depuis les deux sommets septentrionaux - le rocher d'Athéna et la colline de Girgenti - jusqu'à la crête qui portait la ligne méridionale des défenses de la ville. Le long de cette crête, une aire sacrée presque continue a été mise au jour, y révélant les vestiges les plus célèbres d'Agrigente : ses sept temples doriques. Les mieux conservés sont deux temples périptères hexastyles très semblables, traditionnellement, mais à tort, attribués aux déesses Héra et Concorde. Ce dernier, auquel il ne manque guère que le toit, doit son remarquable état de conservation à sa transformation en église en 597 apr. J.-C.

Le temple de Zeus, devant lequel se dressait un immense autel, comptait parmi les plus grands et les plus originaux de tous les édifices doriques. Il était encore inachevé en 406 av. J.-C. Ses ruines furent exploitées comme carrière entre 1749 et 1763 pour construire les jetées de Porto Empedocle, si bien qu'il n'en reste aujourd'hui que très peu d'éléments en place. Le sanctuaire de Déméter et Perséphone - autrefois attribué à Castor et Pollux - est remarquable par ses nombreux vestiges d'édifices cultuels archaïques. Au pied des falaises se trouve un sanctuaire rupestre préhellénique, à l'emplacement où le temple de Déméter, sous-jacent à l'église San Biagio, a été mis au jour.

On trouve également les ruines des temples d'Héphaïstos et d'Asclépios (ou Esculape), le « tombeau de Théron », monument funéraire de la fin de l'époque hellénistique, ainsi que l'« oratoire de Phalaris », un hérôon, ou sanctuaire héroïque, du ier siècle apr. J.-C., jouxtant l'église San Nicola du xiiie siècle. À une courte distance à l'est de cette dernière, un important quartier de la ville gréco-romaine a été fouillé. Toutefois, en dehors de vastes vestiges d'aqueducs et de citernes, on connaît peu l'architecture civile ou domestique grecque. Des nécropoles classiques plus anciennes se trouvent au-delà des remparts.

  • Temple de la Concorde, de style dorique, élevé entre 440-430 av. J.-C. Ceinturé de trente-quatre colonnes (13 sur les côtés longs, 6 sur les côtés courts), il comporte trois pièces : la cella, le pronaos et l'opisthodome. À l'intérieur comme à l'extérieur, le temple était recouvert de stuc blanc avec des éléments polychromes. Il a été converti en basilique en 579. Au VIe siècle, l'évêque Grégoire y a vécu en ermite.
  • Temple d'Héra datant du Ve siècle av. J.-C.
  • Temple de Castor et Pollux ou des Dioscures
  • Nécropole paléochrétienne
  • Temple d'Héraclès (Hercule), VIe siècle av. J.-C.
  • Autel des sacrifices
  • Temple de Zeus (Jupiter) olympien construit pour célébrer la victoire d'Himère contre Carthage en 480 av. J.-C. C'est l'un des plus grands du monde grec (113 mètres sur 56 mètres).
  • Jardin de la Kolymbethra
  • Télamon de l'Olympeion
Église de San Lorenzo

Parmi les édifices remarquables de la ville médiévale et moderne figurent la cathédrale du xive siècle, les églises Santo Spirito et Santa Maria dei Greci, toutes deux du xiiie siècle - cette dernière recouvrant les vestiges d'un temple dorique -, ainsi que divers églises et palais baroques, et un riche musée archéologique. Des constructions illégales et des glissements de terrain ont toutefois endommagé certains monuments locaux.

  • Cattedrale di San Gerlando
  • Basilica della Beata Maria Vergine Immacolata
  • Chiesa del Santissimo Crocifisso
  • Chiesa di San Calogero
  • Chiesa di San Domenico
  • Chiesa di Sant'Alfonso
  • Chiesa di Santa Maria dei Greci
  • Chiesa di Sale
    Chiesa di San Girolamo
  • Chiesa di San Nicola
  • Chiesa dello Spirito Santo
  • Chiesa del Valle dei Templi
  • Chiesa di San Giuseppe
  • Chiesa di San Lorenzo detta del Purgatorio
  • Chiesa di San Francesco di Paola
  • Chiesa Nova di Sacro Cuore di Gesù
  • Chiesa di San Francesco d'Assisi
  • Chiesa di San Giacomo
  • Chiesa di San Girolamo
  • Chiesa di San Michele

Naissances illustres

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Administration

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Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1990 1992 Giovanni Di Mauro DC  
1993 1997 Calogero Sodano PRI  
1997 2001 Calogero Sodano CCD  
26 novembre 2001 29 mai 2011 Aldo Piazza FI  
29 mai 2011 13 juin 2014 Marco Zambuto PD  
13 juin 2014 3 juin 2015 Luciana Giammanco   Commissaire préfectoral
3 juin 2015 21 octobre 2020 Lillo Firetto Indépendant  
21 octobre en cours Francesco Miccichè Centro-destra  
Les données manquantes sont à compléter.

Fontanelle, Giardina Gallotti, Monserrato, Montaperto, San Leone, Villagio La Loggia, Villagio Mosè, Villagio Peruzzo, Villaseta

Communes limitrophes

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Aragona, Cattolica Eraclea, Favara, Joppolo Giancaxio, Montallegro, Naro, Palma di Montechiaro, Porto Empedocle, Raffadali, Realmonte, Sant'Angelo Muxaro, Siculiana.

Évolution démographique

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Habitants recensés


Son économie repose sur l'extraction du soufre et de la potasse, l'agriculture et le tourisme.

Voies de communication et transport

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Agrigente est traversée par les routes SS 118, SS 189.

Elle est desservie par Porto Empedocle, situé à 15 kilomètres au sud-ouest, meilleur port de la côte sud-ouest de la Sicile et principal port italien pour l'exportation du soufre.

Le club de football local, Akragas 2018 (Akragas Città dei Templi), évolue en série D et joue ses matchs à domicile au Stade Esseneto.

La ville a accueilli les championnats du monde de cyclisme sur route en 1994 ainsi que quatre arrivées du Tour d'Italie : Guido Carlesi (1965), Moreno Argentin (1982), Bjarne Riis (1993) et Riccardo Riccò (2008).

L'astéroïde (15372) Agrigente porte son nom.

Notes et références

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  1. « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  3. a et b Jean Brun, Empédocle ou Le philosophe de l'amour et de la haine, Seghers, (lire en ligne), p. 29
  4. Dezzi Bardeschi, Chiara. et Bouchenaki, Mounir., Archeologia e conservazione : teorie, metodologie e pratiche di cantiere, Maggioli, (ISBN 978-88-387-4108-1 et 88-387-4108-5, OCLC 879223270, lire en ligne)

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • (it) Maria Concetta Parello et Maria Serena Rizzo, Agrigento Romana : Scavi e Ricerche nel Quartiere Ellenistico Romano - Campagna 2013, Agrigente, CIP - Biblioteca centrale della Regione siciliana « Alberto Bombace », , 160 p. (ISBN 978-88-6164-367-3).

Liens externes

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