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Simon Gantillon

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Simon Gantillon
Photographie dédicacée de Simon Gantillon, publiée dans Théâtre nouveau, Paris, 1929.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jean Marie Simon GantillonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Simon Gantillon est un auteur de théâtre, écrivain et scénariste français, né le à Lyon et mort le à Neuilly-sur-Seine.

Simon Gantillon commence sa carrière comme journaliste à Paris, en collaborant notamment avec Gil Blas, Comœdia et Le Matin[1].

À partir de 1921, il participe au comité de lecture de la Société des Compagnons de la Chimère, un groupe de travail théâtral constitué par le metteur en scène Gaston Baty, qui se réunit dans une salle récupérée d’un entrepôt situé au 143 du boulevard Saint-Germain ; il y retrouve le dramaturge Auguste Villeroy, le compositeur André Cadou, le dessinateur Boris Mestchersky et le décorateur Charles Sanlaville. De à l'automne 1923, il est chargé de diriger le Bulletin de la Chimère qui publiera treize numéros : le périodique a pour ambition, outre la présentation des activités du groupe, de présenter de jeunes dramaturges et des mises en scène originales, ainsi que des réflexions sur la vie théâtrale, ses forces et ses dérives ; Gantillon fait notamment le compte-rendu de deux enquêtes lancées en 1923 par des revues parisiennes : « Le théâtre de demain » et « Sur le Présent et l’Avenir prochain du théâtre »[2].

Simon Gantillon fait ses débuts sur la scène avec la pièce Cyclone, créée en 1923. Elle est suivie de Maya, composée d'un prologue, de neuf tableaux et d'un épilogue : l'action se passe dans les bas-fonds d'une ville côtière, le personnage principal est une prostituée, Bella, qui symbolise les illusions et le désir d'évasion des hommes ; la pièce, mise en scène par Gaston Baty en 1924 et en 1927 dans une seconde version, est remarquée[3],[N 1],[N 2].

Gantillon écrit trois autres pièces : Départs, mis en scène par Baty en 1928, Bifur en 1932, Notre-Dame des songes représentée en 1935, ainsi qu'un ballet Jeux du vent en 1937.

À partir de 1938, il se tourne vers le cinéma en tant que scénariste et dialoguiste[1].

Sa pièce Maya est adaptée au cinéma par Raymond Bernard sous le même titre en 1949 : Maya, Gantillon en écrit le scénario.

Il révient au théâtre en 1956 avec deux pièces en un acte Les îles fortunées (adapttaion de sa pièce départs) et Mille et quatre, qu'il met lui-même en scène[3].

Simon Gantillon meurt à Neuilly-sur-Seine le [1]. Il est inhumé au cimetière nouveau de Neuilly-sur-Seine.

Représentations

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la pièce est adaptée pour la télévision française par Roland-Bernard et diffusée le sur la première chaîne[9],[10].
1956 : reprise sous le titre Les Isles fortunées, avec Philippe Clair, Comédie de Paris[18].

Filmographie

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Scénariste
Dialoguiste

Publications

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Pièces de théâtre

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  • Cyclone : pièce en deux actes, Paris, Stock, coll. « Collection nouvelle de la France dramatique » (no  33), 1923, 18 p.
  • Maya : trois parties en neuf tableaux, Paris, Éditions Jacques Hébertot, coll. « Les Cahiers dramatiques » (no  23), 1924, 25 p.
  • Maya : spectacle en un prologue, neuf tableaux et un épilogue, illustrations de Paul Colin, Adrien Holy, Boris Mestchersky et Henri Manuel, Paris, Société des spectacles G. Baty, coll. « Masques : cahiers d'art dramatique » (no  5), 1927, 101 p.[2]
    • édition en anglais : (en) Maya : a play (trad. Virginia Vernon, Frank Vernon, ill. Blair Hughes-Stanton), Waltham St. Lawrence, Golden Cockerel Press, , VIII-93 p.
    • édition en espagnol : (es) Linda Maya - espectáculo en un prólogo, nueve cuadros en tres actos y un epílogo (trad. Azorín), Buenos Aires, Ed. Victoria, , 60 p. (lire en ligne)[21].
  • Départs. spectacle en 15 tableaux, Paris, Société des spectacles G. Baty, coll. « Masques : cahiers d'art dramatique » (no  15), 1928, 128 p.
  • Bifur, spectacle en un prologue, onze tableaux et un épilogue, Paris, Librairie théâtrale, 1932, 96 p.
  • Maya : spectacle en 1 prologue, 9 tableaux et 1 épilogue, Paris, Les Cahiers de Bravo, 1932, 43 p.
    Supplément de la revue Les Cahiers de Bravo, no  24.
  • Mille et quatre, Paris, L'Avant-scène, 1957, no  152 (publié avec Thé et sympathie de Robert Anderson).
  • La Victoire de Samothrace, Paris, E. Sansot, 1911, 223 p.[22].
  • Marines, dessins de Boris Mestchersky, 2 tomes, Paris, Société Générale d'Imprimerie et d'Édition, coll. « Collection du Neptune », tome 1 : 844 p., 1928, tome 2 : 255 p. 1929.
  • L'Homme et son navire, illustrations de Georges Douking, Lyon / Paris, éditions Lugdunum, coll. « Tristan Corbière », 1945, 208 p.
réédition, Saint-Malo, Éditions L'Ancre de Marine, 1991, 206 p. (ISBN 2-905970-37-5) (Pages 1-29 en ligne sur Gallica).
  • « La Comédie-Française d'après Mme Dussane », La Revue hebdomadaire,‎ , p. 78-83.
  • « Le Théâtre de demain », La Chimère. Bulletin d'art dramatique, no 9,‎ , p. 140-151.

