2010 par pays en Afrique

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Les évènements de l'année 2010 en Afrique.

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Continent africain[modifier | modifier le code]

Premier trimestre[modifier | modifier le code]

Bingu Wa Mutharika
(juin 2008)
  • Dimanche , Union africaine : ouverture du 14e sommet de l'UA, le président du Malawi, Bingu wa Mutharika est élu à la tête de l'Union africaine, marquée par une année chaotique où les prises de position dissonantes de son prédécesseur Mouammar Kadhafi ont brouillé l'image de l'institution. Ce dernier, ce faisant appeler « Roi des rois traditionnels d'Afrique » souhaitait assumer un deuxième mandat d'un an en violation du principe de présidence tournant avec l'appui du « Forum des rois, sultans, chefs et princes traditionnels d'Afrique », organisation qu'il a créée de toutes pièces[1].
  • Lundi  : le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, devant l'Association de la presse diplomatique, préconise que les anciennes puissances coloniales européennes et les États-Unis définissent une « politique commune » en Afrique pour être « performants » économiquement face à la montée en puissance de la Chine. Disposant de vastes réserves de change, la Chine a déversé en 2009 en Afrique 15 fois plus d'investissements qu'en 2003 afin d'avoir accès aux vastes réserves de matières premières et offrir des débouchés à ses entreprises. Les grands travaux d'infrastructures financés par la Chine facilitent l'activité économique dans de nombreux pays.
  • Jeudi  : l'attaquant ivoirien Didier Drogba (32 ans) est désigné meilleur joueur africain de l'année 2009 par la Confédération africaine de football, lors d'une cérémonie organisée à Accra[2]. Il a été préféré à la surprise générale au Camerounais Samuel Eto'o annoncé comme favori. Didier Drogba a permis à son pays de se qualifier pour la Coupe du monde de football 2010 sans perdre une seule rencontre. Il succède au palmarès du Ballon d'or africain au Togolais Emmanuel Adebayor. Les autres lauréats sont :
    • Dominic Adiyiah, champion du monde des moins de 20 ans avec le Ghana, a été désigné meilleur jeune joueur.
    • Sellas Tetteh, qui a conduit la sélection ghanéenne au sacre mondial, meilleur entraîneur.
    • L'Algérie, qualifiée pour le Mondial 2010, a reçu la palme de meilleure sélection nationale.
    • le tout-puissant Mazembé de la République démocratique du Congo, vainqueur de la Ligue des champions d'Afrique 2009, a été désigné meilleur club. Son meneur de jeu Trésor Mputu a été désigné meilleur joueur africain évoluant exclusivement sur le continent.
  • Lundi  : ouverture à Bamako (Mali), et pour 5 jours, du « Congrès du riz en Afrique » organisé pour la mise en valeur de la riziculture sur le continent africain et la réduction des importations. 300 participants sont attendus. En 2009, l'Afrique de l'ouest a importé près de 40 % du riz qu'elle consomme, ce qui représente un tiers du riz commercialisé sur les marchés mondiaux. Selon le ministre malien de l'Agriculture, Agatam Ag Alhassane : « En Afrique de l'ouest, la consommation de riz s'est accrue de 4,5 % par an de 1961 à 2006. Nous avons de la terre, nous avons des cadres qualifiés. Il urge d'obtenir notre autosuffisance dans la culture du riz ».
  • Mercredi  : selon un rapport conjoint des Nations unies et d'Interpol, les gorilles d'Afrique centrale sont menacés d'extinction du fait de l'abattage illégal des forêts, de l'exploitation minière et du braconnage. La situation s'est aggravée depuis le précédent rapport de 2002 qui avait alors estimé que seuls 10 % des gorilles survivraient d'ici à 2030. Le nouveau rapport prévoit leur disparition d'ici 15 ans[3].
  • Samedi  : une dizaine d'organisations islamiques — notamment le groupe des « Ibadou-Arrahmane » (Sénégal), le conseil islamique supérieur (Mali) et le conseil supérieur des Imams (Côte d'Ivoire) — annonce, lors d'une rencontre entre érudits à Nouakchott, la création d'un « forum de l'islam modéré en Afrique de l'Ouest » pour faire face à l'extrémisme. Ce forum se veut « un cadre de concertations et d'échanges pour cultiver la tolérance et l'espoir face à l'extrémisme et la violence dus à l'ignorance des principes sacrés qui fondent l'islam ». La présidence du forum sera assurée par l'érudit mauritanien Mohamed El-Hacen Ould Dedaw, président de « l'Assemblée de l'avenir pour les prêches, la culture et l'enseignement » et initiateur du projet[4].

Deuxième trimestre[modifier | modifier le code]

Abdoulaye Wade
(janvier 2009)
  • Samedi  : inauguration à Dakar du monument de la « Renaissance africaine » en présence d'une vingtaine de chefs d'État africains. Ce monument de 52 mètres, construit pas des ouvriers nord-coréens, est plus haut que la statue de la Liberté de New York. Le président sénégalais Abdoulaye Wade a appelé à la mise en place des « États-Unis d'Afrique », affirmant que : « le temps du décollage était arrivé » pour un continent de plus en plus courtisé pour les richesses de son sous-sol et son marché d'un milliard d'habitants. Face aux nouveaux défis de la mondialisation, « seule une intégration politique des États-Unis d'Afrique nous mettra à l'abri d'une marginalisation qui risque d'être fatale » au continent le plus pauvre du monde. Après « cinq siècles d'épreuves, d'esclavage, l'Afrique est toujours là, pliant parfois mais sans jamais rompre. Elle est debout et décidée à prendre son destin en main », « les négriers sont partis, le dernier colon est parti, nous n'avons plus d'excuses »[5].
  • Lundi  : l'Afrique est un nouvel eldorado pour les acteurs de la téléphonie mobile qui a progressé de plus de 50 % en un an. Le premier opérateur indien des télécommunications (125 millions d'abonnés, 25 % de part du marché), Bharti Airtel, vient de racheter les filiales africaines de l'opérateur koweïtien Zain.
  • Lundi  : ouverture du Salon international des mines à Dakar. Le président Abdoulaye Wade, jugeant « choquante » la misère en Afrique malgré les richesses minières du continent, appelle les pays africains à exploiter leurs ressources minières en commun, pour en diminuer les coûts d'exploitation : « Ça choque l'esprit. Nous avons des mines d'or et de diamant et tout autour, c'est la misère […] Il faut privilégier l'intégration africaine dans les stratégies d'exploitation des mines […] Nous avons surtout intérêt à procéder à l'exploitation de concert […] Nous devons avoir un code de mines unique pour la Cédéao. On se fait une concurrence ruineuse […] Il faut penser aux populations et aux générations futures. Les ressources minières actuelles, nous ne devons pas les dépenser en biens de consommation en les ignorant ». Selon lui, l'exploitation intégrée des mines permettrait aux pays africains de supporter ensemble beaucoup de « coûts communs » liés notamment aux infrastructures. L'Afrique abrite au moins un tiers des richesses minières mondiales. Mais les retombées de l'exploitation minière ne sont généralement pas bénéfiques aux populations africaines dont la majorité vit dans la pauvreté[6].
  • Mardi  : ouverture du deuxième forum international des peuples pygmées, autochtones d’Afrique centrale, jusqu'au 16 avril, à Impfondo (République du Congo) avec comme thème « Droits des peuples et dynamiques de la conservation de la biodiversité dans le Bassin du Congo ». Selon le ministre congolais de l’économie forestière, Henri Djombo, « l’objectif général de ce deuxième forum est d’élaborer et d’adopter un plan d’action pour la protection des droits et l’émancipation des peuples autochtones d’Afrique centrale ». Le forum doit rassembler plus de 500 participants dont des pygmées, des représentants politiques ou des agences onusiennes. On recense au moins 3 millions de pygmées, souvent marginalisés, nomades et vivant dans les grandes forêts des dix pays membres de la CEEAC, qui composent aussi le Bassin du Congo reconnu comme le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie[7].
  • Vendredi  : selon le responsable des affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, quelque 10 millions de personnes souffrent de la grave crise alimentaire qui touche plusieurs pays de la région du Sahel, dont 7,8 millions d'habitants du Niger qui sont en « état d'insécurité alimentaire », mais « il y a aussi le Tchad et la Mauritanie peut-être ». « Le niveau de malnutrition a atteint un niveau alarmant dans plusieurs régions du Niger avec une malnutrition sévère surtout chez les enfants » en raison notamment de la sécheresse ayant affecté les récoltes. Il a appelé la communauté internationale à « agir maintenant pour éviter les pires conséquences »[8].
  • Jeudi  : le pape Benoît XVI recevant au Vatican une délégation d'évêques du Liberia, de Gambie et de Sierra Leone, a plaidé contre le divorce et la polygamie et a demandé de « promouvoir l'unité et le bien-être de la famille chrétienne, qui est fondée sur le sacrement du mariage » et « les initiatives et associations consacrées à la sanctification de cette communauté fondamentale méritent votre soutien le plus total ». Il a demandé aux évêques d'être « attentifs à la formation des prêtres, qui sont les plus proches collaborateurs des évêques dans leur mission d'évangélisation » et d'« encourager les personnes en position d'autorité à combattre la corruption en mettant l'accent sur la gravité et l'injustice de tels péchés ». Selon des statistiques publiées mardi par le Vatican le nombre de catholiques est en forte hausse en Afrique (+33,02 % entre 2000 et 2008), où ils sont 173 millions, soit 17,77 % de la population du continent[9].
  • Mardi  : la maison d'édition belge, Casterman, annonce avoir été assignée en justice, en tant qu'éditeur et distributeur, par un Congolais, Bienvenu Mbutu Mondondo, résident en Belgique, afin d'obtenir l'interdiction de l'album Tintin au Congo (1930), une œuvre qu'il estime « raciste » à l'égard des Africains. Le plaignant « demande que l'album soit retiré de la vente ou à défaut qu'un avertissement y soit inséré », comme c'est déjà le cas dans l'édition anglaise, car il considère que la vision des Noirs africains qu'il véhicule est offensante. La maison d'édition estime que « la position de Casterman est de s'opposer au retrait. Cela fait 80 ans que cet ouvrage, qui n'est qu'une photographie de sentiments de l'époque, est distribué aussi bien en Europe qu'en Afrique, sans causer de problèmes […] "Tintin au Congo" fait partie du patrimoine mondial de la bande dessinée »[10].
Meles Zenawi
(juillet 2008)
  • Mercredi  : lors d'une réunion des représentants de la Conférence des dix chefs d'État et de gouvernement africains sur le changement climatique — instance chargée de définir les stratégies de l'Afrique et de soumettre des actions concrètes en accord avec le Plan d'action issu du sommet de décembre 2009 à Copenhague — l'Afrique décide d'avoir une représentation unique pour toutes ces réunions et émet des doutes sur la capacité des pays développés à tenir leurs engagements financiers vis-à-vis de l'Afrique, exprimé lors du sommet de Copenhague, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Selon le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi : « Il est primordial de savoir si les engagements financiers seront tenus, des doutes avaient été exprimés et nous avons des indications comme quoi ces doutes étaient fondés […] nous devons affiner nos stratégies en nous concentrant spécialement sur la réalisation des engagements financiers de Copenhague »[11].
  • Vendredi  : quatre pays d'Afrique de l'Est — l'Éthiopie, l'Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie — ont signé à Entebbe un nouvel accord, en négociation depuis une dizaine d'années, sur le partage des eaux du Nil, en l'absence du Burundi et de la République démocratique du Congo, et malgré le boycott de l'Égypte et du Soudan, farouchement opposés à ce projet, dont tous les détails n'ont pas été rendus publics. Ces derniers, qui estiment avoir des « droits historiques » sur le Nil, sont les principaux bénéficiaires du dernier traité de partage des eaux datant de 1959. Long de près de 6 700 km, le Nil est issu de la rencontre du Nil Blanc, qui prend sa source au lac Victoria (Ouganda, Kenya, Tanzanie), et du Nil bleu, dont l'origine est le lac Tana, en Éthiopie. Les deux fleuves se rejoignent à Khartoum, capitale du Soudan, puis le Nil traverse toute l'Égypte pour se jeter en un vaste delta dans la Méditerranée. Le traité de 1959, élaboré en 1929 par le colonisateur britannique, puis amendé 30 ans plus tard, attribue des quotas très favorables à l'Égypte (55,5 milliards de m3) et au Soudan (18,5 mds), soit au total 87 % du débit du fleuve. Il octroie en outre au Caire un droit de veto sur tous les travaux susceptibles d'affecter le débit du fleuve, qui fournit à l'Égypte 90 % de ses besoins en eau. Le Caire et Khartoum craignent que leur approvisionnement en eau ne soit drastiquement réduit avec ce nouvel accord cadre, qui prévoit de nombreux projets d'irrigations et de barrages hydro-électriques dans les pays en amont du fleuve. Selon le texte, la nouvelle Commission du Bassin du Nil sera chargée de recevoir et approuver tous les projets (canaux d'irrigation, barrages…) concernant le fleuve. Elle sera basée à Addis-Abeba et comptera des représentants des neuf pays concernés[12].
  • Mardi  : lors de l'ouverture à Yaoundé de la conférence « Africa 21 » — Conférence internationale à l'occasion du cinquantenaire des indépendances de 17 pays africains regroupant plusieurs personnalités dont des responsables de l'ONU et de l'Union africaine (UA) —, le président camerounais Paul Biya a plaidé pour l'attribution à l'Afrique d'« au moins un siège » de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU : « L'Afrique n'est pas suffisamment représentée au niveau où sont prises les décisions qui engagent l'ensemble de la planète. C'est notamment le cas à l'ONU, et en particulier au Conseil de sécurité auquel les pays africains ne peuvent accéder qu'en tant que membres non permanents […] Il serait équitable que l'Afrique y dispose d'au moins un siège suivant un mode de représentation à arrêter entre Africains ».
  • Mercredi  : le directeur exécutif de l'Onusida, Michel Sidibé, révèle qu'environ 400 000 naissent chaque année avec le sida en Afrique : « On sait que le tiers de ces enfants vont mourir avant leur premier anniversaire s'ils n'ont pas accès au traitement. Que 50 % de ces enfants vont mourir avant leur deuxième anniversaire s'ils n'ont pas accès au traitement et que le reste de ces enfants seront sous traitement toute leur vie ». Sachant que partout ailleurs dans le monde la transmission de la mère à l'enfant est pratiquement éradiquée, Michel Sidibé lance un appel pour une Afrique « avec une génération d'enfants sans sida » estimant que « le Botswana a démontré le contraire » où la mortalité a été réduite de 50 %[13].
  • Samedi  : la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, lors d'une visite aux Seychelles, appelle à une plus large mobilisation des pays de la région contre la piraterie dans l'océan Indien. Le Kenya et les Seychelles sont à ce jour les deux seuls pays du littoral de l'océan Indien à avoir conclu des accords avec l'UE pour détenir préventivement et poursuivre en justice les présumés pirates appréhendés par la force navale européenne Atalante. Mais ces deux pays se sont depuis plaint de la lourdeur et du coût induits par ces poursuites. La plupart des pirates arrêtés par des navires de guerre étrangers ces dernières années au large de la Somalie ont été relâchés, soit en l'absence de preuve suffisante de leur culpabilité soit à cause de l'engorgement des systèmes judiciaires et pénitentiaires locaux[14].
  • Mercredi  : selon le ministère français des Affaires étrangères, l'aide française aux populations affectées par une situation alimentaire et nutritionnelle très critique au Sahel, s'est montée à plus de 6 millions d'euros, dont Niger (3 M€), Tchad (1,8 M€), Mauritanie, Burkina Faso et Togo. Selon l'ONU, quelque 10 millions de personnes sont « touchées » par la grave crise alimentaire affectant cette région en crise, la baisse de la production a entraîné un déficit céréalier et un déficit fourrager affectant le bétail ainsi qu'un renchérissement des denrées alimentaires dans un contexte de vulnérabilité alimentaire et de malnutrition déjà structurellement élevées.
  • Lundi  : ouverture à Nice du 25e sommet franco-africain.
  • Mardi  : fin du premier sommet France-Afrique entière, tenu à Nice. Selon le président français Nicolas Sarkozy : « Sur l'échec de l'Afrique se construira le désastre de l'Europe et sur le succès de l'Afrique se construira la croissance, la stabilité et le succès de l'Europe […] les raisons de travailler avec vous ne sont simplement liées à l'histoire, mais aussi à l'avenir ». En perte de vitesse sur le continent, la France, avec ses propositions, souhaite reconquérir un rôle de premier plan en matière diplomatique et pousser ses entreprises, notamment face à la concurrence chinoise[15].
Omar el-Béchir
(février 2009)
  • Samedi  : la présidence ougandaise de l'Union africaine annonce que le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour crimes de guerre et contre l'Humanité au Darfour, ne sera pas invité au prochain sommet de l'UA à Kampala[16].
  • Mardi  : France Télécom annonce la signature d'un accord avec 19 partenaires du secteur des télécommunications en vue de construire, un câble sous-marin qui reliera la France à l'Afrique du Sud, permettant à 23 pays d'Afrique de l'Ouest d'avoir accès à Internet haut débit. Ce nouveau câble en fibre optique, long de 17 000 km, sera mis en service au premier semestre 2012, pour un coût de 700 millions de dollars (587 millions d'euros), dont 250 millions à la charge de France Télécom. Le Mali et le Niger, qui ne disposent pas d'un accès à la mer, seront connectés via un câble terrestre.
  • Mercredi  : six pays africains — le Cameroun, le Centrafrique, le Niger, le Nigeria, le Soudan et le Tchad — se sont engagés à ce qu'« aucun enfant de moins de 18 ans ne prenne part, directement ou indirectement, à des hostilités et, le cas échéant, de prévenir toute forme de recrutement ». Il s'agit d'un accord en treize points, dont une stratégie transfrontalière contre la prolifération et le trafic d'armes légères. Les signataires ont également promis de ratifier le protocole additionnel à la Convention des droits de l'enfant de l'ONU concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés[17].
  • Vendredi  : selon l'OMS et l'UNICEF, l'épidémie de rougeole se développe en Afrique de l'est et australe, a touché plus de 47 907 enfants dans 14 pays, et causé 731 décès, particulièrement en Afrique du sud, au Malawi, au Zimbabwe en Éthiopie, au Mozambique et en Zambie. La vague actuelle de rougeole serait due à une baisse des vaccinations de routine, en raison d'un soutien financier insuffisant des bailleurs de fonds et des gouvernements. En 2009, plus de 2,4 millions d'enfants en Afrique de l'Est et australe, soit 20 % de tous les enfants de moins d'un an, n'ont pas été vaccinés[19].

