Style typographique international

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Helvetica est l'une des polices de style international

Le style typographique international (ou style international), également connu sous le nom de style suisse, est un courant du design graphique développé en Suisse dans les années 1950, notamment par Armin Hofmann et Emil Ruder.

Spécificités[modifier | modifier le code]

Il met l'accent sur le dépouillement, la lisibilité et l'objectivité. Les éléments distinctifs du style international sont une mise en page asymétrique, l'utilisation de grilles, de polices de caractères sans-serif comme Akzidenz Grotesk[1], et l'alignement à gauche du texte, dont le bord droit est laissé irrégulier. La photographie, souvent en noir et blanc, est préférée aux illustrations dessinées. Bon nombre des premières créations du style international utilisent la typographie, en plus de son utilisation pour le texte, comme élément principal et structurant du design.

Action des typographes suisses à Paris[modifier | modifier le code]

Durant la période allant des années 1950 à 1980, un nombre importants de typographes suisses, formés aux écoles de Bâle et de Zurich, vont pratiquer leur métier dans la capitale française. En apportant leur style à des revues (p.ex. Elle, sous la direction artistique de Peter Knapp)[2] ou à des d'édifices publics comme l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (signalétique conçue par Adrian Frutiger), le Métro parisien ou le Centre Pompidou (identité visuelle par Jean Widmer), ils contribuent à l'essor international de ce langage visuel et typographique.

Des représentants de la typographie suisse vont également influer sur l'enseignement artistique, comme Peter Keller, qui enseigne à l'École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) dès 1969, et à l'Atelier national de recherche typographique (ANRT) dès sa création en 1985, avant d'être nommé directeur en 1990. D'autres graphistes suisses ayant enseigné dans les écoles de Paris sont Rudi Meyer (à l'ENSAD de 1967 à 2004) et Hans-Jürg Hunziker, collaborateur d'Adrian Frutiger (également à l'ANRT).

Selon José Mendoza, «la vague typographique suisse des années cinquante a tempéré l'insolence française, (...) apportant de la rigueur»[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hollis 2006, p. 44.
  2. Miroslav Mares, « Une exposition célèbre l’âge d’or des typographes suisses », rts.ch,‎ (lire en ligne)
  3. Roger Chatelain, Rencontres typographiques, Lausanne, Eracom, , 242 p. (ISBN 2-9700406-0-3), p. 279