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Favara (Italie)

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Favara
Favara (Italie)
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la Sicile Sicile 
Province Agrigente  
Maire Antonio Palumbo
Code postal 92026
Code ISTAT 084017
Code cadastral D514
Préfixe tél. 0922
Démographie
Gentilé favaresi
Population 31 167 hab.[1] (2026)
Densité 373 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 19′ 07″ nord, 13° 39′ 47″ est
Altitude 338 m
Min. 20 m
Max. 533 m
Superficie 8 360 ha = 83,6 km2 [2]
Divers
Saint patron Sant'Antonio da Padova
Fête patronale 13 juin
Localisation
Localisation de Favara
Localisation dans la province d'Agrigente.
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Favara
Liens
Site web Site officiel

Favara (prononcé [faˈvaːra] en italien et [faˈvaːɾa] en sicilien) est une ville italienne de 31 205 habitants[3] située dans le libre consortium municipal d'Agrigente, en Sicile.

Géographie

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Cartographie interactive (cliquer pour afficher)

Carte
Carte dynamique

La commune de Favara, qui appartient à l'agglomération d'Agrigente, est située à 8 km au nord-est de cette dernière, au sein de la région agraire n° 5 des collines littorales d'Agrigente (en italien : colline litoranee di Agrigento). Le centre-ville se dresse sur le flanc d'une colline de 533 m d'altitude, le mont Caltafaraci, désigné localement sous le nom de Muntaggneḍḍa petite montagne » en sicilien).

Le climat local est de type Csa selon la classification de Köppen, c'est-à-dire méditerranéen, avec des étés aussi chauds que secs et des hivers doux, lors desquels la température ne descend que rarement en dessous de 0 °C.

Le nom de Favara, apparu à la période arabe, dérive de fawwāra, qui signifie « source d'eau » en arabe[4].

Les premières traces d'occupation humaine dans le territoire communal remontent à la fin de l'âge du cuivre (2400-1900 av. J.-C.), attestées par la découverte de céramiques monochromes rouges de style Malpasso dans une grotte proche du hameau de Ticchiara. Les fouilles d'une nécropole plus récente (1900-1450 av. J.-C.) à Grazia Vicina ont révélé des céramiques achromatiques grises apparentées à la fois aux styles Conca d'Oro (typique de la fin de l'âge du cuivre dans la région de Palerme) et Castelluccio précoce (diffus au bronze récent dans le sud de la Sicile). Un autre site à vocation funéraire, de l'âge du bronze moyen (vers 1450 av. J.-C.) pour celui-ci, a été mis au jour à San Vincenzo.

Sur le mont Caltafaraci, jusqu'alors peuplé de Sicanes, se trouvent des vestiges de fortifications remontant à la période de la colonisation grecque. Après les dominations romaine et byzantine, la Sicile connaît l'établissement des Sarrasins aux ixe et xe siècles, lorsqu'un peuplement voit le jour au lieu-dit Saraceno. Ces derniers laissent de nombreuses traces dans la toponymie locale, le nom actuel de la commune lui-même provenant de l'arabe fawwāra (ﻓﻮﺍﺭة), au sens de « source d'eau gargouillante ».

Sous la période de domination normande qui s'ensuit, de nombreux édifices ayant subsisté jusqu'à ce jour sont construits, parmi lesquels le château des Chiaramonte, ou Palazzo Medievale palais médiéval »), qui tire son nom de ses propriétaires, la famille Chiaramonte, qui a acquis le château en 1280. À partir du xve siècle, la ville connaît une période de déclin démographique dont la tendance s'inverse dès le siècle suivant grâce aux efforts déployés par la famille De Marinis, les nouveaux seigneurs, qui œuvrent au développement de Favara.

Au xixe siècle, dans le contexte de l'unification italienne, Favara devient l'épicentre d'une organisation criminelle qui sévit jusqu'à la fin des années 1880, la Fratellanza di Favara fraternité de Favara »). En 1885, 168 personnes sont inculpées d'association de malfaiteurs pour leur participation supposée à la Fratellanza, qui regroupe alors environ 500 membres répartis sur plusieurs localités, parmi lesquels des travailleurs du soufre, des agriculteurs, des artisans et des propriétaires terriens[5].

Fief d'une puissante famille mafieuse, la commune connait en 1919 une année sanglante avec 150 assassinats, restés non élucidés pour la plupart[6]. Gaetano Guarino, maire de la commune, est assassiné le 16 mai 1946 ; l'auteur du crime n'est pas identifié.

Historiquement dédiée entièrement au commerce agricole (céréales, oranges, production de vin), l'économie de Favara se caractérise par la présence de mines de soufre.

Culture et patrimoine

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Monuments et lieux d'intérêt

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Agnello pasquale de Favara.

L'agnello pasquale (agneddu pasquali en dialecte local) est une spécialité culinaire locale sucrée, à base de pâte d'amandes et de pistaches en forme d'agneau, préparée notamment à l'occasion des fêtes de Pâques et qui fait la renommée de Favara. Autre spécialité locale, la minestra di san Giuseppe est une soupe de pâtes et de légumes.

La chanson franco-sicilienne de rap Pour la Sicile mon île de Salvatore Fuca, est dédiée à Favara, et à la Sicile en général. La chanson a rencontré un succès moyen en France, en Belgique et en Suisse, particulièrement auprès des communautés d'immigrés siciliens.

Administration

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Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
29 mai 2007 8 avril 2011 Domenico Russello centre droit  
8 avril 2011 14 juin 2011 Girolamo Cascino   commissaire extraordinaire
14 juin 2011 20 juin 2016 Rosario Manganella centre droit  
20 juin 2016 3 août 2021 Anna Alba M5S  
15 septembre 2021 25 octobre 2021 Filippo Nasca   commissaire extraordinaire
25 octobre 2021 en cours Antonio Palumbo liste civique  
Les données manquantes sont à compléter.

Communes limitrophes

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Agrigente, Aragona, Castrofilippo, Comitini, Grotte, Naro, Racalmuto

Favara entretient des liens de jumelage avec :

Personnalités liées à la commune

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Notes et références

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  1. « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  3. « Bilancio demografico mensile », sur demo.istat.it (consulté le )
  4. (it) Dols, « Tracce arabo-musulmane nella toponomastica siciliana », sur Dol's Magazine, (consulté le )
  5. Umberto Santino et Centro siciliano di documentazione Giuseppe Impastato, Mafia et antimafia hier et aujourd'hui, Arti grafiche palermitane, (ISBN 88-97559-48-4 et 978-88-97559-48-1, OCLC 1141571661)
  6. « Pour une tête qui tombe, deux autres qui repoussent », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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