Troisième trimestre[modifier | modifier le code]

  • Dimanche  : selon l'écrivain et ambassadeur de France au Sénégal, sur le départ, Jean-Christophe Rufin, à une radio sénégalaise (Radio Futurs Médias), le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, « est très influent sur les questions africaines », tandis que le ministère des Affaires étrangères est « complètement marginalisé », affirmant : « Je suis non pas amer mais un petit peu déçu par rapport aux espoirs que nous avions en 2007. Je pensais sincèrement que nous entrions dans une période de rupture — c'est ce qui avait été dit — avec des pratiques du passé […] Ce qui me déçoit un peu, c'est de voir que le Quai d'Orsay a été complètement marginalisé sur les questions africaines, complètement ! […] Bernard Kouchner est obligé d'avaliser beaucoup de décisions qu'il ne prend pas, parfois c'est à contrecœur, parfois c'est très difficile ». Selon lui, alors que le président Nicolas Sarkozy, n'est « pas très impliqué sur les questions africaines », il a « laissé une certaine marge de manœuvre à ses collaborateurs […] Mais ce n'est pas le Quai d'Orsay qui a pris la direction des opérations, pas du tout, c'est le secrétaire général de l'Élysée, M. Claude Guéant, qui est très influent sur les questions africaines », mais il « n'est pas forcément un connaisseur de l'Afrique, il traite ces dossiers comme il en traite beaucoup d'autres, à la préfectorale. Mais bon, le Zambèze et la Corrèze, ce n'est pas tout à fait la même chose ».
  • Mardi  : le président français, Nicolas Sarkozy, annonce aux dirigeants de treize anciennes colonies françaises en Afrique, l'alignement des pensions de tous les anciens combattants, résidant à l'étranger, quelle que soit leur nationalité : « C'est pour témoigner de notre reconnaissance indéfectible envers les anciens combattants originaires de vos pays que nous souhaitons les voir bénéficier désormais des mêmes prestations de retraite que leurs frères d'armes français ». Dans une décision rendue le 28 mai, le Conseil constitutionnel avait estimé non contraire au principe d'égalité que les pensions soient différentes, selon que l'ancien combattant réside en France ou à l'étranger[20].
  • Mercredi  : treize pays africains, célébrant les 50 ans de leur indépendance, ont envoyé des soldats pour le défilé du 14 juillet à Paris[21],[22]. Plusieurs ONG ont dénoncé la présence, dans les contingents africains, de « criminels » ou « coupables de violations des droits de l'Homme », ce que l'Élysée a démenti : « Ce n'est pas l'indépendance des pays africains que nous fêtons à travers la présence des forces africaines […] c'est la rénovation en profondeur de nos relations entre ces pays, anciennes colonies françaises et la France ».
  • Dimanche  : le président ougandais Yoweri Museveni annonce, à l'ouverture d'un sommet de l'Union Africaine à Kampala, plusieurs « arrestations » de responsables du double attentat du 11 juillet. Il appelle l'Union africaine à « agir de concert pour chasser d'Afrique » les « terroristes » islamistes étrangers « qui peuvent et doivent être vaincus » ajoutant « qu'ils repartent en Asie et au Moyen-Orient, d'où certains viennent d'après ce que je comprends », faisant ainsi porter plus spécifiquement la responsabilité du double attentat sur les jihadistes étrangers qui ont renforcé ces derniers mois les rangs des insurgés shebab en Somalie. L'UA consacre officiellement ce sommet de trois jours à « la santé maternelle et infantile et au développement en Afrique », mais ce thème est éclipsé par l'actualité immédiate, comme la situation en Somalie et au Soudan.
  • Lundi , Union africaine : l'exécution, la veille, de l'otage français, Michel Germaneau, place le terrorisme islamiste dans la région du Sahel au cœur du sommet de Kampala qui réunit une trentaine de chefs d'État. Les responsables africains présentent les combattants islamistes comme des étrangers à leur continent, venus notamment d'Afghanistan et du Pakistan, estimant que ces groupes ne partagent pas les valeurs de solidarité et de partage de l'Afrique. Le rôle de certains chefs touareg dans l'enlèvement et la « revente » des otages aux islamistes est avéré[24].
  • Mardi  :
    • Le président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, Axel Poniatowski, à la suite de son entretien avec le Premier ministre, François Fillon, affirme que la France apportera un « soutien logistique » à des actions militaires de la Mauritanie, du Mali ou du Niger contre Al-Qaïda au Maghreb islamique, sous forme d'une « coopération en termes de formation des armées » de ces pays, et non par l'envoi de militaires[25].
    • L'Union africaine annonce avoir recueilli des engagements de la part de ses membres d'envoyer un total de 4 000 hommes en renfort à sa force en Somalie. Les six pays membres de l'organisation est-africaine Igad (Autorité inter-gouvernementale pour le développement) ont promis 2 000, la Guinée un bataillon (environ 800 hommes) et Djibouti s'est également engagé à fournir des renforts au nombre non précisé. La force de l'UA en Somalie est actuellement composée d'un peu plus de 6 000 hommes, 3 500 Ougandais et 2 500 Burundais, et le mandat de l'ONU la concernant prévoit qu'elle soit constituée au maximum d'un peu plus de 8 000 hommes. Selon le président de la Commission de l'UA : au cas où les contributions de ses États membres dépasseraient le plafond maximum autorisé, il y a une demande de relever ce plafond de 8 000 et d'aller peut-être à 15 000[26].
  • Samedi  : le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner déclare dans un interview que la France veut avant tout « renforcer ses défenses » au Sahel après la mort de l'otage Michel Germaneau, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'exécution : « Ne vous attendez pas à ce que l'on envoie nos légionnaires ou nos soldats sauter dans le désert avec des parachutes bleu-blanc-rouge ! Il ne s'agit pas de ça […] Notre plan c'est d'abord de renforcer nos défenses : de dire aux Français qui résident en Mauritanie, au Niger et au Mali d'éviter les zones dangereuses bien répertoriées, d'être très prudents […], de sécuriser nos ambassades et nos antennes diplomatiques mais aussi nos lycées et nos centres culturels […] Ensuite nous allons poursuivre et renforcer notre lutte contre l'AQMI. Nos militaires forment déjà des forces d'intervention locales, mais cela ne peut se faire qu'avec le soutien - et a fortiori l'accord - des gouvernements locaux […] il n'y a pas aujourd'hui de menace directe pesant sur nos territoires [européens …] mais le danger est réel, Al-Quaïda au Maghreb islamique se nourrit de la pauvreté, de la misère. Elle a recruté des gens qui viennent du monde entier, on dit qu'il y a des afghans [dans les rangs d'AQMI], des yéménites, des militants qui viennent d'Afrique noire. Et elle sous-traite à des criminels locaux certaines de ses actions, comme les enlèvements. Oui, c'est inquiétant »[27].
  • Mercredi  : une fusée Ariane 5 a réussi la mise en orbite de deux satellites de télécommunications, Nilesat-201 et Rascom-QAF1R, pour des opérateurs égyptien Nilesat et panafricain RascomStar-QAF. Les deux satellites qui auront une durée de vie de quinze ans doivent améliorer la desserte en communications à coût réduit du Moyen-Orient et de l'Afrique en télévision directe, radiodiffusion et accès internet[28].
  • Vendredi  : selon le quotidien La Tribune, Air France-KLM va augmenter ses capacités pour la prochaine période d'hiver de l'ordre de 2 à 3 % par rapport à la même période de 2009 et compte ouvrir de nouvelles lignes (Bata, Port-Gentil) et augmenter ses fréquences (Luanda, Libreville) notamment vers l'Afrique pour lutter contre l'offensive de son concurrent Lufthansa qui se développe sur le continent. Il s'agit de la première croissance positive depuis deux ans alors que le groupe avait réduit ses capacités de plus 4 % pour faire face à la chute du trafic et des prix pendant la crise.
  • Vendredi  : selon un rapport de l'ONUSIDA, le nombre de nouvelles infections par le VIH a reculé de plus de 25 % entre 2001 et 2009 dans 22 pays d'Afrique subsaharienne, principalement dans ceux où l'épidémie est la plus répandue. L'organisation 5explique que ces « progrès » ont été obtenus notamment grâce aux efforts de prévention. L'organisme dénombrait 33,4 millions de personnes tous âges confondus vivant avec le VIH à travers le monde fin 2008. Actuellement, un peu plus de 5 millions de personnes séropositives reçoivent un traitement, soit douze fois plus qu'il y a six ans. Le directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida, Michel Kazatchkine, estime que«  si les efforts se poursuivent au rythme actuel, en 2015 nous devrions être capable d'éliminer la transmission du VIH de la mère à l'enfant et nous aurons sauvé des millions de vies »[30].
  • Dimanche  : le Conseil des chefs d'état-major de l'Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger se sont réunis à Tamanrasset (sud de l'Algérie), pour « un échange d'informations et d'analyses à même d'établir un bilan exhaustif des activités et actions effectuées pour la concrétisation d'une stratégie commune de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée ». Cette réunion a permis aux participants de « procéder à l'évaluation de la situation sécuritaire dans cette région dans le sillage des dispositions prises pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, au sein du Comité d'état-major opérationnel conjoint »[31],[32].
  • Jeudi  : les chefs du renseignement d'Algérie, du Niger, de Mauritanie et du Mali, lors de leur réunion à Alger, ont créé un centre du renseignement pour contrecarrer le terrorisme dans le Sahel[33]. Il a été décidé d'utiliser les informations et l'expertise des contrebandiers et trafiquants de cigarettes et de drogues, pour les aider à suivre la trace des activistes dans le désert. L'Algérie s'oppose farouchement à ce que la menace posée par AQMI ne serve à justifier une intervention militaire occidentale dans le Sahara, et cherche à démontrer que les pays de la région sont en mesure de faire face au problème par eux-mêmes. D'autre part, il est confirmé que la coordination des efforts militaires et de renseignement soit étendu au Burkina Faso, à la Libye et au Tchad[34].

