Abbaye Notre-Dame de Tart

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Abbaye Notre-Dame de Tart
Borne domaniale de l'abbaye
Borne domaniale de l'abbaye
Présentation
Nom local Abbaye de Tart
Culte (anciennement) catholique
Type Abbaye
(ruines)
Rattachement Moniales cisterciennes
Début de la construction 1132
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Ville Tart-l'Abbaye
Coordonnées 47° 11′ 03″ nord, 5° 14′ 36″ est

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Abbaye Notre-Dame de Tart

L’abbaye Notre-Dame de Tart[1] ou abbaye de Tard[2], située dans la commune de Tart-l'Abbaye en Bourgogne, sur la rivière l'Ouche, à proximité de la commune de Genlis en Côte-d'Or, fut la première maison féminine de l’Ordre cistercien. La communauté des bernardines fut déplacée de Tart à Dijon lors de la réforme en 1623. Il ne reste aujourd’hui à Tart que quelques ruines[note 1] de ce qui fut l’abbaye-mère des bernardines fondée en 1132. Le couvent fondé rue Sainte-Anne à Dijon abrite le musée de la vie bourguignonne Perrin de Puycousin et l’église du monastère abrite le musée d’Art sacré.

La fondation[modifier | modifier le code]

Tiré de : Histoire des ordres religieux et militaires par le R.P. Helyot. T. V, 1792

La première trace écrite parvenue jusqu’à nous qui porte mention de l'abbaye de Tart, première maison féminine de l’ordre de Cîteaux, est l’acte de fondation daté de 1132[note 2].

Cet acte mentionne que Arnoul Cornu, seigneur de Tart-le-Haut et vassal des sires de Vergy, ainsi que sa femme Emeline, font don du lieu de Tart, des dîmes de Rouvres, de celles de Tart-la-Ville et de la grange Marmot à l’abbaye. Il porte également la mention de trois donations antérieures au 10 octobre 1125, date de la démission de l’évêque de Langres Josserand de Brancion.

Abbayes cisterciennes en Bourgogne

Cet acte constituait l’aboutissement d’une série d’accords conclus entre les évêques de Langres, Josserand de Brancion et Vilain, la famille du duc Hugues II de Bourgogne, le chapitre de la cathédrale de Langres, le seigneur de Vergy et Étienne Harding, troisième abbé de Cîteaux, les grands personnages de l’époque. Le fait que l’abbesse et la prieure apparaissent dans l’acte comme témoins, porte les historiens à penser que la communauté religieuse a dû se constituer avant la signature de l’acte. C’est probablement entre 1120 et 1125 que l’abbaye s’est progressivement créée. Elle fut achevée sous Guilem, évêque de Langres.

Peut-être élue par ses sœurs ou plus probablement désignée par Étienne Harding, Elisabeth de Vergy, veuve d’Humbert de Mailly, seigneur de Fauverney[3],[note 3], fille de Savary de Donzy, comte de Chalon-sur-Saône, de la puissante maison de Vergy, et d’Elisabeth de Vergy, grande bienfaitrice de Cîteaux, fut la première abbesse de Tart. Arrivée de l’abbaye de Jully-les-Nonnains[note 4] où elle fit son noviciat avec la prieure Marie, elle resta à la tête du monastère de Tart durant quarante ans.

Le pape Eugène III mit l’abbaye sous sa protection par une bulle de l’an 1147 qui fut confirmée par la suite par ses successeurs.

La constitution du domaine[modifier | modifier le code]

Même si Claude Chapuis[4] relève « que les donateurs habituels des ordres religieux ne se pressèrent pas » et que Jean-François Bazin[5], remarquant que les gens d'Église comptèrent très peu parmi les bienfaiteurs, apporta ce commentaire moqueur : « est-ce à dire qu'ils [les gens du peuple et les gens d'Église] considéraient les prières des femmes comme moins efficaces que celles des hommes pour parvenir à la félicité éternelle ? », la famille ducale et quelques autres généreux donateurs, apportèrent un soutien qui permit à l’abbaye de se constituer un domaine composé principalement en terres et vignes qui lui donna l’assise matérielle suffisante pour assurer sa pérennité dès sa fondation.

