Adrian Frutiger

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Adrian Frutiger
FrutigerFaces.png

Exemples de polices créées par Frutiger

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
École des arts appliqués de Zurich (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de travail
Œuvres réputées

Adrian Frutiger (prononcé en français : [adʀian fʀytigɛʁ][1]), né le à Unterseen et mort le (à 87 ans) à Bremgarten bei Bern[2] est un typographe suisse, créateur de polices de caractères et de logotypes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adrian Johann Frutiger naît dans le canton de Berne, en Suisse. Son père est tisserand[3]. Entre 1948 et 1951, il étudie la sculpture, l'illustration et la gravure à la Kunstgewerbeschule (école des arts et métiers), à Zurich[4]. Il y apprend également la calligraphie[5]. Il explique que, très tôt dans sa vie, il a compris que son monde serait en deux dimensions et, à 16 ans, il savait que son travail serait en noir et blanc[6].

En 1952, Charles Peignot l'embauche comme créateur de polices de caractères à l'importante fonderie Deberny & Peignot, à Paris, où il travaille avec Ladislas Mandel, Albert Boton et d'autres[7]. Peignot permet à Frutiger de se familiariser avec la photocomposeuse Lumitype[8]. Au début des années 1960, Adrian Frutiger fonde son propre atelier avec André Gürtler et Burno Pfäffli. Entre 1957 et 1967, il occupe le poste de directeur artistique à la maison d'édition Hermann[4]. Il a longtemps collaboré avec la société Linotype, dont ses caractères contribuent à asseoir le succès.

Il a notamment créé les polices Méridien, Univers (lancée en 1957 et qui l'a rendu mondialement célèbre), Avenir, Frutiger, Centennial, Versailles, Iridium, Serifa et même OCR-B.

C'est la police commandée pour la signalétique de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle qui fut baptisée « Frutiger » par ses commanditaires, avec l'accord de son créateur. Cette écriture est aussi celle utilisée pour la signalétique touristique des autoroutes françaises et, depuis 2002, la variante ASTRA-Frutiger a été adoptée pour toutes les signalisations routières suisses. Sa grande qualité est de bénéficier de nombreuses et subtiles corrections optiques afin d'optimiser sa lisibilité.

Au tout début des années 1970, il crée la police Métro, pour le réseau de transports en commun parisiens. Cet alphabet, comme celui de Roissy, est une adaptation réactualisée de l'Univers — l'un des caractères latins les plus utilisés au monde —, qu'il trouvait trop lié aux années 1960[9].

Adrian Frutiger attache une grande importance à l'esthétique des caractères et à leur aptitude à persuader (un adage en typographie est que « rose » ne s'écrit pas avec les mêmes caractères que « béton »). Il avait prophétisé jadis : « Un jour viendra où vous verrez des publicités ne contenant rien d'autre que quatre lignes en Garamond sur un fond blanc. » L'avenir lui donna raison.

Dans une entrevue publiée dans Neue Zürcher Zeitung en 1994, Frutiger révèle qu'il perçoit 1,5 % du prix de vente de certains de ses polices, et s'avoue démuni face aux problèmes de piratage de certaines de ses créations, et se résigne à considérer cette imitation comme une forme de flatterie[10].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Polices de caractères dessinées par Adrian Frutiger[modifier | modifier le code]

  • Apollo
  • ASTRA-Frutiger
  • Avenir
  • Avenir Next[11]
  • Breughel LT
  • Linotype Centennial
  • Linotype Didot
  • Egyptienne
  • Frutiger
  • Frutiger Arabic (consultant)
  • Frutiger Next
  • Frutiger Stones
  • Frutiger Symbols
  • Glypha
  • Herculanum
  • Icone
  • Iridium
  • Meridien
  • Nami
  • OCR-B
  • Ondine
  • Pompeijana
  • President
  • Roissy
  • Rusticana
  • Serifa
  • Univers
  • Vectora
  • Versailles
  • Westside
  • Neue Frutiger (2009)[11]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Adrian Frutiger, L'Homme et ses signes, Atelier Perrousseaux, (ISBN 2-911220-05-6)
  • Adrian Frutiger, À bâtons rompus, ce qu'il faut savoir du caractère typographique, Atelier Perrousseaux, (ISBN 2-911220-08-0)
  • Heidrun Osterer et Philipp Stamm, Caractères, l’Œuvre complète, Birkhäuser, (ISBN 978-3-7643-8582-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Adrian Frutiger European Design Hall of fame 2009 » (consulté le 24 septembre 2015)
  2. « Le Suisse, créateur de la police d'écriture "Frutiger", est décédé », rts.ch, 12 septembre 2015.
  3. « Adrian Frutiger Dies at 87; His Type Designs Show You the Way - NYTimes.com », sur mobile.nytimes.com (consulté le 23 septembre 2015)
  4. a et b (en) Charlotte & Peter Fiell, Design of the 20th Century, Köln, Taschen, , 768 p. (ISBN 3-8228-4078-5)
  5. (en) Neil Macmillan, An A-Z of Type Designers, Yale University Press, (ISBN 0300111517, lire en ligne)
  6. (en) Yvonne Schwemer-Scheddin, « Eye Magazine | Feature | Reputations: Adrian Frutiger », sur www.eyemagazine.com,‎ (consulté le 25 septembre 2015)
  7. (en) Heidrun Osterer et Philipp Stamm, Adrian Frutiger – Typefaces: The Complete Works, Walter de Gruyter, (ISBN 9783038212607, lire en ligne)
  8. Monotype GmbH, info@linotype.com, « Adrian Frutiger Remembered - Linotype Font Designer Gallery », sur www.linotype.com (consulté le 25 septembre 2015)
  9. Porchez Typofonderie [Fonts Typefaces] - Gazette.
  10. Ruedi Helfer, « Was ist das A und O von A und O? | Sprache | Oktober 1994 | NZZ Folio », sur folio.nzz.ch (consulté le 23 septembre 2015)
  11. a et b Avec Akira Kobayashi.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Rault, Guide pratique de choix typographique, Atelier Perrousseaux,
  • « Adrian Frutiger, une leçon de typographie, une leçon de vie », Typomanie.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]