Quatrième trimestre[modifier | modifier le code]

  • Vendredi  : selon le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dont les attaques se sont intensifiées récemment, a tué au moins 2 000 personnes, enlevé plus de 2 600 et en a déplacées plus de 400 000 depuis décembre 2008. Depuis le début de l'année 2010, Cette rébellion a fait « au moins 344 » morts au cours de « 240 attaques mortelles ». Les attaques se sont intensifiées depuis septembre, relève le HCR qui s'inquiète « d'une situation dramatique », une « horreur » ayant pris une « ampleur régionale » pour laquelle « il n'y a jamais de répit ». Dirigée par Joseph Kony — recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité - la LRA est considérée comme l'une des guérillas les plus brutales au monde. Elle est entrée en activité en 1988 dans le nord de l'Ouganda, avant d'étendre ses actions dans l'extrême nord-est de la RDC, en Province orientale depuis une dizaine d'années, puis en 2008 en Centrafrique et au Sud-Soudan[35].
  • Mardi  : le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) indique que les inondations en Afrique de l'Ouest et Centrale ont provoqué au moins 377 décès et affecté près de 1,5 million de personnes depuis le début de la saison des pluies en juin 2010 : « Ces inondations sont venues aggraver la situation au Niger et au Tchad, pays déjà confrontés à une grave crise alimentaire […] Au Nigeria, Cameroun, Niger et Tchad les pluies ont favorisé une épidémie de choléra. [Elles] ont perturbé le démarrage de l’année scolaire dans plusieurs pays et entraîné des pertes en termes d’infrastructures socio-économiques, des habitations et des cultures agricoles ». En 2009, les inondations avaient tué quelque 195 personnes en Afrique de l'ouest et affecté 823 291 personnes[36].
  • Samedi  :
    • Les 38 chefs d'État et de gouvernement francophones, réunis pour le 13e sommet de la Francophonie à Montreux (Suisse), ont plaidé pour une plus grande place de l'Afrique dans les instances internationales, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies. L'Afrique, qui représente 27 % des États-membres de l'ONU, ne dispose que de trois sièges de membres non permanents au Conseil de sécurité. En 2005, les pays ont adopté une position commune sur ce sujet, réclamant deux sièges permanents. L'OIF, qui fête cette année ses 40 ans, regroupe 56 États et gouvernements membres et 14 pays observateurs. Elle dispose d'un budget d'environ 80 millions d'euros, dont le premier contributeur est la France (à près de 40 %). Selon le président français Nicolas Sarkozy : « Est-il normal qu'il n'y ait aucun membre permanent du Conseil de sécurité émanant de l'Afrique ? Un milliard d'habitants ! Dans trente ans, deux milliards d'habitants qui n'ont pas de représentation permanente ! C'est un scandale »[37].
    • Le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, déclare en marge du 13e sommet de la Francophonie à Montreux (Suisse), qu'il avait été un des « premiers » à demander un siège permanent « avec droit de veto » pour l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU afin de « réparer une erreur historique ». Il a relevé que l'Afrique « ne devait pas être absente » du Conseil de sécurité, d'autant plus que 70 % des sujets traités à l'ONU étant « des questions africaines »[38].
  • Lundi  : les Nations unies annoncent la prochaine ouverture, à Libreville en janvier 2011, d'un bureau régional pour l'Afrique centrale dans le but d'aider la sous-région à prévenir les conflits et à traiter des problèmes de paix et de sécurité.
  • Jeudi  : ouverture à Paris des Championnats du Monde d'escrime 2010, auxquels participent 64 athlètes africains représentant 16 pays, jusqu'au 13 novembre, suivis par une semaine d'escrime en handisport. La Tunisie, qui a remporté les championnats d'Afrique il y a un mois, a engagé 10 tireurs dans ces championnats du monde, l'Afrique du Sud en a 14 et l'Égypte en a 8[39].
  • Mardi  : dans l'affaire dite des « biens mal acquis », la Cour de cassation française autorise la justice française à enquêter sur les conditions d'acquisition en France du patrimoine de trois chefs d'État africains — feu Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (République du Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée-Equatoriale) —, jugeant recevable la constitution de partie civile de l'association Transparence International France. En octobre 2009, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris avait confirmé la décision du parquet de rejeter l'ouverture d'une enquête dans cette affaire après une plainte déposée notamment pour « blanchiment » par deux associations[40].
  • Mardi  : 80 dirigeants africains et européens, réunis en sommet à Tripoli, adoptent une nouvelle stratégie de partenariat pour relancer une coopération en panne, à l'heure où l'Afrique suscite l'intérêt croissant des géants de l'Asie, en particulier de la Chine. Selon la déclaration finale, la coopération euro-africaine « revêt une importance stratégique pour les deux parties » et s'engagent à la réalisation de ce partenariat., au deuxième jour de leur sommet de Tripoli. Cependant il existe plusieurs sujets de contentieux comme le commerce, l'investissement ou le climat qui sont des facteurs importants pour permettre à l'Afrique de se développer, alors que les règles internationales de l'OMC risquent de détruire les fragiles économies africaines en les privant d'une grande partie de leurs recettes budgétaires, provenant des taxes prélevées sur les importations d'Europe[41].
  • Mardi  : le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, invité au Festival mondial des arts nègres à Dakar, appelle à créer « une seule armée africaine » et « un seul gouvernement africain » : « Nous sommes en train de vivre un nouvel assujettissement. [l'Afrique est comme] une proie que tous les loups de par le monde veulent dévorer [en pillant ses ressources minières et halieutiques.] L'Afrique doit s'unir, pour qu'on ne redevienne pas des serfs ou des esclaves. Il faut mettre en place un gouvernement d'union pour le continent africain, que l'Afrique ait une seule armée [...] qui se composerait d'un million de soldats ». De son côté, le président sénégalais Abdoulaye Wade réclame « l'instauration des États-Unis d'Afrique »[42].
Samuel Eto'o
(août 2009)
  • Lundi  :
    • Démantèlement d'« un des plus importants réseaux » de trafiquants de drogue, arrêtés début décembre et durant le week-end, dans le nord du Mali et en Mauritanie à la limite de la frontière avec l'Algérie. Surnommé "Polisario", car « il était composé à plus de 90 % d’éléments issus des camps du Polisario » et « avait des relais dans chaque pays de la bande sahélo-saharienne »[43]. Ce réseau aurait « déjà transporté de très nombreuses tonnes de drogue à travers le Sahara, en direction de l’Europe ». Le présumé chef du groupe, un Sarahoui appelé Soultani Ould Ahmadou Ould Baddi, alias « Sléitine », a été atteint d’une balle à l’abdomen au moment de son arrestation en Mauritanie.
    • Le footballeur camerounais Samuel Eto'o a été désigné pour la quatrième fois de sa carrière joueur africain de l'année par la Confédération africaine de football (CAF), lors d'une cérémonie au Caire. L'attaquant de l'Inter Milan, 29 ans, avait déjà obtenu cette distinction trois années de suite en 2003, 2004 et 2005[44].
  • Mercredi  : le rhinocéros est désormais une espèce menacée d'extinction en Afrique à cause du marché noir pour les cornes de ces mammifères, facilité par l'utilisation de moyens très sophistiqués par les braconniers. Hélicoptères, armes silencieuses, lunettes à infrarouge et tranquillisants tendent à remplacer fusils ou simples lances des chasseurs locaux. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), l'épicentre du massacre a lieu en Afrique du Sud qui concentre plus de 70 % de la population mondiale de rhinocéros. En 2010, 316 animaux ont été braconnés contre 122 en 2009 et moins de 10 il y a deux décennies[45].

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en Afrique du Sud.

Algérie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en Algérie.

Angola[modifier | modifier le code]

  • Lundi , Cabinda : un groupe indépendantiste, le Flec-FAC, affirme que 8 ressortissants de cette enclave angolaise sont détenus en République du Congo depuis leur arrestation après le mitraillage du bus du Togo en route pour la Coupe d'Afrique des nations 2010, il s'agirait « de simples citoyens et non des membres des Flec-FAC ». Au total 15 Cabindais avaient été interpellés durant « la période du 9 au 15 janvier » à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo où l'équipe togolaise de football s'était mise au vert, puis une partie d'entre eux a été libérée sans charges[47].
  • Jeudi  : l'Angola produira désormais des biocarburants afin de combler les besoins énergétiques du pays sur des terres « marginales » allouées à des investisseurs angolais et étrangers pour la culture de plantes à biocarburants. L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s'inquiète de l’exploitation des terres africaines pour les biocarburants, craignant que les populations locales ne soient privées d’accès à l’eau à la nourriture. Selon la nouvelle loi, les entreprises qui investiront dans les biocarburants devront veiller à ce que la population des régions exploitées aient accès à l’eau, aux ressources de base et aux soins médicaux. L'Angola est avec le Nigeria un des deux plus importants producteurs de pétrole d'Afrique sub-saharienne mais peine à relancer son agriculture, ravagée par 27 ans de guerre civile (1975-2002)[48].
  • Vendredi  : le Département d'État américain appelle l'Angola à enquêter sur des soupçons de viols de femme expulsées vers la République démocratique du Congo, soulignant que ces deux pays avaient pour devoir de protéger femmes et enfants. Un rapport de l'ONU a récemment affirmé que des centaines de femmes et jeunes femmes avaient été violées dans le cadre d'expulsions menées par l'Angola vers son voisin. Depuis 2004, plus de 400 000 immigrés illégaux, quasiment tous des Congolais de RDC, ont été expulsés des provinces minières d'Angola dans le cadre d'une opération baptisée « Diamant » et visant à lutter contre le trafic illégal de diamants angolais[49].
  • Jeudi  : selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU à Kinshasa plus de 6 000 personnes pour situation irrégulière, activité illicite de creuseur de diamant, violation des frontières, en majorité des Congolais de la RDC, ont été expulsés de l'Angola et plus de 600 viols ont été commis.
  • Mercredi  : la justice angolaise a condamné à 24 ans de prison un homme soupçonné d'avoir participé à l'attaque meurtrière contre l'équipe de football du Togo à son arrivée dans l'enclave séparatiste du Cabinda avant la Coupe d'Afrique des Nations 2010.

Bénin[modifier | modifier le code]

  • Dimanche  : mort de Jean Bosco Barayagwiza (59 ans), un ancien dirigeant rwandais condamné à 32 ans de prison le par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour son rôle dans le génocide des Tutsi en 1994. Il était dans un hôpital de la ville de Porto-Novo au Bénin où il purgeait sa peine depuis le , en vertu d'un accord entre ce pays et les Nations unies. Il fut aussi l'un des principaux animateurs du "Comité d’initiative" qui pilota la création de la Radio Télévision libre des Mille collines (RTLM) connue pour ses appels aux massacres de Tutsi en 1994[50].
  • Mardi  : la diffusion des programmes de Radio France internationale a été interrompue pendant 14 heures, pour avoir traité dans ses journaux de la veille la demande de mise en accusation du président Boni Yayi pour « forfaiture et parjure » formulée par une majorité de députés du parlement, dans le cadre d'une affaire de sociétés illégales de placement d'argent.
  • Mercredi  : les inondations dues aux pluies diluviennes de ces derniers mois ont fait 43 morts et quelque 360 000 sinistrés.

Burkina Faso[modifier | modifier le code]

  • Jeudi  : selon le ministère de la Santé, l'épidémie de méningite cérébro-spinale réapparue depuis janvier au Burkina Faso a fait depuis lors 246 morts sur 1 596 cas suspects enregistrés. L'an dernier les services de santé avait enregistré 4 861 cas et 683 décès. Deux districts sanitaires: Nanoro et Sapouy (Centre-Ouest) sont touchés par l'épidémie tandis que cinq autres ont franchi le seuil d'alerte : Kongoussi (centre-sud), Léo (sud), Pama (est), Karangasso-Vigué (ouest) et Séguénéga (nord). Le pays dispose en ce moment de 15 000 doses de vaccins pour prendre en charge « gratuitement » les cas de méningite et attend la livraison d'un million de doses de vaccin[52].
  • Dimanche  : la méningite de type cérébro-spinale annuelle a tué 378 personnes depuis début janvier sur 2 520 cas suspects enregistrés.
  • Jeudi  : la méningite de type cérébro-spinale annuelle a tué 544 personnes depuis début janvier sur 3 827 cas suspects enregistrés, soit une issue mortelle dans 14,2 % des cas.
  • Dimanche  : les pluies diluviennes qui se sont abattues de mardi à jeudi sur l'est et le centre-nord ont fait des noyés et au moins 26 000 personnes sinistrées. Plusieurs villages ont été inondés et deux barrages ont cédé.
  • Mardi  : l'Union européenne annonce avoir accordé une aide de 48 millions d'euros (31,5 milliards de FCFA), sous forme de don, pour aider le Burkina Faso à lutter contre la pauvreté. Un supplément de 5,3 millions d'euros (3,5 milliards de FCFA) sera accordé d'ici la fin de l'année. Cette aide est destinée à soutenir les efforts du Burkina Faso pour réduire la pauvreté et atteindre les « Objectifs du millénaire pour le développement » (OMD), dans les domaines de la santé et de l'éducation.
  • Mardi  : selon le journal Libération, un important détachement du Commandement des opérations spéciales de l'armée française aurait été positionné à Ouagadougou en vue d'une éventuelle intervention pour la libération des sept otages enlevés au Niger.
  • Mercredi  : les inondations dues aux pluies diluviennes de ces derniers mois ont fait 16 morts et quelque 105 481 sinistrés.
  • Dimanche , élection présidentielle : 3,2 millions de Burkinabés sont appelés aux urnes pour un scrutin présidentiel dont le sortant Blaise Compaoré (59 ans), au pouvoir depuis 1987, est le grand favori, et qui pourrait déboucher sur une litigieuse révision constitutionnelle lui permettant de se représenter indéfiniment. L'ancien putschiste, arrivé au pouvoir à l'issue d'un coup d'État, a apporté la stabilité à cette ex-colonie française naguère habituée aux convulsions et fait lui-même figure de « médiateur en chef » dans une Afrique de l'Ouest secouée par les crises. Il a promis durant sa campagne un Burkina « émergent » et des « réformes politiques et institutionnelles », comme la création d’un Sénat en plus de l'Assemblée nationale. L'opposition demeure faible, divisée et sans personnalité charismatique. Elle aligne six candidats, dont l'avocat Bénéwendé Stanislas Sankara (2e en 2005 avec 4,88 % des voix) et le diplomate Hama Arba Diallo, soutenus par de petits partis[54].
  • Mercredi  : le président sortant, Blaise Compaoré (59 ans), au pouvoir depuis 1987 est réélu dès le premier tour avec environ 80 % des suffrages exprimés

Burundi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Burundi.