En bonnes administratrices, et dans le but d’être détentrices d’un patrimoine leur permettant de vivre en autarcie, les « Dames de Tart[note 5] » agrandirent leur domaine quand l'occasion d'acquérir terres, près, bois, vignobles se présenta. Parmi les acquisitions et échanges qu’elles réalisèrent, se trouva en 1141, le Clos de Tart, acquis des Hospitaliers de Brochon ; un domaine viticole, à l’époque d’une superficie de cinq hectares de vignes fines sur la Côte. (Ce vignoble produit encore de nos jours un cru de réputation mondiale qui demeure un des fleurons de la production viticole bourguignonne). Des vignobles situés à Beaune, Chambolle, Morey, Chézeaux, Vosne-Romanée figurent parmi leurs propriétés. Pour une partie, le produit de leurs vignes fut destiné à leur consommation des moniales, l’autre partie étant réservée à la vente. Leur vin, « du vin blanc, pour l'essentiel, acide et vert, faible en degré alcoolique, aidant à la digestion des viandes rôties et faisandées consommées alors par les riches. Ces vins qui ne titraient sans doute pas plus de 6° ou 7° ne se conservaient pas longtemps et voyageaient difficilement[6] ». La ressource du vin de la Côte, celles des légumes, des céréales, du lait, de la viande, provenant de leurs propriétés de la région de Tart, le moulin qu’elles possédaient sur l’Ouche et le sel comtois qu’elles recevaient de Salins, donnèrent aux Dames de Tart une parfaite autonomie.

Sans avoir fait preuve d’avidité immobilière, à la fin du XIIIe siècle, époque où les dons se firent plus rares et finalement se tarirent, les Dames de Tart en possession d’un vaste patrimoine géré avec sagesse purent regarder l’avenir avec sérénité. Puis arriva le temps de la guerre de Cent Ans, des Grandes Compagnies, et des Écorcheurs. Le lot d’épidémies, de calamités, et de désolations, qu’ils semèrent ouvrit l’ère des difficultés : elle se prolongea toute la première moitié du XIVe siècle puis reprit avec les guerres religieuses.

La vie spirituelle à l’abbaye[modifier | modifier le code]

Sceau de l'abbaye de Tart

La règle de saint Benoît écrite par Benoît de Nursie au VIe siècle, pourtant sévère pour la nature de la femme, était vécue dans sa rigueur et régissait avec la charte de Charité (carta caritatis) la vie religieuse de l’abbaye. Silence, prières, méditations, et travail manuel, rythmaient chaque jour la vie des moniales. Pour le travail de la terre et du vignoble, trop exigeants pour la condition féminine, les religieuses reçurent une aide de convers de la maison de Cîteaux. L’aide reçue de la maison-mère, trop chichement mesurée, les contraignit à faire appel aux services d’une main-d’œuvre de journaliers.

La tutelle de Cîteaux, proche de seulement trois lieues était très forte. Les deux communautés vivaient sous la direction spirituelle du même abbé. L’abbé de Cîteaux portait la responsabilité de l’observance de la Règle et de la vie monastique à l’abbaye de Tart. L’abbesse, à l’époque, n’était pas élue, mais nommée par l’abbé de Cîteaux, et ce dernier disposait du droit de visite et pouvait la relever de ses fonctions. La rigueur monastique qui habita les religieuses dans leur vie spirituelle tout au long premier siècle de sa fondation, contribua au réel prestige moral dont elles bénéficièrent. C'est ainsi que l'abbaye de Tart accéda au rang de maison mère de la branche féminine de l'ordre de Cîteaux et compta dix-huit abbayes filles de Tart.

Mère de dix-huit monastères[modifier | modifier le code]

Comme Cîteaux, l’abbaye de Tart essaima et ses filiales appartinrent de droit à l'administration de Cîteaux Les abbayes filles sont citées dans la charte de Guy de Paray, abbé de Cîteaux (1194-1200), vers 1196, et dans la bulle d’Innocent III, (Debet praesidium, 12 juin 1200). Furent fondées :

Comme l’exigeait l’organisation de l’Ordre, l’abbesse devait visiter, au nom de l’abbé de Cîteaux qui déléguait son autorité, les abbayes-filles.

