Abbaye Sainte-Marie de Villelongue

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Abbaye de Villelongue
Image illustrative de l'article Abbaye Sainte-Marie de Villelongue
Vestiges de l'église abbatiale

Nom local Abbaye Sainte-Marie
Diocèse Carcassonne
Patronage Sainte-Marie
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCXI (311)[1]
Fondation 1180
Début construction XIIe siècle
Fin construction XIVe siècle
Origine religieuse Ordre de Saint-Benoît
Cistercien depuis 1145
Dissolution 1791
Abbaye-mère Bonnefont
Lignée de Morimond
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Ordre cistercien (1202-1791)
Période ou style roman
gothique méridional
Protection Logo monument historique Classé MH (1916)[2]

Coordonnées 43° 18′ 20″ nord, 2° 10′ 01″ est[3]
Pays Drapeau de la France France
Province Languedoc
Département Aude
Commune Saint-Martin-le-Vieil

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de Villelongue

Géolocalisation sur la carte : Languedoc-Roussillon

(Voir situation sur carte : Languedoc-Roussillon)
Abbaye de Villelongue

Géolocalisation sur la carte : Aude

(Voir situation sur carte : Aude)
Abbaye de Villelongue

L'abbaye Sainte-Marie de Villelongue ou abbaye de Villelongue est une abbaye cistercienne en ruine située sur la commune de Saint-Martin-le-Vieil dans le département de l'Aude en Languedoc-Roussillon. L'abbaye est situé entre Castelnaudary et Carcassonne. L'abbaye est un domaine privé qui est classée aux monuments historiques depuis 1916[2]. L'abbaye est caractérisée par ses sculptures belles et riches.

Historique[modifier | modifier le code]

Le cloître de l'abbaye de Villelongue dans l'Aude.

La construction de l'abbaye est initiée par un moine surnommé Guillaume en 1180 grâce à une donation consentie en 1149 à l'ordre de Cîteaux. Les moines étaient originaires de l'Abbaye de Bonnefont de Comminges. La puissance de l'abbaye apparaît au début du XIIIe siècle grâce à Simon de Montfort. Ce dernier récompensa les moines de Villelongue pour leur prise de position contre les cathares. Pour récompense, il leur donna de nombreuses terres ainsi que le village de Saint-Martin-le-Vieil. La construction de l'église d'esprit cistercien s'échelonne jusqu'au début du XIIe siècle. Elle bénéficiera de plusieurs extensions et surélévations. Mais la peste fait rage au XIVe siècle, ce qui débuta le déclin de l'abbaye. À la Révolution, l'abbaye est prise par les révolutionnaires, mais l'abbaye n'est pas complètement saccagée et la plupart des sculptures restent intactes.

Elle fut vendue comme bien national à un riche médecin, Guillaume Boussac, qui la transforma en exploitation agricole en 1791. Le domaine est alors partagé en deux parties: d'un côté les ruines de l'abbaye, de l'autre un groupe d'habitations, sans doute l'ancien logis abbatial. Les deux parties ne furent jamais réunies et appartiennent à des propriétaires différents. C'est en 1916 que les propriétaires prennent conscience de l'importance culturelle de l'abbaye de Villelongue et décident d'y faire des travaux. C'est aussi durant cette même année que l'abbaye obtient son classement aux monuments historiques[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Détail d'un chapiteau du cloître.

Sculptures[modifier | modifier le code]

Le cloître possède des chapiteaux ornés de sculptures typiques de ce que l'on appelle le gothique méridional languedocien qui date des XIIIe siècle et XIVe siècle. Mais le plus important provient des chapiteaux eux-mêmes : en effet, on peut y voir des sculptures à formes humaines ou animales, ce qui, selon la règle de saint Benoît, était formellement interdit afin de ne pas troubler les moines dans leurs prières. On peut également voir une tête de diable dans un des coins du cloître, et une autre au-dessus de l'escalier menant au clocher.

Abbés[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1735 vers - François Jules de Novy , originaire de Nîmes, il était abbé de Villelongue lorsqu'il obtint ses bulles du Pape Clément XII, le 7 des Calendes de juin 1736pour être abbé de l'Abbaye Notre-Dame de Valsaintes. Il en a pris possession par procureur le 4 octobre suivant[4]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît Chauvin, Pierres… pour l'abbaye de Villelongue, histoire et architecture, Pupillin, chez l'auteur, 1992 ; in-8°, 1 t. en 2 vol., 382 pages.
  • Bruno Lignon, Michèle Pradalier-Schlumberger - L'abbaye cistercienne de Villelongue - p. 482-495, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1973

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, , 491 p. (lire en ligne), p. 122.
  2. a, b et c « Abbaye de Villelongue (restes de l'ancienne) », notice no PA00102886, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Villelongue », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 20 août 2015).
  4. Hugues Du Tems, le Clergé de France, ou tableau historique et chronologique des archevêques, ..., chez Delalain, Paris, 1774, t. I, p.58.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]