Cameroun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Cameroun.

République centrafricaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en République centrafricaine.

Comores[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 aux Comores.

République démocratique du Congo[modifier | modifier le code]

République du Congo[modifier | modifier le code]

  • Lundi  : le colonel Ferdinand Mbaou, directeur de la sécurité de l'ancien chef d'État, Pascal Lissouba (1992-1997), qui avait été arrêté le , 6 jours après son retour d'exil, a été mis en liberté provisoire. Le colonel Mbaou avait quitté le Congo en 1997, année de la chute du président Lissouba à l'issue d'une guerre civile remportée par l'actuel président Denis Sassou Nguesso[55].
  • Lundi  : un groupe indépendantiste du Cabinda, le Flec-FAC, affirme que 8 ressortissants de cette enclave angolaise sont détenus en République du Congo depuis leur arrestation après le mitraillage du bus du Togo en route pour la Coupe d'Afrique des nations 2010, il s'agirait « de simples citoyens et non des membres des Flec-FAC ». Au total 15 Cabindais avaient été interpellés durant « la période du 9 au 15 janvier » à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo où l'équipe togolaise de football s'était mise au vert, puis une partie d'entre eux a été libérée sans charges[47].
  • Mardi  : le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) a lancé un appel de fonds de près de 59 millions de dollars pour aider les réfugiés de RDC qui ont fui depuis octobre 2009 les affrontements armés dans la province de l'Équateur et se sont réfugiés en République du Congo. L'appel, pour toute l'année 2010, vise à fournir une aide à plus de 110 000 réfugiés, dont 82 % de femmes et d'enfants, ainsi qu'à 58 000 autres personnes. Les réfugiés se sont installés dans plus de 100 sites sur une bande de terre de 500 km de long au bord du fleuve Oubangui, entre le District de Liranga et la frontière avec la RCA : « dans la plupart des zones, les réfugiés surpassent largement en nombre la population locale, selon un ratio moyen de un pour cinq ». Ils sont logés dans des familles d'accueil, se sont installés dans des huttes abandonnées, ont occupé d'autres bâtiments ou construit des abris de fortune. Ils ont besoin de nourriture, d'accès à l'eau potable, d'assainissement et de soins de santé.
  • Jeudi  : les créanciers publics membres du Club de Paris, ainsi que le Brésil, décident d'annuler la totalité de la dette de la République du Congo à leur égard, soit 2,4 milliards de dollars[56].
  • Mardi  : ouverture du deuxième forum international des peuples pygmées, autochtones d’Afrique centrale, jusqu'au 16 avril, à Impfondo (République du Congo) avec comme thème « Droits des peuples et dynamiques de la conservation de la biodiversité dans le Bassin du Congo ». Selon le ministre congolais de l’économie forestière, Henri Djombo, « l’objectif général de ce deuxième forum est d’élaborer et d’adopter un plan d’action pour la protection des droits et l’émancipation des peuples autochtones d’Afrique centrale ». Le forum doit rassembler plus de 500 participants dont des pygmées, des représentants politiques ou des agences onusiennes. On recense au moins 3 millions de pygmées, souvent marginalisés, nomades et vivant dans les grandes forêts des dix pays membres de la CEEAC, qui composent aussi le Bassin du Congo reconnu comme le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie[7].
  • Mardi  : un accident de train du chemin de fer Congo-océan, cette nuit aux environs du point kilométrique 60 de Pointe-Noire entre les localités de Bilinga et Tchitondi, fait 54 morts, 80 blessés graves et plus de 200 autres blessés. Le train avait quitté la ville côtière de Pointe-Noire et se dirigeait vers la capitale, Brazzaville, quand il a déraillé et est tombé dans un ravin.
  • Lundi  : la France annonce l'annulation de la totalité de la dette contractée par le pays pour un montant de 646 millions d'euros, après l'Italie et les États-Unis. Selon l'ambassadeur de France : « Ce nouvel accord de dette permettra de financer des projets liés aux infrastructures d'eau, d'assainissement et de transport, de l'éducation et de la formation professionnelle, de la protection de l'environnement et de la santé ». Cette annulation fait suite à l'engagement pris en mars par les membres du Club de Paris d'annuler « le gros de la dette congolaise » après son accès au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). Depuis 2004, la France a ainsi annulé « près de 2,5 milliards d'euros des dettes congolaises soit près des deux tiers du montant dû par le Congo aux vingt pays du Club de Paris »[58].
  • Mercredi  : les 115 000 réfugiés qui avaient fui depuis fin 2009 les combats dans la province de l’Équateur en RDC et s'étaient installés en République du Congo, devraient être rapatriés en 2011. La présence de l'armée n'est pas toujours une assurance de sécurité pour la population congolaise qui accuse régulièrement des soldats de commettre des exactions contre elle (violences, vols…)[59].
  • Vendredi  : une épidémie de poliomyélite a fait 206 morts au cours des dernières semaines, essentiellement des jeunes gens entre 15 et 24 ans avec un taux de décès de 42 %. L'Organisation mondiale de la santé, l'UNICEF et l'organisation Rotary International ont lancé en novembre une campagne de vaccination de quelque trois millions de personnes en République du Congo, en République démocratique du Congo et en Angola voisins. Le virus se transmet par contact avec les matières fécales, contaminant les cours d'eau. La maladie, qui attaque le tissu nerveux et provoque en particulier des paralysies des membres inférieurs[60].

Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en Côte d'Ivoire.

Djibouti[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : le président français Nicolas Sarkozy est arrivé à Djibouti où il a rencontré le président Ismaël Omar Guelleh. Les relations des deux pays sont perturbées depuis des années par l'affaire Bernard Borrel, un magistrat français détaché à Djibouti retrouvé mort en 1995, le corps en partie carbonisé. L'enquête de la justice française a longtemps privilégié la thèse du suicide avant de retenir celle d'un assassinat après de nouvelles expertises. Ce dossier est devenu une affaire d'État après la mise en cause par des témoins du président Ismaël Omar Guelleh et de dignitaires du régime de Djibouti, où la France entretient sa principale base militaire en Afrique.
  • Mardi  : un homme d'affaires djiboutien et opposant dépose plainte à Paris contre le président Ismaël Omar Guelleh, notamment pour assassinat après la mort suspecte de deux membres de sa famille.
  • Mercredi  : l'ONU cherche 39,9 millions de dollars (28,4 millions d'euros) pour venir en aide à 120 000 personnes qui souffrent de la sécheresse qui affecte le nord de la Corne de l'Afrique, détruit les récoltes et décime les troupeaux, depuis 2005. Ces années successives de sécheresse ont dévasté les moyens de subsistance des populations dans les régions rurales de Djibouti et environ 25 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë[61].

Égypte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en Égypte.

Érythrée[modifier | modifier le code]

  • Lundi  : quelque 5 000 Érythréens venus de 14 pays d'Europe ont manifesté devant le Palais des Nations unies à Genève pour protester contre les sanctions prises par le Conseil de sécurité contre leur pays, accusé d'aider les rebelles islamistes somaliens. Ils comptaient parmi eux plusieurs dignitaires, vivant en Europe, des églises catholique et chrétienne orthodoxe d'Érythrée. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 23 décembre, à 13 voix contre 15, des sanctions contre l'Érythrée pour son action déstabilisatrice en Somalie et son attitude hostile à l'égard de son voisin Djibouti.
  • Dimanche  : selon le Groupe de contrôle de l'ONU sur la Somalie, « le gouvernement érythréen a continué de fournir une assistance politique, diplomatique, financière, et un soutien militaire présumé aux groupes d'opposition armée » en 2009 en violation de l'embargo sur les armes (résolution 1844) et malgré de nouvelles sanctions imposées en décembre 2009 contre l'Érythrée. Selon les experts, « en réponse à la pression internationale, l'échelle et la nature du soutien érythréen ont diminué, ou est devenu moins visible, mais n'a en tout cas pas cessé »[62].

Éthiopie[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : le Boeing 737-800 d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé au large du Liban le 25 janvier avec 90 personnes à bord « a explosé en vol et sa carlingue, ainsi que les [corps] des personnes à bord se sont dispersés en mer, en différents lieux » juste après son décollage de l'aéroport de Beyrouth. « Les corps repêchés en premier étaient intacts » mais par la suite, « des membres de corps ou des corps défigurés » ont été remontés ce qui indique que l'avion a explosé. Un responsable du ministère de la Défense avait affirmé le jour de l'accident que le Boeing s'était désintégré en quatre morceaux avant de s'abîmer, alors que d'autres autorités avaient immédiatement écarté l'hypothèse d'un « acte de sabotage »[63].
  • Jeudi  : le ministre de l'Information libanais, Tarek Mitrie, assure qu'il n'y a « absolument aucune preuve » attestant la thèse d'« un acte de sabotage ou un acte terroriste » contre le Boeing 737-800 d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé en mer le 25 janvier avec 90 personnes à bord, tout en appelant à éviter les conclusions hâtives tant que l'enquête était en cours.
  • Samedi  : une explosion dans un café d'Adi Haro, prêt de la frontière avec l'Érythrée, cause la mort de 5 personnes et fait au moins 20 blessés. Les pays maintiennent dans le secteur un important dispositif militaire en raison d'un différend frontalier persistant.
  • Mardi  : le rapport préliminaire sur l'accident de l'avion de ligne d'Ethiopian Airlines au large du Liban dans lequel ont péri 90 personnes montre clairement une erreur de pilotage : « L'accident était dû à un enchaînement d'erreurs de la part des pilotes qui n'ont pas tenu compte des indications fournies par les instruments […] l'appareil était en parfait état de fonctionnement jusqu'au dernier moment [mais] le pilote et le co-pilote avaient peu d'expérience sur cet appareil [(1 mois et 4 mois) et pensaient] que le pilotage automatique avait été enclenché [alors] aucun d'eux n'avait remarqué que le témoin lumineux n'était pas allumé »[64].
  • Vendredi  : quatre pays d'Afrique de l'Est — l'Éthiopie, l'Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie — ont signé à Entebbe un nouvel accord, en négociation depuis une dizaine d'années, sur le partage des eaux du Nil, en l'absence du Burundi et de la République démocratique du Congo, et malgré le boycott de l'Égypte et du Soudan, farouchement opposés à ce projet, dont tous les détails n'ont pas été rendus publics. Selon le texte, la nouvelle Commission du Bassin du Nil sera chargée de recevoir et approuver tous les projets (canaux d'irrigation, barrages…) concernant le fleuve. Elle sera basée à Addis-Abeba et comptera des représentants des neuf pays concernés[12].
  • Jeudi  : les forces armées annoncent avoir tué 59 rebelles du Front national de libération de l'Ogaden (ONLF) et en avoir blessés 32 autres, lors de l'attaque menée par ces derniers en début de semaine contre la garnison de Malqaqa, une localité de l'Ogaden (est de l'Éthiopie) situé entre Harar et Jijiga. De son côté l'ONLF affirme avoir tué 94 soldats éthiopiens lors de cette attaque[65].
  • Dimanche  : élections législatives générales pour lesquelles le premier ministre sortant, Meles Zenawi, au pouvoir depuis 19 ans, est donné grand favori. Près de 32 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour ce quatrième scrutin multipartite de l'histoire du pays. Parmi les forces politiques en présence : le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (FDRPE), au pouvoir, aligne 501 candidats; en face, la coalition de l'opposition, le Forum pour la démocratie et le dialogue (Medrek), en présente 421. Le gouvernement sortant présente un bon bilan économique : croissance d'environ 10 %, inflation maîtrisée et exportations en hausse.
  • Lundi  : les élections législatives se sont déroulées sans incident majeur dimanche dans tout le pays avec une forte participation. Mais l'opposition affirme qu'il y avait eu des fraudes en faveur du parti au pouvoir, alors que l'ONG Human Rights Watch (HRW) dénonce des manœuvres d'intimidation et des restrictions illégales aux médias.
  • Mardi  : les premiers résultats montrent due le parti du premier ministre Meles Zenawi est en passe de gagner largement les élections législatives. Des dizaines de milliers de ses partisans se sont rassemblés au centre d'Addis-Abeba pour l'acclamer. D'autres rassemblements ont eu lieu dans d'autres villes comme Bahir Dar.
  • Vendredi  : selon l'OMS et l'UNICEF, l'épidémie de rougeole qui se développe en Afrique de l'est et australe, a déjà touché 2 108 enfants et causé 8 décès en Éthiopie.
  • Dimanche  :
    • L'Éthiopienne Aberu Kebede a remporté l'épreuve féminine du marathon de Berlin en 2 heures 23 minutes et 58 secondes, devant sa compatriote Bezunesh Bekele et la Japonaise Tomo Morimoto.
    • Un petit bateau transportant 85 passagers (75 éthiopiens et 10 somaliens), vers le Yémen, a chaviré dans le golfe d'Aden. Malgré la présence du contre-torpilleur américain « Winston Churchill », 13 personnes ont péri noyés et 8 autres sont portées disparues[66].