La réforme[modifier | modifier le code]

La fin du XIIIe siècle ouvrit une époque tragique qui se prolongea jusqu’aux guerres religieuses de la fin du XVIe siècle. Cette longue période de troubles de guerres de misères et d’excès en tout genre fut propice à la l’abandon de la discipline, au relâchement et aux abus qui s’installèrent au sein du monastère.

L’abbaye avait donné asile à des filles de familles nobles, des veuves, dont l’esprit très éloigné de la rigueur de la règle fit des religieuses sans vocation. Les moniales se laissèrent corrompre. « Loin de fuir le commerce des séculiers, les nonnes le recherchèrent. Elles furent si visitées par la suite que l'abbaye n'était plus qu'un chemin passant ou comme une hôtellerie jamais dégarnie de monde. Homme, femme, tout y était reçu sans distinction, la solitude et l'oraison mentale en étaient honnies, on y dansait et on y jouait », s'indigne le père E.B. Bourée dans sa Vie de Madame de Pourlan[8].

La vie scandaleuse et dissolue qui s’y fut menée engendra d'inutiles remontrances des évêques et du pape. L’élan de ferveur qui, jusque-là, avait habité les religieuses fut brisé, le monastère entra en décadence.

De Tart à Dijon[modifier | modifier le code]

Couvent des Bernardines - Le cloître du couvent

Fille du baron de Pourlan, Jeanne-Françoise de Courcelles de Pourlan naquît en 1591 et entra à l’abbaye de Tart à l’âge de sept ou huit ans pour faire son éducation et la quitta quelque temps après. Attirée par la vie monacale, elle prit l’habit à l’âge de quinze ans. En 1617, une dizaine d’années plus tard, elle retrouva l’abbaye de Tart comme abbesse. Elle sentit immédiatement la nécessité de remettre en vigueur la règle de saint Benoît et prit des mesures destinées à resserrer la discipline au sein du monastère. Les nones, dans leur ensemble, opposèrent une grande résistance et l’affaire s’avéra difficile. Pour les religieuses, Réforme « signifiait en fait réforme de leur vie, claustration plus étroite, habit conforme à la règle : c’était prendre un état de vie qu’elles n’avaient pas choisi lors de leur entrée au couvent et auquel elles répugnaient[9]. Comme d’autres évêques bourguignons, l’évêque de Langres Sébastien Zamet[10] s’était lui aussi consacré à la réforme[note 13]. Abbesse et évêque, poursuivant le même dessein, s’apportèrent un concours mutuel. Un édit royal de 1606 et un décret d'Urbain VIII obligèrent les évêques à installer les religieuses dans les villes afin de leur assurer une sécurité propice à l'oraison : la réforme ne pouvait se faire qu’à Dijon. Lorsqu’il se rendit à Tart en février 1623, l’évêque trouva cinq religieuses et deux novices prêtes à embrasser la réforme à Dijon. Il prépara leur transfert que l’abbé de Cîteaux fit agréer par le chapitre Général. Le transfert des religieuses à Dijon eut lieu le 24 mai 1623 ; elles y trouvèrent à s’installer provisoirement, d’une façon fort précaire, rue du Verbois devenue aujourd’hui rue Verrerie.

Les bernardines à Dijon[modifier | modifier le code]

L’Église Sainte-Anne. Façade

Afin de permettre leur installation définitive, entre 1624 et 1632 l’évêque de Langres Sébastien Zamet acheta rue des Crais - aujourd’hui rue Sainte-Anne -, les parcelles de terrain nécessaires à la construction des bâtiments destinés à abriter les cellules, le réfectoire et la chapelle. En 1636, les troupes de Gallas lors de leur incursion dévastatrice en Bourgogne pendant la Guerre de Trente Ans mirent à sac l’abbaye de Tart qui fut complètement détruite à l'exception d'une chapelle située au bout du verger du côté d'Orient. Le saccage de leur abbaye de Tart, privèrent pour une longue période les Dames de Tart de ressources financières les obligeant à mettre un point d’arrêt à tout idée d’amélioration de leur installation

Madame de Pourlan qui prit le nom de sœur Jeanne de Saint Joseph, se mit après l’élection de Pierre Nivelle comme abbé de Cîteaux, opposé à la Réforme et successeur de Nicolas Boucherat sous la juridiction de l’évêque de Langres. Elle fit également modifier la règle de désignation de l’abbesse ; celle-ci fut dorénavant élue tous les trois ans par les religieuses.

