Zanskar

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33° 29′ N 76° 50′ E / 33.483, 76.83 ()

Carte de localisation du Zanskar
Maisons de village dans la vallée de Kargyak.

Le Zanskar (zangs dkar en Wylie ཟངས་དཀར་, « cuivre blanc » en tibétain) est un affluent de l'Indus formé par la confluence de deux rivières : le Tsarap, qui naît au pied du Baralacha La (4 650 m), et le Doda, qui naît au pied du Pensi La (4 400 m). Le Zanskar se jette dans l'Indus entre Leh et Nimu. Sur la rive gauche de la rivière Zanskar, le monastère de Karsha se dresse dans un paysage lunaire. Cette contrée est une des plus arides et des plus froides de l'Himalaya. La mousson franchit rarement les barrières rocheuses qui la cernent à plus de 7 000 mètres et où les cols dépassent parfois 5 000 mètres. Le fleuve, qui est gelé durant l'hiver, est nommé pendant cette période par les autochtones « Tchadar ».

Le Zanskar désigne également une région du district de Kargil, dans la partie nord-ouest de l'État indien du Jammu-et-Cachemire. Son centre administratif est Padum. La région est célèbre pour les treks qu'elle propose.

Région[modifier | modifier le code]

Le Zanskar, royaume millénaire fondé en 930, se situe dans la plus haute vallée peuplée de l'Himalaya. À plus de 4 000 mètres d'altitude, un peuple de moines et de paysans y vit dans le respect des antiques traditions tibétaines et la fidélité au dalaï-lama, qui effectua d'ailleurs une visite au Zanskar en août 1980. Le point le plus bas du Zanskar se situe à 3 600 mètres d'altitude.

Le Zanskar comporte de hautes altitudes et est isolé du reste du monde quasiment huit mois par an. Nichées à 3 500 mètres d'altitude en plein Himalaya, les hautes vallées du Zanskar sont isolées du monde durant l'interminable saison froide par la neige qui bloque les cols. Pour rejoindre le Ladakh voisin, une seule voie est alors possible : emprunter un cours d'eau gelé et marcher sur la glace incertaine pour un parcours de 150 kilomètres pour une traversée de 8, 10 ou 20 jours, selon les difficultés rencontrées. Certains passages peuvent, au moindre faux pas, devenir mortels : l'eau vive qui coule entre les glaces brisées est trop froide pour y nager. Parfois le fleuve gelé rompt, les voyageurs n'ont pas d'autres issues que de contourner l'obstacle par l'escalade d'une falaise glissante. Une chute, et l'eau vive qui coule à leurs pieds leur serait fatale.

Coutumes[modifier | modifier le code]

  • Hisser un drapeau est, au Zanskar, une manière de manifester sa foi et de se concilier la bienveillance des divinités. Humbles morceaux d'étoffe où l'on inscrit parfois des mantras, on en voit partout sur les chemins, les ponts, les terrasses, dans les cours des maisons et des temples, sur les « chörtens » (monuments pieux) ou au sommet des cols.
  • Sur des pierres isolées, empilées ou formant des sortes de murets, il est fréquent de voir des images saintes ou, beaucoup plus souvent encore, sculpté en tibétain, le mantra libérateur : Om Mani Padme Hüm.

Population[modifier | modifier le code]

Sa population mêle bouddhistes et musulmans - Padum héberge la seule mosquée de la région - et est très faible. Environ 12 000 habitants vivent pauvrement de l'agriculture et de l'élevage des moutons et des yaks. Dès les premières neiges, qui tombent en novembre, le Zanskar entre en hibernation. La population du Zanskar reste stable, en effet il y a un système de régulation de la population car les terres cultivables ne peuvent s'étendre.

Galerie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Peissel, Zanskar, royaume oublié aux confins du Tibet, Paris, Laffont, 1979, 256 p. (trad. de l'œuvre originale en anglais, Zanskar : the lost horizon, par Théo Carlier).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]