Gabon[modifier | modifier le code]

  • Samedi  : la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (COMUF), filiale à 68,4 % du groupe nucléaire français Areva, annonce avoir déposé une plainte contre X à la suite du déversement de déchets chimiques supposés toxiques sur son site de Mounana, à 90 km au nord de Franceville[68].
  • Mardi  : le ministère de l'Intérieur annonce que le Gabon a expulsé la semaine précédente 358 immigrés clandestins sans papiers ou avec papiers périmés, dont 232 par bateau : « Certains résidaient dans notre pays depuis longtemps sans jamais chercher à se régulariser. ».
  • Samedi  : le Gabon a signé pour 4,5 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros) de contrats « avec des multinationales de l'Inde et de Singapour » pour des projets d'infrastructures « touchant des programmes clés du projet pour le Gabon Emergent ». Ces investissements concernent « les infrastructures routières avec 1 000 km de routes », la création d'une zone économique spéciale à Nkok (près de Libreville) « dédiée à la transformation du bois », des cultures de palme à Mouila (région de Ngounié, centre sud) et à Tchibanga (région de Nyanga, sud) et 5 000 logements sociaux. Ces travaux devraient générer « plus de 50 000 emplois directs et indirects au cours des diverses phases de mise en œuvre »[69].
  • Mercredi  : l'agglomération de Port-Gentil, capitale économique du pays, est en proie à une pénurie d'eau potable à cause de l'arrêt partiel depuis 3 jours de la production de la station de traitement d'eau de Mandorové qui l'alimente, en raison d'un niveau élevé de salinité. La quantité d'eau encore totalement potable fournie par les forages du fleuve Ogooué ne couvre plus que 30 % de la consommation de l'agglomération. Les pluies importantes des derniers mois dans la région ont provoqué une baisse des eaux de l'Ogouée[pas clair], ce qui a entraîné une montée de l'eau de mer vers le fleuve, rendant la production de Mandorové et d'autres forages impropre à la boisson[70].
  • Samedi  : premier anniversaire de la présidence d'Ali Bongo, porté à la tête du Gabon à l'issue d'une élection présidentielle anticipée organisée fin août 2009, à la suite du décès de son père Omar Bongo Ondimba.
  • Mercredi  : le président Ali Bongo annonce « une révision de la Constitution » avec modification de « trois paragraphes et 36 articles », notamment sur l'organisation des élections présidentielle et parlementaires.
  • Lundi  : les Nations unies annoncent l'ouverture à Libreville en janvier 2011 d'un bureau régional pour l'Afrique centrale, dans le but d'aider la sous-région à prévenir les confits et à traiter des problèmes de paix et de sécurité.
  • Mercredi  : le Parti démocratique gabonais (PDG) estime que la Cour de cassation française s'est « ridiculisée » en autorisant l'enquête sur le patrimoine en France de présidents africains et de leurs proches dans l'affaire des « biens mal acquis » : « La Cour de cassation s'est totalement ridiculisée en se fondant sur des arguments […] saugrenus […] Ces magistrats français, arrière-garde nostalgique d'un temps révolu, ne croient pas au droit international qu'ils foulent aux pieds mais en la loi du plus fort et à la supériorité affirmée d'un civilisation au nom de laquelle pourtant les pires crimes ont été commis et sont toujours restés impunis au mépris du droit des peuples opprimés et spoliés par leurs congénères […] En décidant que les activistes français de TI, dont les desseins cachés et donneurs d'ordre sont connus, avaient un intérêt à agir […] la Cour de cassation s'est d'abord ridiculisée aux yeux de ceux qui y voyaient un temple du droit [… et a] créé un précédent extrêmement fâcheux, source […] de tensions diplomatiques en s'inscrivant contre toutes les règles établies du droit international […] Les décisions de justice sont rendues en France "au nom du peuple français". Au nom de quoi le "peuple français" serait-il légitime pour juger des faits qui ne le concernent en rien ? […] En s'arrogeant au nom d'une prétendue compétence universelle […] le droit d'engager des poursuites pour des faits relevant d'autre États, les juges français ont cédé à un penchant courant chez tous ceux qui en Occident n'ont rien appris de l'Histoire […Le PDG se] réserve le droit de lancer toute action visant à assurer l'échec » de la procédure[71].
  • Mercredi  : selon des notes diplomatiques américaines datant de juillet 2009 et divulguées par WikiLeaks, près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) à son profit par le défunt président gabonais Omar Bongo et son fils Ali, alors ministre de la défense et candidat à la présidence. Une partie de ces fonds aurait aussi profité à des partis politiques français[72],[73].

Gambie[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : début d'une importante série d'arrestations liée au démantèlement d'un trafic de drogue : le chef de la police et de son adjoint, le chef de la marine, le chef adjoint de l'armée ainsi que le responsable de l'agence de lutte contre la drogue et son adjoint sont arrêtés.
  • Samedi  : onze hauts responsables de l'armée, de la police et de l'agence de lutte contre la drogue ainsi que l'ancien ministre de la Pêche, Antouman Saho, limogé en février, ont été arrêtés en Gambie lors d'un vaste coup de filet lié probablement au trafic de drogue. Le président Yahya Jammeh déclare : « Ceux qui sont dans des positions élevées dans le domaine de la sécurité ne doivent pas être impliqués dans le trafic de drogue. Je fais serment que ce pays ne sera jamais un narco-État ».
  • Jeudi  : le ministère de la Justice annonce que 10 Gambiens, dont l'ancien chef du personnel des forces armées, sont inculpés de « trahison », accusés d'avoir tenté de renverser l'an dernier le président Yahya Jammeh.
  • Jeudi  : l'ex-chef de l'armée gambienne et 7 autres personnes, dont de hauts responsables militaires et des hommes d'affaires, accusés d'avoir tenté de renverser en 2009 le président Yahya Jammeh, sont condamnés à mort. Petit pays enclavé dans le Sénégal, son régime est régulièrement critiqué pour ses violations des droits de l'homme et accusé d'entretenir un climat de terreur.
  • Mercredi  : les inondations dues aux pluies diluviennes de ces derniers mois ont fait 12 morts.
  • Lundi  : le ministère des Affaires étrangères a annoncé la rupture de toutes ses relations avec le gouvernement de la République islamique d'Iran, l'annulation de « tous les projets et programmes existants » et ordonné aux représentants iraniens de quitter le pays sous 48 heures. Cette initiative serait liée à l'interception en octobre au Nigeria d'un bateau transportant une cargaison de roquettes et de diverses armes en provenance d'Iran et dont les carnets de navigation leur ont donné à penser que ces armes étaient destinées au territoire gambien. L'enquête sur cette cargaison d'armes se concentre sur deux Iraniens soupçonnés d'être des membres importants des Gardiens de la révolution, une unité d'élite du régime[74].

Ghana[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : un incendie a ravagé l'unique raffinerie de pétrole du pays à Téma, faisant un mort et un brûlé grave. 9 camions-citerne qui chargeaient du carburant à la raffinerie ont tous pris feu.
  • Dimanche  : l'équipe de football du Ghana signe la première victoire d'une équipe africaine au Mondial de football en Afrique du Sud en battant la Serbie (1-0) grâce à un penalty en fin de match[75].
  • Lundi  : des inondations dues à des pluies torrentielles dans plusieurs régions du pays (Central, Volta, Greater Accra) ont causé la mort d'au moins 24 personnes et des milliers de personnes « sont toujours piégées » par l'eau.
  • Lundi  : une mine d'or abandonnée s'effondre à Dunkwa-on-Offin (centre), en raison d'importantes pluies, ensevelissant des dizaines de mineurs clandestins. Selon les premiers comptes, 136 mineurs y seraient enfermés. Le Ghana, deuxième producteur d'or d'Afrique, compte de nombreuses mines illégales. En novembre 2009, 18 personnes, dont 14 femmes, avaient été tuées dans un effondrement. En avril 2007, 18 autres mineurs ont perdu la vie et 30 ont été portés disparus dans un accident similaire.
  • Mercredi  : les inondations dues aux pluies diluviennes de ces derniers mois ont fait 52 morts.

Guinée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en Guinée.

Guinée-Bissau[modifier | modifier le code]

  • Jeudi  : le Fonds monétaire international se dit « très satisfait » de la gestion adéquate des dépenses internes et de l'exercice fiscal 2009 lors duquel les recettes de l'État ont largement augmenté. Les prévisions de croissance sont de 3,5 % pour 2010 et 4 % pour 2011. L'État a payé début janvier l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelque 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne de 26 millions d'euros.
  • Lundi  : le contre-amiral Bubo Na Tchute, ex-chef de la Marine nationale, accusé de tentative de coup d'État en août 2008 et revenu récemment, est obligé de se réfugier dans les locaux de l'ONU à Bissau. Il avait été contraint de fuir la Guinée-Bissau en décembre 2009, accusé d'être un des barons du trafic de cocaïne depuis l'Amérique du Sud et l'initiateur de deux assassinats l'an passé.
Carlos Gomes Junior
(septembre 2009)
  • Jeudi  : Tentative de coup d'État sur fond de trafic de cocaïne[76].
    • Des soldats de l'État-major ont arrêté le premier ministre, Carlos Gomes Junior, tôt ce matin dans sa résidence à Bissau. La radio nationale a interrompu ses programmes pour diffuser de la musique militaire.
    • Plusieurs centaines de personnes, pour la plupart des sympathisants du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap vert (PAIGC, au pouvoir, ex-parti unique), se sont rassemblées devant le siège du gouvernement pour protester contre l'arrestation du premier ministre et exiger sa libération.
    • L'amiral Bubo Na Tchute, accusé de tentative de coup d'État en août 2008 et réfugié depuis lundi dans les locaux de l'ONU à Bissau sort de sa retraite.
    • Le général Antonio Indjai, nouveau chef de l'armée, qui a renversé le chef d'état-major, le général Zamora Induta, l'accusant de mener le pays au « chaos » et de gérer l'armée comme « une propriété privée », affirme qu'il veut « juger » le premier ministre Carlos Gomes Junior comme un « criminel » et menace de le faire « assassiner » si les manifestations en sa faveur ne cessent pas.
  • Vendredi  : le premier ministre, Carlos Gomes Junior est libéré en début d'après-midi, puis a rencontré le président Malam Bacai Sanha, avant de déclarer : « La situation est maintenant assainie. Je peux vous assurer que les institutions vont se remettre à fonctionner normalement […] Je ne démissionnerai pas car j'ai été élu démocratiquement, je considère ce qui s'est passé hier comme un incident ». La situation s'est normalisée dans la capitale : la police remplace l'armée dans les rues, et la radio nationale, qui passait jeudi de la musique militaire, a repris ses émissions.
  • Jeudi  : la Banque mondiale accorde un financement supplémentaire de 2,870 millions d'euros pour soutenir la production de riz de quelque 2 000 petits exploitants agricoles et les cantines scolaires de 232 écoles. Elle appelle les partenaires publics à prendre « le risque de faire des investissements massifs et à long terme dans ce pays pour l’aider à sortir du cercle vicieux des crises ».
  • Samedi  : l'ambassade des États-Unis « regrette » la nomination officielle du général Antonio Indjai comme chef de l'armée, le jugeant « indigne de diriger les forces armées », car impliqué dans le double assassinat, en mars 2009, du chef d'état-major général Batista Tagmé Na Wai et du président Joao Bernardo Vieira. Auparavant, les États-Unis se sont inquiétés des « indications selon lesquelles de hauts membres des forces armées et du gouvernement civil sont impliqués dans le trafic de stupéfiants ».
  • Mardi  : la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, annonce son intention de « réexaminer » l'aide au développement accordé à la Guinée-Bissau en raison de l'investiture d'un nouveau chef d'état-major, le général Antonio Indjai, qui avait renversé le précédent chef des armées, et « considère que la situation présente pourrait constituer une violation des engagements de la Guinée-Bissau en termes de respect des droits de l'Homme, de démocratie et d'État de droit » pris dans le cadre de l'accord de Cotonou de juin 2000. L'UE a mis en place en 2008 une mission visant à soutenir la réforme du secteur de la sécurité (police, justice, armée) dans le pays.
  • Mercredi  : l'armée de Guinée-Bissau accepte le principe de l'arrivée d'une force étrangère pour œuvrer à la stabilisation du pays frappé par une instabilité politique et militaire chronique et de violences. Cette force sera composée d'éléments de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et de l'Union africaine (UA)[78].

Guinée équatoriale[modifier | modifier le code]

Teodoro Obiang Nguema
(février 2008)
  • Dimanche  : le directeur adjoint de la Sécurité nationale à Bata, le capitaine Bienvenido Esono Engonga, dit « Evu Ekeing » est limogé pour « tentative de putsch » et pour avoir « voulu tuer le président » Teodoro Obiang Nguema à Bata. Il avait été nommé à ce poste en février 2009 lors du remaniement qui avait touché le ministère de la sécurité et défense après une attaque contre le palais présidentiel de Malabo le [79].
  • Mardi  : sept corps de victimes mortes, non identifiées, ont été trouvés dans la plus grande décharge de Bata, la capitale économique de la Guinée équatoriale.
  • Mercredi  : des hommes armés venus par la mer ont tenté de débarquer à Malabo pour une attaque. Les autorités affirment avoir repoussé l'attaque, qui visait selon elles le palais présidentiel. Elles attribuent l'assaut à des rebelles nigérians avant d'accuser Faustino Ondo Ebang, ex-chef de l'Union populaire (UP, parti d'opposition) réfugié en Espagne depuis 2007, d'en être le « commanditaire ».
  • Mardi  : le ministre de l'Information affirme que des soldats incontrôlés de l'armée camerounaise ont lancé le 17 février une « attaque » dans le but de voler un bateau ravitaillant une plate-forme pétrolière. La Guinée équatoriale affirme disposer d'enregistrements de l'attaque et de l'immatriculation de la vedette. Une délégation diplomatique camerounaise est actuellement à Malabo, au sujet de cette affaire[80].
  • Samedi  : quatre hommes, trois anciens officiers de l'armée et un civil, accusés d'avoir participé à l'attaque du palais présidentiel en février 2009 et reconnus coupables de terrorisme et de trahison, ont été condamnés à mort par le tribunal militaire de Malabo. Deux autres suspects ont été condamnés à 20 ans de prison pour complicité dans ce procès. Les quatre hommes sont reconnus « criminellement responsables et auteurs de délits d'attentat contre le chef de l'État et représentant du gouvernement, terrorisme et trahison ». Ils ont été exécutés le jour même.
  • Samedi  : le Groupe de travail de l'ONU sur l'utilisation des mercenaires « condamne fermement » l'exécution de quatre hommes pour l'attaque du palais présidentiel en février 2009 après un procès « sommaire ». Il estime que ce procès ne s'est pas tenu « en bonne et due forme » et que le fait que « la sentence ait été exécutée le même jour a dénié aux accusés toute possibilité de faire appel ». »[81].
  • Jeudi  : l'Unesco annonce la « suspension » de la mise en œuvre du « prix Unesco–Teodoro-Obiang », destiné à récompenser un chercheur en science de la vie et de la Terre dont les travaux « conduisent à améliorer la qualité de la vie humaine ». Selon 'ONG Human Rights Watch, la suspension de ce prix scientifique, met fin à plusieurs mois d'une polémique embarrassante développée depuis des mois, par des ONG, des universitaires et jusqu'au Prix Nobel de la paix Desmond Tutu, qui appelaient l'Unesco à annuler ce prix, y voyant une opération de communication orchestrée par un chef de l'État au « bilan épouvantable en matière de violation des droits humains et d'une gestion catastrophique de la Guinée équatoriale au cours des trente dernières années »[82].