Zamet, qui avait contribué à l’établissement des religieuses de Port-Royal à Paris et leur réforme, nourrissait le projet de réunir les maisons de Tart et Port-Royal afin qu’elles vécussent de la même manière et dans la pratique des mêmes constitutions. Avec l’abbaye du Lys, ils formèrent une association et échangèrent les religieuses. Agnès Arnauld arriva à Dijon en novembre 1629 et la mère Jeanne de Saint Joseph en partit au mois de janvier 1630 pour se rendre à Port-Royal des Champs. Peu de temps après son arrivée au monastère de Port-Royal, Jeanne de Saint Joseph en fut élue prieure et maîtresse des novices. Elle fut de retour à Dijon le 8 septembre 1635 où après son élection elle retrouva son titre d’abbesse. Elle mourut à l’âge de 60 ans le 8 mai 1651[11].

L’année 1666, fut celle où se concrétisa l’acquisition de nouveaux terrains ; cet accroissement leur permit de réunir la propriété en un seul tenant et de compléter l’aménagement du monastère par la création d’un verger de 360 arbres fruitiers, d’un potager et de construire diverses dépendances organisées entre cour et jardin.

Le couvent dijonnais gagnait en importance. En 1679, Claire Messie de Saint Antoine, l’abbesse, fit construire deux corps de logis rapidement complétés par une troisième aile. Les moniales qui se recueillaient dans une chapelle nourrissaient le projet de construire leur église. Elles demandèrent à un frère de la congrégation de l'Oratoire, Louis Trestournel, d'en établir les plans.

Le projet retenu fut conçu en reprenant les formules baroques italiennes, sur le modèle de l’église du Val-de-Grâce à Paris : la grande nef circulaire est surmontée d’une coupole de trente-huit mètres sous clé. La construction s’étala de 1699 à 1708. En 1710, l’église fut consacrée et dédiée à l'Assomption de la Vierge et à saint Étienne Harding, fondateur de cette communauté.

Le couvent dijonnais à la Révolution[modifier | modifier le code]

L’Église Sainte-Anne. Chevet

À la veille de la Révolution, la communauté manifestait une belle vitalité. Elle comptait encore vingt-quatre religieuses y compris les novices, et en outre trois converses, quatre tourières, une veilleuse, une boulangère et deux filles de cuisine.

Le , les biens des congrégations furent mis à la disposition de la Nation et le , les ordres à vœux solennels furent supprimés.

Le , la municipalité de Dijon fit fermer les portes du couvent. En août 1792, les sœurs furent chassées de leur maison par la force publique. Les révolutionnaires recueillirent 126 000 livres de la vente des biens des bernardines. Le sort des religieuses devint peu enviable ; elles vécurent dans le dénuement, avec le souvenir de leur vie cloîtrée et dans le respect des vœux qu’elles avaient prononcés. Les plus chanceuses furent hébergées par des parents ou des amis.

Le couvent dijonnais connut des fortunes diverses. Il devint au début de la Révolution un dépôt pour tableaux et sculptures enlevés aux autres églises, puis une caserne pour les prisonniers de guerre, puis un temple pour Théophilanthropes qui en firent l’inauguration le . Il fut finalement acheté le 3 mai 1803 par la ville de Dijon dans le but d’en faire l'hospice Sainte-Anne, un orphelinat pour jeunes filles qui ouvrit ses portes le [12].

Il fut ensuite transformé en école pour infirmières et connaît aujourd’hui une nouvelle affectation en abritant le musée de la vie bourguignonne Perrin de Puycousin. L’église du monastère qui prit le nom d’église Sainte-Anne abrite depuis 1979 le musée d’Art sacré.

