Aïcha Goblet

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Aïcha Goblet
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Aïcha Goblet fut une figure du Paris des années folles qui, par la suite, est quelque peu passée dans l’oubli.

D’origine martiniquaise par sa mère, Aïcha naît dans le nord de la France en 1898[1]. À peine adulte, elle descend à Paris et commence à travailler dans le monde du spectacle en tant qu'actrice et danseuse de music-hall[2]. Elle devient rapidement une icône du quartier de Montparnasse alors dominé par la grande figure d'Alice Ernestine Prin alias « Kiki ». Aïcha devient la muse de Jules Pascin et est également représentée par les grands artistes de l’époque comme Félix Vallotton, Man Ray, Henri Matisse ou encore Moïse Kisling[3] où elle apparaît le plus souvent avec un turban aux couleurs chatoyantes. Elle organise également de nombreux débats et réunions[4].

Si la popularité d’Aïcha Goblet annonce la célébrité de Josephine Baker, Aïcha est ensuite retombée dans l’oubli. Elle a toutefois été au cœur de l’exposition sur le modèle noir organisé au Musée d'Orsay dans la mesure où plusieurs œuvres la représentant y ont été exposées.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jiminez 2013, p. 233
  2. Sylvie Chalaye, Race et théâtre : Un impensé politique, Actes Sud Théâtre, , 158 p. (ISBN 978-2-330-13138-8, lire en ligne)
  3. Valérie Oddos, « Les artistes et la figure noire au musée d'Orsay : six modèles et leurs peintres », sur francetvinfo.fr,
  4. « VILLA LA FLEUR - L’art de l’école de Paris », sur lepetitjournal.com, (consulté le )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Bourcier (interview), « La Vénus de Montparnasse : Aïcha la vedette », Paris-Soir,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  • Aïcha, « Aïcha vous parle », Mon Paris, no 8,‎ , p. 7-9 (lire en ligne)
  • (en) Jill Berk Jiminez, Dictionary of Artists' Models, Routledge, , 624 p. (ISBN 978-1-135-95921-0, lire en ligne), « GOBLET, Aicha », p. 233-234 Document utilisé pour la rédaction de l’article