Kenya[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Kenya.

Lesotho[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : la compagnie Gem Diamonds annonce la découverte fin octobre dans une mine d'un diamant blanc de 185 carats. Un diamant blanc de 196 carats avait déjà été découvert dans la même mine en août.

Liberia[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : un bateau transportant plusieurs dizaines de passagers a fait naufrage tôt le matin près du port de Harper, troisième port du pays.
  • Lundi  : sept personnes, dont un pilote Russe, sont arrêtées avec quatre tonnes de cocaïne destinées au marché américain, avant d'être extradés vers les États-Unis.
  • Jeudi  : Charles Taylor Junior, a été condamné en appel par un tribunal américain à 97 ans de prison pour crimes de torture commis sous la présidence de son père, alors qu’il dirigeait l’Unité anti-terroriste, une organisation paramilitaire chargée de protéger les dignitaires du régime[83].
  • Jeudi  : Naomi Campbell, témoigne devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), dans le cadre du procès de l'ex-président du Liberia, Charles Taylor, jugé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Elle avoue qu'elle avait reçu sous forme de cadeau de « toutes petites pierres à l'aspect sale », dont elle pense qu'elles lui étaient offertes par Charles Taylor après un dîner organisé par Nelson Mandela en 1997. Elle déclare les avoir donné à un de ses amis qui travaillait dans l'humanitaire en Afrique du Sud. Charles Taylor est accusé d'avoir dirigé en sous-main les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) en Sierra Leone en leur fournissant armes et munitions en échange de diamants alors qu'il affirme ne jamais avoir possédé de diamants bruts[84].
  • Vendredi  : la Commission européenne alloue une aide humanitaire supplémentaire de 10 millions d'euros au Liberia afin d'améliorer l'accès aux soins de santé, à l'eau et aux équipements sanitaires pour quelque 500 000 personnes vulnérables. Au total, la Commission européenne a prévu de débloquer plus de 150 millions d'euros au bénéfice du Liberia sous forme de différents projets portant sur le développement des infrastructures, l'appui aux services de santé ou encore le système éducatif.
  • Lundi  : l'actrice Mia Farrow témoigne devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) que Naomi Campbell lui a dit avoir reçu un « énorme diamant » de la part de Charles Taylor. De son côté, Carole White, l'ex-agent de Naomi Campbell, témoigne que le top-model et Charles Taylor avaient « doucement flirté » au cours du dîner, puis dans la nuit le mannequin avait reçu des diamants que lui avait promis l'ex-président, affirmant qu'« elle était assez déçue car ils n'étaient pas brillants »[85].
  • Dimanche  : le Congrès pour le changement démocratique de l'ancienne vedette internationale du football, George Weah, a formé une alliance avec trois autres partis politiques d'opposition — dont le Parti national patriotique de l'ex président Charles Taylor et le Parti progressiste démocratique de l'ancien seigneur de la guerre Sekou Damate Conneh — en vue de l'élection présidentielle d'octobre 2011. Georges Weah avait été battu en 2005 par Ellen Johnson Sirleaf, première femme présidente d'Afrique, qui a annoncé sa candidature pour un deuxième mandat[86].
  • Mardi  : de fortes vagues ont détruit un quartier d'une quarantaine d'habitations précaires construites au bord de la mer à Monrovia dans lesquelles vivaient quelque 300 personnes. L'érosion des côtes qui affecte toute la côte du pays bordant l'océan Atlantique, a déjà entraîné la disparition de nombreuses plages et met en danger les communautés qui ont construit trop près du bord. L'Agence nationale de protection de l'environnement met l'érosion sur le compte de la montée des eaux dans le monde et de l'utilisation du bois des mangroves — barrière naturelle contre les tempêtes — et du sable des plages pour le bâtiment et les travaux publics.

Libye[modifier | modifier le code]

Mouammar Kadafi
(février 2009)
  • Jeudi  :
    • La cour d'appel de Tripoli condamne à quatre mois de prison, Max Göldi, un des deux Suisses retenus en Libye qui étaient accusés de « séjour illégal ». Max Göldi, chef de la filiale en Libye du groupe d'ingénierie hevético-suédois ABB et Rachid Hamdami, responsable d'une PME suisse, ont été condamnés par contumace le 30 novembre 2009 à 16 mois de prison dans cette affaire.
    • Le numéro un libyen, Mouammar Kadhafi, appelle les musulmans à mener le djihad (la guerre sainte) contre la Suisse, qualifiée de « mécréante et apostate », et au boycott de son économie en réponse à l'interdiction de la construction de nouveaux minarets dans la Confédération suisse, approuvée fin novembre par référendum. Cet appel est en fait lié à la crise diplomatique entre la Suisse et la Libye alors en cours.
  • Vendredi  : la Libye donne jusqu'à lundi à l'ambassade de Suisse à Tripoli pour lui livrer un homme d'affaires suisse Max Göldi, condamné pour séjour illégal en Libye réfugié à l'ambassade, une affaire qui a aggravé les relations déjà tendues entre les deux pays : Aucune ambassade ne doit devenir un moyen d'échapper à la justice […] J'espère que cela ne nous poussera pas à adopter d'autres mesures. Une cour d'appel a réduit la condamnation de l'homme d'affaires suisse de 16 à quatre mois de prison pour violation des droits de résidence. Lui-même et un autre homme d'affaires suisse, Rachid Hamdani, avaient été autorisés à rester à l'ambassade le temps de leur procès. Rachid Hamdani a été acquitté[87].
  • Lundi  : Max Göldi, l'un des deux hommes d'affaires suisses retenus à Tripoli depuis 19 mois, et réfugié dans l'ambassade de Suisse, s'est rendu aux autorités libyennes et a été conduit à la prison d'Aïn Zara, tandis que le second Suisse, Rachid Hamdani, blanchi en appel, réglait les formalités nécessaires à son départ de Libye. Tripoli avait donné à l'ambassade jusqu'à midi pour remettre à la justice Max Göldi. La représentation helvétique était encerclée lundi de dizaines de policiers et de véhicules des forces de l'ordre[88].
  • Mardi  : le ministère algérien des Affaires étrangères apporte son soutien à la Jamahiriya arabe libyenne en crise avec la Suisse sur la liberté de circulation des personnes. L'Algérie réaffirme « sans ambages sa solidarité » avec la Libye et « appelle à un règlement de ce différend fondé sur le respect des règles du droit international et des us et coutumes des relations entre États également souverains ».
  • Mercredi  : le premier ministre « a décidé d'imposer un embargo total sur tous les échanges économiques et commerciaux avec la Suisse » dans la foulée de la crise diplomatique entre les deux pays, et d'« adopter d'autres alternatives en ce qui concerne les médicaments et les équipements médicaux et industriels » suisses importés. Cet embargo a été décidé « en réponse à l'appel » du numéro un libyen, Mouammar Kadhafi, ainsi qu'à « la politique de la Suisse hostile à l'Islam et à ses actions téméraires »[89].
  • Mardi  : le président de la Fondation Kadhafi pour le développement (FKD), Saïf al-Islam Kadhafi, annonce la libération de 214 islamistes détenus en Libye, dont trois dirigeants du Groupe islamique des combattants libyens (Gicl) qui s'était rallié à Al-Qaïda, qualifiant cette mesure « d'évènement historique ». Parmi les personnes libérées, les trois dirigeants, Abdelhakim Belhaj, l'émir du groupe, Khaled Chrif, le chef militaire, et Sami Saadi, l'idéologue. « Depuis le début de ce programme, 705 islamistes ont été libérés mais 409 sont toujours en prison », précisant qu'à travers cette libération, il s'agit d'envoyer des messages à la jeunesse libyenne pour leur dire qu'il n'est plus admissible que des jeunes s'adonnent au nom de l'Islam à des actes subversifs[90].
  • Jeudi  : la Libye réclame plus d'un milliard de dollars à la Corée du Sud, sous forme d'un chantier gratuit, pour mettre un terme à la crise diplomatique née d'une affaire d'espionnage dont Séoul est accusé par Tripoli. Depuis 1978, près de 300 projets de constructions ont été réalisés par la Corée du Sud pour un montant total de 35 milliards de dollars[91].
  • Lundi  : un israélo-tunisien, Rafael Hadad, détenu depuis mars en Libye pour espionnage après avoir pris des photos d'anciens biens juifs pour le compte d'une Société d'histoire judaïque, a été libéré et a pu prendre l'avion pour Vienne en Autriche avant son retour à Tel-Aviv. Pour sa libération, les autorités israéliennes ont accepté de transférer 20 maisons préfabriquées données par la Libye, destinées à la bande de Gaza et entreposées dans le port égyptien d'El Arish[92].
  • Mardi  : le directeur exécutif de la Fondation Kadhafi, Youssef Sawan, annonce la prochaine libération de 37 islamistes, membres du Groupe islamique des combattants libyens. 150 autres islamistes pourraient être aussi libérés.
  • Vendredi  : le ministre français de l'Industrie, Christian Estrosi est à Tripoli pour signer un document prévoyant l'instauration d'un partenariat stratégique entre les deux pays, notamment dans les domaines économique, énergétique et nucléaire. Les deux pays avaient conclu en juillet 2007 un accord de coopération dans le nucléaire civil. Mais depuis, la Libye a signé d'autres accord avec l'Ukraine, la Russie et le Canada.
  • Lundi  : 20 journalistes, parmi lesquels trois Tunisiens et deux Égyptiennes, de la société de médias Al-Ghad appartenant à Saïf al-Islam, fils du colonel Mouammar Kadhafi, ont été arrêtés sur fond de tensions entre réformateurs et conservateurs. Ces arrestations seraient motivées par un éditorial publié par le journal hebdomadaire Oéa, appelant au retour au gouvernement d'anciens « compagnons » du colonel Kadhafi, membres du conseil de la révolution libyenne de 1969 qui a porté le numéro un libyen au pouvoir[94].
  • Jeudi  : un bateau faisant partie d'un convoi humanitaire, intitulé « Route pour l'espoir » pour la bande de Gaza, est retenu au large du port de Derna à la suite d'un incident entre les autorités libyennes et le propriétaire grec du navire. Sept humanitaires britanniques sont retenus « sur le bateau contre leur volonté, sans papier, sans passeport ».

Madagascar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 à Madagascar.

Malawi[modifier | modifier le code]

  • Samedi  : un jeune de 21 ans est arrêté à Blantyre pour avoir collé des posters en faveur des droits des homosexuels. Selon la police, son sac étaient remplis de posters portant l'inscription « Les droits des homosexuels sont des droits de l'Homme ». L'homosexualité au Malawi, qui vient de prendre la présidence tournante de l'Union africaine (UA), est illégale et elle est passible de 14 ans de réclusion.
  • Dimanche  :
    • Union africaine : ouverture du 14e sommet de l'UA, le président du Malawi, Bingu wa Mutharika est élu à la tête de l'Union africaine, marquée par une année chaotique où les prises de position dissonantes de son prédécesseur Mouammar Kadhafi ont brouillé l'image de l'institution.
    • La foudre s'est abattue sur une église causant la mort de 6 personnes et en blessant 4 autres, alors que 40 membres d'une chorale se préparaient à la messe.
  • Vendredi  : la « Fondation Raising Malawi » annonce la prochaine visite de la chanteuse américaine Madonna qui viendra inspecter les travaux de construction des locaux de l'institution pour jeunes filles d'un coût de 15 millions de dollars pour permettre l'accueil de 500 jeunes filles issues de milieux modestes de tout le pays. Elle se rendra également dans le village de Chinkhota (district de Mchinji, à 16 km de Lilongwe), où elle avait adopté son fils Banda en 2006.
  • Mardi  : la chanteuse américaine Madonna a posé la première pierre d'une école de filles d'un coût de 15 millions de dollars construite par sa « Fondation Raising Malawi ». Ses enfants biologiques, Rocco et Lourdes, ainsi que ses deux enfants adoptés au Malawi, David Banda et Chifundo "Mercy" James, étaient présents à ses côtés. Elle était également accompagnée de l'économiste américain Jeffrey Sachs, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et fondateur du projet « Villages du Millenium pour la réduction de la pauvreté ».
  • Jeudi  : un couple d'homosexuel est reconnu coupable d'avoir violé « l'ordre de la nature » après avoir organisé, le , la première cérémonie symbolique de « mariage » gay du pays. Un tribunal de Blantyre les a condamné à 14 ans de prison, la peine maximale, et aux travaux forcés. Selon le juge : « La condamnation que je vous donne est destinée à faire peur afin de protéger le public de gens comme vous pour que nous ne soyons pas tentés de reproduire cet exemple horrible ». L'homosexualité est interdite dans ce pays alors que le taux de prévalence du Sida y est de 14 %[95]. Ils sont graciés le 29 mai par le président Bingu wa Mutharika.
  • Vendredi  : selon l'OMS et l'UNICEF, l'épidémie de rougeole qui se développe en Afrique de l'est et australe, a déjà touché 11 461 enfants et causé 68 décès au Malawi.
  • Jeudi  : le président Bingu wa Mutharika a rejeté les conclusions d'un rapport défavorable de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) qui révèle que 1,5 million d'habitants de ce petit pays d'Afrique australe dépendaient d'une aide alimentaire. Il menace de se passer des pays donateurs qui ont critiqué la décision de son gouvernement d'exporter cette année 300 000 tonnes de maïs vers le Zimbabwe, et de fermer les journaux qui ont rapporté ces faits. L'aide étrangère représenterait environ un cinquième de l'économie du Malawi, qui compte 14 millions d'habitants.