Abbesses[modifier | modifier le code]

Jeanne IV de La Faye
  • 1125-1163 : Elisabeth I de Donzy de Vergy
  • 1163-1164 : Alide
  • 1164-1180 : Catherine I
  • 1180-1204 : Elisabeth II
  • 1204-1210 : Béatrice
  • 1210-1246 : Adeline de Fontaines
  • 1246-1263 : Guillemette
  • 1263-1290 : Elisabeth III de Chaulet de Pontaillé
  • 1290-1296 : Isabelle I
  • 1296-1313 : Jeanne I
  • 1313-1342 : Agnès I de Chaudenay
  • 1342-1363 : Catherine II de Pontailler. Elle est la fille de Guillaume, seigneur de Pontailler et vicomte de Dijon, et d'Alix de Mailly-sur-Saône.
  • 1363-13?? : Isabelle II d’Orrières
  • 13??-1393 : Jeanne II de Saint-Rémy
  • 1393-1407 : Catherine III de Marey
  • 1407-1423 : Marguerite I de Marey
  • 1423-1467 : Jeanne III de Courcelles de Pourlant
  • 1467-1495 : Catherine IV de Trodedant
  • 1495-1527 : Jeanne IV de La Faye
  • 1527-1542 : Catherine V de Chissey
  • 1542-1575 : Marguerite II de Chissey
  • 1575-1607 : Claudine I de La Tournelle[13]
  • 1607-1618 : Anne I de Boisset
  • 1618-1629 : Jeanne V Françoise de Courcelles de Pourlant, en religion sœur Jeanne de Saint-Joseph (1)
  • 1629-1632 : Marie I de Toulorge[14]
  • 1632-1637 : Agnès II Arnauld de La Mothe-Villeneuve d’Andilly
  • 1637-1643 : Jeanne V Françoise de Courcelles de Pourlant (2)
  • 1643-1646 : Marthe de La Tournelle
  • 1646-1651 : Jeanne V Françoise de Courcelles de Pourlant (3)
  • 1651-1656 : Marie II Meunier
  • 1656-1659 : Madeleine de Militin de Layet
  • 1659-1665 : Christine d’Arvisenet (1)
  • 1665-1671 : Catherine VI Courtot (1)
  • 1671-1675 : Christine d’Arvisenet (2)
  • 1675-1683 : Claire Messié de Saint-Antoine
  • 1683-1687 : Catherine VI Courtot (2)
  • 1687-1694 : Claudine II Fevret de Saint-Mesmin (1)
  • 1694-1700 : Anne II Aimée de La Michodière
  • 1700-1707 : Dorothée-Vivande Quarré d’Aligny de Châteauregnault[15] (1)
  • 1707-1713 : Claudine II Fevret de Saint-Mesmin (2)
  • 1713-1719 : Dorothée-Vivande Quarré d’Aligny de Châteauregnault (2)
  • 1719-1725 : Claudine II Fevret de Saint-Mesmin (3)
  • 1725-1731 : Anne III Françoise Tisserand
  • 1731-1790 : Claudine III Françoise-Michèle Gagne de Perrigny