Iconographie

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  • Maya - huit tableaux de Simon Gantillon, affiche lithographique de Paul Colin, 1927.

Notes et références

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  1. « C'est le plus grand succès de l'entre-deux guerres » (La France noire, La Découverte, 2012). Elle a en outre été traduite en 17 langues[4].
  2. Le peintre Georges Florian expose au Salon des indépendants deux dessins inspirés de la pièce : une représentation de la prostituée Maya[5] et un portrait de l'acteur Habib Benglia dans le rôle de l'Hindou[6].

Références

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  1. a b et c « Mort de l'auteur dramatique Simon Gantillon », Le Monde,‎ .
  2. a et b Cristina Trinchero, « La presse périodique, espace de partage et de discussion des poétiques théâtrales pendant l’entre-deux-guerres : les revues de Gaston Baty », dans Jérémie Majorel, Olivier Bara (dir.), Écrire l’inouï. La critique dramatique dépassée par son objet XIXe-XXIe siècles, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, coll. « Arts », (ISBN 979-10-320-0509-5, lire en ligne Accès libre), p. 195-208.
  3. a et b Gérard Lieber 2008.
  4. Michel Vais, L'Écrivain scénique, Presses universitaires du Québec, 1978.
  5. Dessin reproduit dans Le Crapouillot, février 1929, p. 36 (en ligne sur Gallica.
  6. Jules de Saint-Hilaire, Raymond Sélig, Jean d'Humovain et Guy Valdhen, « Le Salon des Indépendants et le Salon d'art français indépendant », Revue du vrai et du beau, 10 avril 1929, p. 4 (En ligne sur Gallica).
  7. Tomasz Kaczmarek 2016, p. 128-130.
  8. « Cyclone [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
  9. « Cyclone », sur Bibliothèque nationale de France.
  10. Jacques Siclier, « Cyclone », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. « Maya [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
  12. Tomasz Kaczmarek 2016, p. 130-132.
  13. (en) « Maya », sur Internet Broadway Database.
  14. Y. F., « Le retour de Maya », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  15. « Lot de 25 photographies prises par Henri George d'une représentation », sur Gallica.
  16. « Départs [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
  17. Tomasz Kaczmarek 2016, p. 132-135.
  18. Robert Kemp, « À la Comédie de Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  19. « Chronique dramatique », Lyrica, no 113,‎ , p. 2162 (lire en ligne).
  20. « Mille et quatre », sur Les Archives du spectacle.
  21. (es) Mariano Martín Rodríguez, « Azorín, adaptador teatral : El caso de Maya, de Simon Gantillon », Anales de la literatura española contemporánea, vol. 20, no 3 « Drama/Theater »,‎ , p. 393-408 (lire en ligne Accès limité).
  22. Sophie Basch, « La postérité littéraire et artistique de la Victoire de Samothrace », Revue d'histoire littéraire de la France, no 3,‎ , p. 615-627 (lire en ligne Accès limité).

Bibliographie

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  • Laura Calva Hernández, Théâtre et public au Mexique dans les années 1930 : le cas de "Maya" de Simon Gantillon (1930), "Gaz" de George Kaiser et "Les briseurs de machines" d'Ernst Toller (1933), une esthétique de la réception (thèse de doctorat - Études ibériques et latino-américaines), Université de Perpignan, , 557 f.
  • Gérard Lieber, « Gantillon Simon », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 598.
  • Tomasz Kaczmarek, « Simon Gantillon et l'expressionnisme dramatique », Études romanes de Brno, vol. 37, no 1,‎ , p. 127-136 (lire en ligne Accès libre).

Liens externes

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