Mali[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Mali.

Maroc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Maroc.

Île Maurice[modifier | modifier le code]

  • Mercredi  : le Parti travailliste au pouvoir depuis 2005, premier ministre, Navinchandra Ramgoolam, chef du gouvernement (1995-2000 puis 2005-2010), allié au Mouvement socialiste militant (MSM), remporte les élections législatives du 5 mai, obtenant 15 des 18 sièges qui y étaient en jeu. Le Mouvement militant mauricien d'opposition a reconnu sa défaite par la voix de son dirigeant, Paul Berenger. Les deux formations rivales ont toutes les deux fait campagne sur le renforcement de l'État-providence et de la justice sociale dans l'un des pays les plus stables et prospères de la région, avec une économie essentiellement articulée autour de la canne à sucre, du textile et du tourisme[96].
  • Lundi  : le nouveau conseiller spécial auprès du secrétaire général des Nations unies pour les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie, Jack Lang, est en visite afin de participer à la conférence ministérielle régionale consacrée à la piraterie dans l'océan Indien. Une stratégie et un plan d'action régional pour contrer la piraterie et promouvoir la sécurité maritime en Afrique australe et orientale y seront discutés et finalisés afin d'être soumis à la conférence ministérielle. Le gouvernement mauricien a annoncé la signature d'un accord de transfert afin de lui permettre d'accueillir les pirates présumés pour être jugés et incarcérés à Maurice, le chef de l'opposition parlementaire mauricienne Paul Bérenger a invité le gouvernement à « réfléchir à deux fois avant de procéder à la signature de cet accord »[97].

Mauritanie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en Mauritanie.

Mayotte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 dans la France d'outre-mer.

Mozambique[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : le naufrage d'un bateau transportant des émigrés clandestins somaliens au large de la province de Cabo Delgado, fait 9 morts et 40 disparus alors que 33 passagers ont pu être sauvés.
  • Lundi  : selon une étude officielle, près de 12 % de la population du Mozambique est atteinte du sida. Le ministre de la santé, Paulo Ivo Garrido, a qualifié la situation d'« extrêmement sérieuse », car « lorsque plus de 5 % des habitants sont atteints par le virus, cela signifie que le pays est dans une situation dramatique. Un taux de prévalence de 11,5 %, c'est deux fois plus ». L'étude menée sur 16 600 personnes souligne que les femmes sont les plus touchées avec 13,1 % d'entre elles, comparé au taux de 9,2 % constaté chez les hommes de 15 à 49 ans. Plus des deux tiers des personnes atteintes du sida dans le monde vivent en Afrique subsaharienne où le programme de l'ONUSIDA établit à 5,2 % le taux de prévalence du sida chez les adultes.
  • Mardi  : le ministre des Ressources minières, Esperanca Bias, annonce que la compagnie pétrolière américaine Anadarko a découvert des réserves de pétrole « dans des puits à près de 5 100 mètres de profondeur dans l'océan Indien, dans le bassin de Rovuma, près de la frontière avec la Tanzanie » (nord) ; des études sont en cours pour déterminer si son extraction sera rentable. La compagnie Anadarko avait déjà annoncé cette année la découverte de gaz naturel dans le bassin de Rovuma. Le Mozambique, qui est l'un des pays les plus pauvres du monde, est actuellement convoité par de nombreuses compagnies internationales pour ses ressources minières, notamment des gisements de houille estimés à 15 milliards de tonnes.
  • Mercredi  : des milliers de manifestants ont protesté dans les faubourgs pauvres de Maputo contre la hausse des prix du pétrole, du blé, du pain, de l'eau et de l'électricité. La police a ouvert le feu tuant quatre personnes dont deux enfants et faisant une cinquantaine de blessées par balles. Les prix ont flambé ces derniers mois avec la dépréciation du metical par rapport au rand sud-africain, or le pays dépend étroitement des importations venues de son grand voisin. Environ 70 % des Mozambicains vivent en dessous du seuil de pauvreté. Pour les populations urbaines pauvres, qui ne peuvent compter comme les paysans sur quelques récoltes personnelles ou une réserve de grains, ces augmentations sont de trop. 65 % des 23 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Les prix ont flambé ces derniers mois au Mozambique, notamment en raison de la dépréciation de la devise nationale dans un pays très dépendant des importations.
  • Jeudi  : les affrontements se sont poursuivis toute la nuit et 3 autres personnes ont été tuées dans les manifestations contre la vie chère. L'hôpital central de Maputo a recensé depuis la veille plus d'une centaine de blessés, dont de nombreux par balles. Au total, le nombre de blessés est de 228.
  • Vendredi  : les affrontements se sont poursuivis, des pillages ont eu lieu dans la banlieue de la capitale et les forces de l'ordre sont intervenues. Au total, le nombre de tués est de 10 et le nombre de blessés est de 443 depuis mercredi. Les policiers ont utilisé des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes pour disperser les pillards.
  • Samedi  : des affrontements ont eu lieu dans les faubourgs pauvres de Benfica et Hulene à Maputo. Trois policiers ont été blessés par des jets de pierres.
  • Lundi  : le gouvernement annonce que 13 personnes sont mortes à Maputo à cause des émeutes contre la vie chère de la semaine dernière et près de 450 autres personnes ont été blessées. Des forces de police ont été déployées dans les quartiers périphériques pauvres « afin de contrôler la situation aussi rapidement que possible ».
  • Mardi  :
    • Le ministre du Plan, Aiuba Cuereneia annonce que le gouvernement renonce à augmenter le prix du pain après la mort de 13 personnes dans des émeutes contre la vie chère la semaine dernière et décide de « maintenir le prix du pain à son niveau précédent grâce à une subvention ». Le gouvernement doit également annuler certaines augmentations des prix de l'eau et de l'électricité et tentera de « diminuer les dépenses publiques pour dégager des fonds et subventionner les prix des produits de base »[98].
    • Près de 286 personnes ont été arrêtées au cours des trois jours d'émeutes contre la vie chère, en majorité « des jeunes gens des deux sexes, des chômeurs, des vendeurs de rues ou des individus ayant consommé de l'alcool ». 66 magasins ont été pillés et trois banques vandalisées.
  • Jeudi  : cinq personnes sont mortes en tentant de boire le plus rapidement possible de l'alcool fort lors d'une compétition organisée dans le nord du Mozambique. Un fabricant d'alcool avait organisé ce concours pour promouvoir une nouvelle marque de gin. Pour gagner, il fallait finir avant les autres participants 5 bouteilles de cet alcool fort.

Namibie[modifier | modifier le code]

  • Vendredi  : le président Hifikepunye Pohamba, en marge du 25e sommet Afrique-France à Nice, a rencontré le président français Nicolas Sarkozy, avec lequel il a convenu d'approfondir les relations politiques et économiques entre la France et à la Namibie afin de « bâtir un partenariat à long terme » entre les deux pays, à l'image de celui engagé par le groupe nucléaire français Areva qui a obtenu en 2008 un permis pour l'exploitation de la mine d'uranium de Trekkopje, à 300 km à l'ouest de la capitale namibienne Windhoek[99].

Niger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Niger.

Nigeria[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Nigeria.

Ouganda[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en Ouganda.

La Réunion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 dans la France d'outre-mer.

Rwanda[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Rwanda.

Sahara occidental[modifier | modifier le code]

  • Vendredi  : le Conseil de sécurité de l'ONU approuve à l'unanimité la résolution 1871 qui prolonge d'un an de la mission de la MINURSO au Sahara occidental à l'issue de débats longs et houleux sur la question des droits de l'homme dans ce territoire. La France s'est opposée à ce que le Conseil de sécurité élargisse le mandat des casques bleus à la surveillance des droits de l'homme. La Minurso est présente depuis 1991 au Sahara occidental, où un conflit oppose le Front Polisario, partisan de l'indépendance, au Maroc, qui a annexé ce territoire en 1975, tandis que plusieurs dizaines de milliers de réfugiés sahraouis vivent dans des conditions précaires à Tindouf sous la houlette de l'Algérie. La mission de l'ONU compte actuellement un personnel militaire de 224 personnes et de 276 civils dans le pays[100].
  • Samedi  : le secrétariat national du Front Polisario a mis en garde la MINURSO contre « toute déviation » de son objectif d'organiser un référendum d'autodétermination au Sahara occidental, a indiqué l'agence algérienne APS, ce qui la « transformera, de garante de la solution démocratique juste, à protectrice de l'occupation illégale et de l'injustice ». Le Polisario estime que « la légalité internationale n'autorise pas une telle déviation ».
  • Mardi  : selon le Front Polisario, 11 personnes ont été tuées, 723 autres blessées et 159 sont portées disparues après l'intervention des forces marocaines contre un campement de contestataires près de Lâayoune. Les forces marocaines ont également « saccagé des centaines de maisons et boutiques et détruit des voitures appartenant à des Sahraouis ». D'après les autorités marocaines, les heurts ont fait six morts, essentiellement dans les rangs des forces de l'ordre et aucun parmi les civils du camp[101],[102].

Sao Tomé-et-Principe[modifier | modifier le code]

  • Dimanche  : élections législatives. 80 000 électeurs élisent 55 députés[103].
  • Lundi , élections législatives : le MLSTP/PSD (Mouvement de libération de Sao Tomé-et-Principe) parti social démocratique du premier ministre Joaquim Rafael Branco obtient 21 sièges et son allié, le PCD obtiendrait 7 sièges. L'opposition constituait de l'Action démocratique indépendante de l'ex-premier ministre Patrice Trovoada obtiendrait 26 des 55 sièges et son allié du MDFM-PL n'aurait qu'un siège. Le taux d'abstention est de 12,15 %. Les résultats officiels ne seront connus que dans les prochains jours[104].

Sénégal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Sénégal.

Seychelles[modifier | modifier le code]

  • Lundi  : le ministre seychellois des Transports, Joël Morgan, annonce qu'un navire des garde-côtes des Seychelles a mené une opération contre des pirates somaliens, ouvrant le feu sur leur embarcation, un boutre capturé, et libérant 6 otages seychellois et 21 autres iraniens.
  • Mardi  : l'unique bâtiment des garde-côtes des Seychelles, le Topaz, a repoussé dans la nuit une attaque de pirates somaliens dans l'océan Indien, alors qu'ils pénétraient dans « la zone économique exclusive » de l'archipel et coulé deux de leurs embarcations[105].

Sierra Leone[modifier | modifier le code]

  • Jeudi  : Naomi Campbell, témoigne devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), dans le cadre du procès de l'ex-président du Liberia, Charles Taylor, jugé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Elle avoue qu'elle avait reçu sous forme de cadeau de « toutes petites pierres à l'aspect sale », dont elle pense qu'elles lui étaient offertes par Charles Taylor après un dîner organisé par Nelson Mandela en 1997. Elle déclare les avoir donné à un de ses amis qui travaillait dans l'humanitaire en Afrique du Sud. Charles Taylor est accusé d'avoir dirigé en sous-main les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) en Sierra Leone en leur fournissant armes et munitions en échange de diamants alors qu'il affirme ne jamais avoir possédé de diamants bruts[84].
  • Lundi  : l'actrice Mia Farrow témoigne devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) que Naomi Campbell lui a dit avoir reçu un « énorme diamant » de la part de Charles Taylor. De son côté, Carole White, l'ex-agent de Naomi Campbell, témoigne que le top-model et Charles Taylor avaient « doucement flirté » au cours du dîner, puis dans la nuit le mannequin avait reçu des diamants que lui avait promis l'ex-président, affirmant qu'« elle était assez déçue car ils n'étaient pas brillants »[85].
  • Lundi  : une coulée de boue due à des pluies torrentielles emporte des maisons à Freetown causant la mort de 16 personnes, 5 autres personnes ont été grièvement blessées.

Somalie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en Somalie.

Soudan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Soudan.

Soudan du Sud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Soudan.

Swaziland[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : selon le Comité pour la protection des journalistes, le prince Mahlaba, frère du roi Mswati III du Swaziland, a menacé de mort les journalistes critiques envers le royaume[106].
  • Jeudi  : l'ONG Médecins sans frontières, dans un rapport faisant un étant des lieux sur les services de santé dans le pays, a lancé une alerte sur la « crise sanitaire » qui frappe le Swaziland où l'espérance de vie est passée de 60 ans à 31 ans ces vingt dernières années en raison de la double épidémie de sida et de tuberculose. Le taux d’infection au VIH/sida est le plus élevé au monde chez les adultes (26,1 %), précisant que plus de 80 % des patients souffrant de tuberculose sont également infectés par le sida. En outre, le pays est confronté à un taux très élevé de tuberculose multirésistante (forme particulièrement dangereuse de tuberculose résistante car elle est due à des bacilles résistants aux deux antituberculeux les plus efficaces), qui représente 7,7 % de tous les nouveaux cas de tuberculose en 2009 et 2010 selon une étude réalisée par MSF. « Par conséquent, de nombreux enfants deviennent orphelins et la population active adulte est en régression ». De nombreux patients ne terminent pas leur traitement en raison du « coût exorbitant des déplacements longs et fréquents vers des centres de santé éloignés ». MSF demande aux autorités de décentraliser les centres de diagnostic et traitement, en outre la « bureaucratie qui domine la gestion de l'approvisionnement national des médicaments doit être éliminée et remplacée »[107].