Source : Gallia Christiana

Religieuses connues[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Après 1138 - Adélaïde de Louvain, (morte en 1158) fille d'Henri, comte de Louvain et de Gertrude de Flandres, et veuve de Simon, duc de Lorraine (v. 1096-1138)[16], noniale.
  • Au XIIe siècle - Agathe et Berthe de Lorraine, filles des précédents[17], noniales.
  • Ca. 1142 - Adeline, noniale, puis abbesse de Poulangy en 1157, et apparentée à Saint Bernard. (Est-elle fille de Guy de Châtillon-sur-Seine, seigneur de Fontaines-les-Dijon et sœur d'Elisabeth, dame de Fontaine-les-Dijon, femme de Barthélemy de Sombernon[18]?
  • En 1357 - Agnès de Latrecey[19], noniale.
  • Guiotte de Marey, morte après le 19 janvier 1390[20], noniale.
  • Marguerite de Marey, sœur cadette de la précédente[21], noniale puis abbesse en 1407.
  • Claude de La Tournelle, novice à Tart, morte le 9 juin 1618[22].
  • Ca. 1623 - Jeanne de La Tournelle, noniale puis coadjutrice de l'abbesse Jeanne de Pourlans.
  • Ca. 1623 - Anne de Boisselet (ancienne abbesse de Tart), Nicole de La Tournelle (1601-1632), les sœurs Coutier, de Lugny, de Maizières, de Hugon, de La Gandrie, Marie de Toulorge ou Thoulorge (future abbesse en 1629), Marguerite de Boisselet, Françoise de Longueval, Lucrèce de Mélitin de Lagot, Marguerite de Coraille, Marguerite Dugon, Guillemette Belrien, Catherine de Grantrye, et Madeleine Chevalier, entre autres[23],[24], toutes noniales.
  • Ca. 1749 - Antoinette-Geneviève Quarré d'Aligny de Jully, née le [25].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Petit, Cartulaire du prieuré de Juilly-les-Nonains, Auxerre, Georges Bouillé, , 54 p. (lire en ligne).
  • Jean Marilier, Histoire de l’Église en Bourgogne, Éditions du Bien Public, 1991, (ISBN 2 905441 36 4).
  • Edme-Bernard Bourée, La vie de Madame Courcelle de Pourlan, Lyon, Jean Certe, 1699.
  • J. Francken, Agnès Arnault, La vie de Madame de Courcelle de Pourlan, Lyon, 1699 - Nimègue, 1932.
  • Rév. Pierre Hélyot, Histoire des ordres religieux et militaires, T. V, Paris, 1792.
  • Jean-François Bazin, Chambertin, Le Grand Bernard des Vins de France. Editions Jacques Legrand, 1991.
  • J. Bouton, B. Chauvin, E. Grosjean, L'Abbaye de Tart et ses Filiales au Moyen Âge, Mélanges.
  • Didier Anselme, Article n°146, t II. Histoire cistercienne, volume 3, Abbayes, Moines. Pupillin, 1984.
  • B. Chauvin, M. Blondel, De Tart à Dijon, Éditions Gaud. Monsenay, 2004.
  • B. Chauvin, L'Église, la vigne et le vin dans le massif jurassien. Cercle Girardot. Section d'archéologie de la société d'émulation du Jura. 1990.
  • H. Gruère, Histoire des Dames de Tart, Dactyl, Dijon, 1939.
  • J. Goussard, Nouveau guide pittoresque du voyageur à Dijon, Dijon, 1861.
  • Madeleine Blondel, Un monastère cistercien à Dijon : Les Dames de Tart, Dijon, 1998.
  • (fr) Benoît Chauvin, « Études d’histoire et d’archéologie cisterciennes », Bulletin du Centre d'études médiévales d'Auxerre, n° 10, 2006.
  • (fr) Claude Chapuis, Le Clos de Tart - Le Patrimoine viticole des Dames de Tart, Cahiers du CEREN, n° 13, 2005, p. 30-38.
  • Dom Urbain Plancher, Histoire générale et particulière de Bourgogne..., chez Antoine de Fay, Dijon, 1739.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Une présentation des vestiges : pierres tombales, pavement, documents manuscrits, est exposée dans la chapelle du village.
  2. Selon dom Urbain Plancher, l'acte de fondation est de 1127 (voir Histoire générale et particulière de Bourgogne..., éd. Antoine de Fay, Dijon, 1739, CCXXXVII.
  3. Ou Fauverney, Côte-d'Or.
  4. Abbaye de Jully-les-Nonnains : monastère placé sous la dépendance de l’abbaye de Molesme, fondé vers 1115 par Mile, comte de Bar-sur-Seine.
