Aconit (corvette)

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Aconit
image illustrative de l’article Aconit (corvette)
l'Aconit de retour au port le 14 mars 1943 après avoir coulé 2 sous-marins le 10 mars.
Type Corvette
Classe Flower
Histoire
A servi dans Forces navales françaises libres Pavillon de beaupré des bâtiments des Forces Navales Françaises Libres
Chantier naval Ailsa Shipbuilding Company (en), Troon
Commandé
Lancement
Armé
Caractéristiques techniques
Longueur 62,7 m
Maître-bau 9 m
Tirant d'eau 2,7 m
Déplacement 950 t
Propulsion moteur Steam, 4 cylindres, triple expansion
Vitesse 16 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 1 canon de marine de 4 pouces BL Mk IX
1 canon de marine de 2 livres QF
2 canons de 20 mm Oerlikon
2 mitrailleuses Hotchkiss
1 mortier anti-sous-marins Hérisson (24 coups)
4 lanceurs de grenades anti-sous-marine (60 coups)

L’Aconit est une unité des Forces navales françaises libres (FNFL) mise en activité durant la Seconde Guerre mondiale. Sous les ordres du lieutenant de vaisseau Jean Levasseur, l’Aconit s'est rendue célèbre pour avoir détruit deux sous-marins allemands pendant la seule journée du [note 1] en escortant le convoi HX228[note 2].

Historique[modifier | modifier le code]

Profil de l’Aconit en 1942.

Cette corvette, du type britannique Flower[note 3] a été construite par Ailsa Shipbuilding Company (en) en Écosse, elle fait partie des neuf unités, sur les 267 construites, qui seront armées par les FNFL.

Opérations[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

deux sous-mariniers allemands capturés le 11 mars 1943.

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle escortera 116 convois, passant 728 jours à la mer[1].

Le 24 décembre 1941, au sein d'une flottille FNFL composée également du sous-marin Surcouf et des corvettes Mimosa et Alysse, commandée par le vice-amiral Muselier, elle participe au ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon à la France libre[1].

Du 5 mars au 14 mars 1943, elle escorte le convoi HX 228 avec le groupe d'escorte B3[2]. Le 11 mars 1943, l'Aconit éperonne l'U-444 vers le milieu de la nuit. Le matin, la corvette coule, au canon et par éperonnage, l'U-432[1].

Elle sera faite Compagnon de la Libération et sera décorée de la Croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la Résistance française. L’Aconit a aussi reçu une citation de la part de l'Amirauté britannique.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, elle est utilisée comme navire école avant d'être rendue à la Royal Navy le 30 avril 1947 et rebaptisée HMS Aconite[1].

En juillet 1947, elle est revendue à une société civile qui l'emploie à la chasse à la baleine[1].

Elle est ferraillée en janvier 1967, à Bruges[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les durs combats menés de mars à mai dans la Bataille de l'Atlantique en marquent le tournant, les marines alliées commencent à prendre l'ascendant sur les U-boote.
  2. Ce convoi, de soixante-et-un cargos, part de New York le 28 février 1943 à destination de Liverpool. Le Groupe d'escorte britannique B3, composé de quatre destroyers et quatre corvettes dont trois FNFL, le prend en charge à Terre-Neuve. L'escorte est renforcée par le porte-avion d'escorte USS Bogue et ses deux destroyers. Le convoi perdra quatre cargos et un escorteur, mais deux U-boote seront coulés.
  3. Toutes les corvettes de ce type, y compris celles attribuées aux FNFL, portent un nom de fleur ; ici l'Aconit napel. Les français respectent cette règle, pour 6 des 9 corvettes, mais avec des appellations françaises, Aconit, Renoncule, Mimosa, Alysse, Renoncule et Lobélia. Les trois autres recevront les noms de Cdt Detroyat (ex-Coriander), Cdt Drogou (ex-Chrysantheum) et Cdt D'Estienne d'Orves (ex-Lotus). Ces trois dernières auront Freetown comme port d'attache.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Marine & Histoire, Hors-série n° 28, Les corvettes Flower, chiens de berger de l'Atlantique nord, 2016, Lela Presse, pages 45-53, (ISSN 1280-4290).
  2. Jorgen Rohwer, Chronology of the war at sea 1939-1945, the naval history of world war two, Chatham Publishing Ltd, 3e édition révisée, 2005, 532 pages, (ISBN 9781861762573) page 236.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sur ce type de corvettes :
    • (en) J. McKay, J. Harland, The Flower Class Corvette Agassiz, 2004, Conway Maritime Press, (ISBN 978-0851779751).
  • Sur l'Aconit elle-même :
    • Michel Bertrand, Les Escorteurs de la France Libre, 1984, Presses de la Cîté, (ISBN 978-2-258-01444-2).
    • Michel Bertrand, La Marine Française au combat, 1939-1945 - Tome 1 : Des combats de L'Atlantique aux FNFL, 1982, Lavauzelle, (ISBN 978-2-70250-002-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]