Tanzanie[modifier | modifier le code]

  • Samedi  : des hommes armés de machettes, ont massacré 17 villageois dans le district de Musoma (région de Mara, nord). Neuf suspects ont été arrêtés pour ce massacre qui a eu pour cause, selon la police, le vol de 25 chèvres.
  • Jeudi  : des hommes lourdement armés ont attaqué les participants à un mariage dans le district de Tarime (région de Mara, nord), tuant cinq personnes et en blessant une vingtaine d'autres, dont certaines sont dans un état grave.
  • Lundi  : la conférence de la CITES refuse à la Tanzanie le droit de vendre 80 649 kilos d'ivoire à la Chine et au Japon. La Tanzanie, arguant de « la bonne santé » de sa population de pachydermes, qu'elle a estimée à 100 600 animaux, demandait aussi qu'elle soit rétrogradée de l'Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées (interdiction totale du commerce) à l'Annexe II, qui autorise le commerce sous condition. La Tanzanie, qui attendait de cette vente un produit de 20 millions de dollars, justifiait cette demande en assurant que le fruit de la vente aurait été intégralement reversé à la conservation de sa population et à la lutte contre le braconnage[108].
  • Vendredi  : quatre pays d'Afrique de l'Est — l'Éthiopie, l'Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie — ont signé à Entebbe un nouvel accord, en négociation depuis une dizaine d'années, sur le partage des eaux du Nil, en l'absence du Burundi et de la République démocratique du Congo, et malgré le boycott de l'Égypte et du Soudan, farouchement opposés à ce projet, dont tous les détails n'ont pas été rendus publics. Selon le texte, la nouvelle Commission du Bassin du Nil sera chargée de recevoir et approuver tous les projets (canaux d'irrigation, barrages…) concernant le fleuve. Elle sera basée à Addis-Abeba et comptera des représentants des neuf pays concernés[12].
  • Mardi  : la justice condamne à la mort par pendaison un homme de 50 ans pour avoir tué une fillette albinos en 2008, l'avoir découpé et avoir bu son sang.
  • Jeudi  : le naufrage d'une embarcation naviguant sur le lac Victoria avec à son bord 37 écoliers cause la mort de 18 enfants, dans la région de Mwanza (nord). 19 des enfants ont pu être secourus par des pêcheurs.
  • Mardi  : un albinos a été pour la première fois élu député dans ce pays où les personnes souffrant de cette maladie génétique, caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux, sont victimes de discrimination, parfois pourchassées et tuées. Plusieurs dizaines d'entre eux ont été tués dans ce pays depuis le début d'une vague de crimes rituels en 2007 puis démembrés par des sorciers qui utilisent des parties de leur corps pour fabriquer des gris-gris censés attirer chance et réussite[109].
  • Mercredi , élection présidentielle : la commission électorale a proclamé les résultats de 146 des 239 circonscriptions du pays. Le président sortant, Jakaya Kikwete arrive en tête dans 121 d'entre elles, devant le candidat du Front civique uni (CUF) Ibrahim Haruna Lipumba dans 19 d'entre elles et Wilbrod Slaa, dans 6 autres. Le candidat du parti d'opposition Chadema, Wilbrod Slaa, demande une suspension de l'annonce des résultats de l'élection de dimanche, le temps de procéder à un recompte des voix pour vérifier des écarts de résultats.
  • Jeudi  : le président sortant, Jakaya Kikwete (60 ans), est proclamé réélu pour un second mandat de cinq ans avec 61,17 % des voix lors de l'élection présidentielle.

Tchad[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Tchad.

Togo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Togo.

Tunisie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 en Tunisie.

Zambie[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : un responsable du parti au pouvoir, chef de la ligue de la jeunesse du Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD), Chris Chalwe, a menacé la présidente du Forum pour la démocratie et le développement (FDD), Edith Nawakwi, petit parti de l'opposition de « viol collectif » après qu'elle eut critiqué le président Rupiah Banda : « Nous allons violer en bande Nawakwi si elle continue d'attaquer le président […] Le président a été élu par le peuple de Zambie et mérite le respect de tous les citoyens et vous pouvez être sûrs que nous violerons en groupe qui que ce soit qui l'insulte ». Edith Nawakwi avait soutenu la candidature de Rupiah Banda lors des élections de 2008 mais a ensuite qualifié son travail d'« échec complet ». Chris Chalwe, réputé pour ses déclarations à l'emporte-pièces, fait l'objet de poursuites en justice pour avoir battu des journalistes qui couvraient un déplacement du président[110].
  • Lundi  : les pluies torrentielles des derniers jours ont causé un important glissement de terrain qui a emporté un village de pêcheurs dans le district de Mpulungu, près de la frontière avec la Tanzanie. Neuf personnes sont mortes et trente familles ont perdu leur logement. D'autre part la capitale Lusaka est en partie inondée.
  • Mardi  : le président Omar el-Béchir, objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre, a décidé de ne pas se rendre le lendemain en Zambie pour un sommet de la conférence des Grands Lacs, Lusaka ayant refusé de préciser si elle l'aurait arrêté à cette occasion.

Zimbabwe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2010 au Zimbabwe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Figaro.fr, UA: Kadhafi tire sa révérence
  2. Le Monde Sport.fr, Football: Drogba élu Ballon d'or africain 2009
  3. Le Figaro.fr, Les gorilles d'Afrique menacés
  4. Le Figaro.fr, Création d'un Forum de l'islam modéré
  5. Le Figaro.fr, L'Afrique inaugure sa « Renaissance »
  6. IZF.net, L'actualité du Sénégal
  7. a et b Le Figaro.fr, Congo: un forum pour les pygmées
  8. Le Figaro.fr, Dix millions de personnes en état "d'insécurité alimentaire" au Sahel
  9. Le Figaro.fr, Le pape plaide contre la polygamie et le divorce
  10. Le Figaro.fr, "Tintin au Congo" retiré pour racisme ?
  11. Le Figaro.fr, Climat: l'Afrique doute des promesses
  12. a, b et c Le Figaro.fr, Nil : accord de 4 pays d'Afrique de l'Est
  13. Le Figaro.fr, Sida: 400 000 enfants/an en Afrique
  14. Le Figaro.fr, Pirates: Ashton veut plus de mobilisation
  15. Le Monde.fr, Sarkozy veut tourner la page de la Françafrique
  16. Le Figaro.fr, Somme de l'UA: El-Bechir pas invité
  17. Le Monde.fr, Six pays africains s'engagent à mettre fin au recrutement des enfants soldats
  18. Le Monde.fr, Le marché des manuels scolaires en Afrique francophone
  19. Le Figaro.fr, Grave épidémie de rougeole en Afrique
  20. Le Monde.fr, Annonces du président Sarkozy
  21. Le Monde.fr, Quatorze armées africaines invitées pour le 14-Juillet
  22. Le Monde.fr, Le défilé des troupes d'ex-colonies divise la presse africaine
  23. Youssouf Doumbia, « Promotion de la paix en Afrique : Salif keïta nommé ambassadeur par l'UA », L’Essor,‎ (lire en ligne)
  24. Le Monde.fr, Le terrorisme islamiste au cœur de l'agenda des pays africains
  25. Le Figaro.fr, Aqmi: la France soutiendra des actions
  26. Le Figaro.fr, UA: renfort de 4 000 hommes en Somalie
  27. Interview de Bernard Kouchner dans Le Parisien du 31 juillet 2010
  28. Le Figaro.fr, Deux satellites panafricain mis en orbite avec succès
  29. a et b Le Figaro.fr, 30e sommet de l'Afrique en Namibie
  30. Le Monde.fr, Sida : le nombre d'infections a baissé de 25 % dans 22 pays d'Afrique
  31. Le Figaro.fr, Les chefs d'états-major des pays du Sahel se réunissent
  32. Le Figaro.fr, Anti-terrorisme: "passer à l'action"
  33. Le Figaro.fr, Un centre du renseignement au Sahel
  34. Le Figaro.fr, Lutter contre Aqmi avec des trafiquants ?
  35. Le Figaro.fr, la LRA a tué 2000 personnes
  36. Le Figaro.fr, Inondations en Afrique : 377 morts
  37. Le Monde.fr, Francophonie: Plaidoyer pour une présence accrue de l'Afrique sur la scène internationale
  38. Le Figaro.fr, Conseil de sécurité: "réparer une erreur"
  39. Le Monde.fr, L'escrime africaine présente aux Mondiaux de Paris
  40. Le Figaro.fr, "Bien mal acquis": feu vert à une enquête
  41. Le Monde.fr, L'UE et l'Afrique à la peine pour relancer leur partenariat
  42. Le Figaro.fr, Wade réclame des États-Unis d'Afrique
  43. Le Figaro.fr, Sahara: un réseau de drogue démantelé
  44. Le Figaro.fr, Eto'o sacré joueur africain de l'année
  45. Le Figaro.fr, Le rhinocéros menacé d'extinction
  46. Le Monde.fr, CAN : Les favoris passent mais déçoivent
  47. a et b Le Figaro.fr, Togo/bus mitraillé: 8 Cabindais détenus
  48. Le Figaro.fr, L'Angola produira des biocarburants
  49. Le Figaro.fr, Viols de femmes expulsées en Angola ?
  50. Le Figaro.fr, Bénin/TPIR: mort d'un ancien dirigeant
  51. Le Figaro.fr, Bénin: Fête de l'indépendance
  52. Le Figaro.fr, Burkina : la méningite tue 246 personnes
  53. Clément Tapsoba, « Burkina Faso : Décès du cinéaste Mustapha Dao, L'hommage de l'association des critiques du Burkina Faso », sur Africultures, Africultures, (consulté le 2 juillet 2010)
  54. Le Figaro.fr, Burkina/présidentielle: Compaoré favori
  55. Le Figaro.fr, Le colonel Ferdinand Mbaou libéré
  56. Le Figaro.fr, Congo-Brazzaville : dette annulée par le Club de Paris
  57. Le Figaro.fr, Décès de Moungounga Nkombo
  58. Le Figaro.fr, La France annule la dette du Congo
  59. Le Figaro.fr, RDC: retour de 115 000 réfugiés en 2011
  60. Le Figaro.fr, Épidémie de polio: 206 morts
  61. Le Figaro.fr, Djibouti: appel de fonds de 39 M de $
  62. Le Figaro.fr, Soutien de l'Érythrée aux insurgés de Somalie
  63. Le Figaro.fr, L'avion d'Ethiopian Airlines a "explosé"
  64. Le Figaro.fr, Ethiopian/accident: erreur de pilotage
  65. Le Figaro.fr, 59 rebelles tués dans l'Ogaden
  66. Le Figaro.fr, Golfe d'Aden/naufrage: 13 morts
  67. Le Figaro.fr, Éthiopie: accord de paix signé
  68. Le Figaro.fr, Gabon: Plainte d'une filiale d'Areva
  69. 4,5 Mds $ de contrats d'infrastructures avec l'Inde et Singapour, Le Figaro.fr
  70. Port-Gentil : Pénurie d'eau potable Le Figaro.fr
  71. Le Figaro.fr, Biens mal acquis: une procédure fâcheuse
  72. Le Monde.fr, Selon WikiLeaks, Omar Bongo aurait détourné des fonds au profit de partis français
  73. Le Figaro.fr, Bongo aurait financé Chirac et Sarkozy
  74. Le Figaro.fr, La Gambie rompt ses relations avec l'Iran.
  75. Le Monde.fr, Ghana: Première victoire africaine au Mondial de football
  76. Le Monde.fr, Guinée-Bissau: un combat de factions sur fond de trafic de cocaïne"
  77. RFI.fr, Le général Antonio Indjai, nouvel homme fort de l'armée se justifie
  78. Le Figaro.fr, Une force étrangère en Guinée-Bissau
  79. Le Figaro.fr, Guinée équatoriale: le n°2 de la Sécurité limogé
  80. Le Figaro.fr, Malabo attaquée par des Camerounais
  81. Le Figaro.fr, L'ONU "condamne" les exécutions du 21 août
  82. Le Monde.fr, Unesco: pas de prix portant le nom de Teodoro Obiang
  83. Le Monde.fr, Procès Charles Taylor Junior
  84. a et b Le Figaro.fr, Naomi Campbell affirme avoir reçu des diamants bruts
  85. a et b Le Figaro.fr, Naomi Campbell chargée par son ex-agent
  86. Le Figaro.fr, Georges Weah à la tête d'une alliance
  87. Le Figaro.fr, Ultimatum libyen à la Suisse
  88. Le Figaro.fr, Max Göldi s'est rendu
  89. Le Monde.fr, La Libye impose un embargo économique "total" à la Suisse
  90. Gaboneco.com, 214 islamistes libérés
  91. Le Figaro.fr, La Libye réclame 1 milliard $ à Séoul
  92. Le Figaro.fr, Espionnage: un israélien libéré
  93. Le Figaro.fr, Lockerbie: al-Megrahi très malade
  94. Le Figaro.fr, Arrestation de 20 journalistes
  95. Le Figaro.fr, Malawi: un couple gay est condamné à 14 ans de travaux forcés
  96. Le Monde.fr, Les travaillistes remportent les élections
  97. Le Figaro.fr, Jack Lang évoque la piraterie
  98. Le Monde.fr, Nicolas Bras : "La population est à bout et n'est plus capable de résister aux chocs"
  99. Le Figaro.fr, Renforcer les liens France-Namibie
  100. Le Figaro.fr, Sahara : la mission de l'ONU prolongée
  101. Le Figaro.fr, Bilan de l'assaut contre le camp de Lâayoune
  102. Le Monde.fr, Le Sahara occidental, 35 ans de tensions
  103. Le Figaro.fr, Sao Tomé: législatives sous tension
  104. Le Figaro.fr, Sao Tomé/législatives: l'opposition gagne
  105. Le Figaro.fr, Seychelles: 2 bateaux pirates coulés
  106. Le Figaro.fr, Swaziland: les journalistes menacés
  107. Le Figaro.fr, Swaziland: Rapport de MSF sur la crise sanitaire
  108. Le Figaro.fr, La Tanzanie ne vendra pas d'ivoire
  109. Le Figaro.fr, Tanzanie: un albinos élu député
  110. Le Figaro.fr, Zambie : menace de viol sur une opposante

Articles connexes[modifier | modifier le code]