  5. C’est ainsi qu’elles furent désignées.
  6. Abbaye Saint-Pierre de Poulangy : Haute-Marne, canton de Nogent-en-Bassigny, commune de Poulangy.
  7. Abbaye de Vauxbons : Haute-Marne, canton et commune de Montigny-le-Roi, diocèse de Langres.
  8. Ounans : Jura, canton de Villers-Farlay, commune Ounans.
  9. Colonges : Haute-Saône, commune de Broye-les-Loups-et-Verfontaine - voir Liste des abbayes et monastères.
  10. Abbaye de Corcelles : Doubs, canton Audeux, commune de Corcelles-Ferrières.
  11. Montarlot : diocèse de Besançon.
  12. Abbaye de Bussières-les-Nonains : commune de Saint-Désiré, diocèse de Bourges - voir Liste des abbayes et monastères
  13. Parfois au péril de leur vie : Zamet échappa à un attentat perpétré par de jeunes nobles, parce qu’il s’efforçait d’enlever à leur convoitise des nones de Tart (voir Jean Marilier, L’Histoire de l’Église en Bourgogne, p. 144).
Références
  1. Archives de l'abbaye transcrites par Dom Urbain Plancher, op.cit., CCXXXVIII
  2. Jérôme Besoigne, « Histoire de l'abbaye de Port-Royal » - Première Partie (« Histoire des Religieuses »), t. 3, Cologne, Aux frais de la Compagnie, , 631 p. (lire en ligne), p. 28.
  3. Petit 1881, p. 3.
  4. Claude Chapuis, Le Clos de Tart, Le Patrimoine viticole des Dames de Tart, Cahiers du CEREN, n° 13, 2005, page 31.
  5. Jean-François Bazin, Histoire du vin de Bourgogne, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2002.
  6. Claude Chapuis, Le Clos de Tart, Le Patrimoine viticole des Dames de Tart, Cahiers du CEREN, n° 13, 2005, p. 32.
  7. Belfays : Haute-Marne, Commune de Montigny-le-Roi.
  8. Cité par Claude Chapuis, Le Clos de Tart, Le Patrimoine viticole des Dames de Tart, Cahiers du CEREN n° 13, 2005, p. 34.
  9. Jean Marilier, L’Histoire de l’Église en Bourgogne, p. 144.
  10. Louis Prunel, Sébastien Zamet, évêque-duc de Langres, pair de France, (1588-1655), Paris, 1912
  11. Révérend Pierre Hélyot, Histoire des ordres religieux et militaires, t. 5, Paris, Nicolas Gosselin, , 488 p. (lire en ligne), p. 478.
  12. J. Goussard, Nouveau guide pittoresque du voyageur à Dijon, Dijon, 1861.
  13. Claude Courtépée, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, vol. 2. Dijon: Causse, 1777. 516.
  14. Acte d'élection par Michel, notaire à Dijon le 18 may 1629, archives de l'abbaye de Tart, cité par Dom Urbain Plancher, Histoire générale et particulière de Bourgogne..., Dijon, chez Antoine de Fay, 1739, t. I, CCXXXIV.
  15. Abbé Jacques-François Baudiau, Le Morvand, Nevers, 1865, 3e éd., Guénégaud, Paris, 1965, 3 vol., t. 2, p. 29 (notes n°4).
  16. « Adélaïde de Louvain », sur Roglo, (consulté le 3 juin 2017)
  17. Anonyme, Tables généalogiques des augustes maisons d'Autriche et de Lorraine, et leurs alliances avec l'auguste maison de France, Paris, p. 175 et suivantes
  18. Abbé Chontom, Saint Bernard et le château de Fontaine-les-Dijon: étude historique et archéologique. Tome II., Dijon, Union Typographique, Imprimerie de l'évêché, , p. 92
  19. « Volume 28 du recueil de Peincedé »
  20. « Guiotte de Marey », sur Roglo, (consulté le 2 juin 2017)
  21. « Marguerite de Marey », sur Roglo, (consulté le 2 juin 2017)
  22. M.L. Sandret, Revue nobiliaire, héraldique et biographique, 3, II, Paris, J.B. Dumoulin, p. 292
  23. Fr. Urbain Plancher, Histoire générale et particulière de Bourgogne, Dijon, Antoine de Fay, p. 432 et suivantes
  24. Léon Prunel, Sébastien Zamet, évêque-duc de Langres, pair de France, (1588-1655): sa vie et ses œuvres, Paris, Alphonse Picard et fils, p. 183 et suivantes
  25. Louis Pierre d'Hozier,Armorial de France, éd. Firmin-Didot, 1752, vol: IV, p. 361.