Willa Cather

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Willa Sibert Cather

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Willa Cather en 1936.

Activités Écrivain
Naissance 7 décembre 1873
près de Winchester, Virginie Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 24 avril 1947 (à 73 ans)
New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture anglais
Distinctions Prix Pulitzer du Roman pour
L'Un des nôtres (One of Ours, 1923)

Wilella (Willa) Sibert Cather, née le 7 décembre 1873 à Winchester, dans l'État de Virginie, et morte le 24 avril 1947 à New York, est une romancière américaine.

Willa Cather en 1912

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle naît sur la ferme de sa grand-mère maternelle à Back Creek Valley, lieu-dit de Winchester, dans l'État de Virginie. Elle a à peine un an quand ses parents s'installent à Willow Shade, un vaste domaine offert par les grands-parents paternels. En 1883 - Willa a neuf ans -, ses parents déménagent de nouveau sur une ferme de Red Cloud, dans le Nebraska. Après une tentative infructueuse de dix-huit mois pour se faire la main à la culture, le père de Willa décide d'ouvrir dans la petite ville du Nebraska une agence immobilière et une compagnie d'assurances. L'installation en ville permet aux enfants Cather de fréquenter enfin l'école, dont ils avaient été jusque-là dispensés.

Willa Cather se révèle une élève douée et se destine à devenir médecin après des études à l'Université du Nebraska, mais le succès d'un essai qu'elle publie sur Thomas Carlyle dans le Nebraska State Journal, fait d'elle une collaboratrice régulière de ce journal et la pousse à étudier et obtenir un diplôme en littérature anglaise en 1894.

Ses romans les plus connus sont Pionniers (O Pioneers !), Mon Ántonia (My Ántonia), La Mort et l'Archevêque (Death Comes for the Archbishop) et surtout L'Un des nôtres (One of Ours), qui lui valut le prix Pulitzer en 1923. Nombre d'entre eux ont pour cadre les grandes plaines des États-Unis, pendant la conquête de l'ouest, soit le décor de l'enfance et de la jeunesse de Cather dans l'État du Nebraska.

Pour écrire La Mort et l'Archevêque, elle parcourt le Nouveau-Mexique où elle rencontre le Padre Anton Docher à Isleta[1] qui lui inspire le personnage du Padre De Baca[2].

En son temps, Cather est un écrivain célèbre, encensé autant par le public que par les critiques, notamment durant l'entre-deux guerres. William Faulkner, Sinclair Lewis et Henry Louis Mencken ont exprimé l'extrême admiration qu'ils avaient pour son œuvre; le premier la citant parmi les quatre grands auteurs américains du siècle, le second disant qu'elle méritait plus que lui le prix Nobel de littérature.

Elle était en outre connue pour ses amours féminines bien qu'à l'époque elle n'ait jamais clairement revendiqué son homosexualité[3],[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Trilogie de la prairie[modifier | modifier le code]

  • O Pioneers! (1913)
    Publié en français sous le titre Pionniers, traduit par Marc Chénetier, Paris, Ramsay, 1987 ; réédition, Paris, Gallimard, « Folio » no 2050, 1989, 310 p.
  • The Song of the Lark (1915)
    Publié en français sous le titre Le Chant de l'alouette, traduit par Marc Chénetier, Paris, Rivages, « Littérature étrangère », 2007 ; réédition, Payot & Rivages, « Rivages poche » no 611, 2008, 570 p.
  • My Ántonia (1918)
    Publié en français sous le titre Mon Ántonia, traduit par Blaise Allan, Paris, Seghers, « Vent d'Ouest » no 22, 1967 ; réédition, Paris, UGE, « 10/18 » no 2444, 1993, 312 p.
    Publié en français sous le titre Mon Ántonia, traduit par Robert Ruard, Paris, Éditions Deuxtemps tierce, 1993 ; réédition, Payot & Rivages, Rivages poche no 159, 1995, 332 p.

Autres romans[modifier | modifier le code]

  • Alexander's Bridge (1912)
    Publié en français sous le titre Le Pont d'Alexander, traduit par Anne-Sylvie Homassel, Paris, Les Éditions du Sonneur, 2012
  • One of Ours (1922) - Prix Pulitzer du Roman
    Publié en français sous le titre L'Un des nôtres, traduit par Marc Chénetier, Paris, Rivages, « Littérature étrangère », 1993 ; réédition, Payot & Rivages, « Rivages poche » no 285, 1999, 504 p.
  • A Lost Lady (1923)
    Publié en français sous le titre Une dame perdue, traduit par Hélène Malvan, Paris, La Nouvelle Édition, 1944
    Publié en français sous le titre Une dame perdue, traduit par Marc Chénetier, Paris, Ramsay, 1988 ; réédition, Payot & Rivages, Rivages poche no 101, 1995, 205 p.
  • The Professor's House (1925)
    Publié en français sous le titre La Maison du professeur, traduit par Marc Chénetier, Paris, Rivages, « Littérature étrangère », 1994 ; réédition, Payot & Rivages, « Rivages poche » no 217, 1997, 290 p.
  • My Mortal Enemy (1926)
    Publié en français sous le titre Mon ennemi mortel, traduit par Marc Chénetier, Paris, Ramsay, 1986 ; réédition, Payot & Rivages, Rivages poche no 74, 1992, 100 p.
  • Death Comes for the Archbishop (1927)
    Publié en français sous le titre La Mort et l'Archevêque, traduit par Christine Carel, Paris, Stock, 1940, 287 p.
    Publié en français sous le titre La Mort et l'Archevêque, traduit par Marc Chénetier, Paris, Ramsay, 1986 ; réédition, Payot & Rivages, Rivages poche no 144, 1995, 368 p.
  • Shadows on the Rock (1931)
    Publié en français sous le titre Les Ombres sur le rocher, traduit par Maurice Rémon, Paris, Hachette, 1933, 261 p.
    Publié en français sous le titre Des ombres sur le rocher, traduit par Marc Chénetier, Paris, Éditions Alpha bleue, 1988 ; réédition, Payot & Rivages, « Rivages poche » no 337, 2001, 269 p.
  • Lucy Gayheart (1935)
    Publié en français sous le titre Lucy Gayheart, traduit par Marc Chénetier, Paris, Payot & Rivages, 2009 ; réédition, Payot & Rivages, « Rivages poche » no 698, 2011, 298 p.
  • Sapphira and the Slave Girl (1940)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • The Troll Garden (1905)
  • Youth and the Bright Medusa (1920)
  • Obscure Destinies (1932)
    Publié en français sous le titre Destins obscurs, traduit par Michèle Causse, Paris, Éditions Deuxtemps tierce, 1992 ; réédition, Payot & Rivages, Rivages poche no 117, 1995, 159 p.
  • The Old Beauty (1948)

Nouvelles isolées[modifier | modifier le code]

  • Prochainement Aphrodite, traduite par Victor Llona dans Les Cahiers nouveaux no 12, Paris, Éditions de Sagittaire, 1925
  • La Nièce de Flaubert (1930, nouvelle autobiographique), traduite par Anne-Sylvie Homassel, Paris, Éditions du Sonneur, 2012 (Les Éditions du Sonneur, 72 p.)

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • April Twilights (1903, poèmes)
  • Not Under Forty (1946, essais)
  • Willa Cather: On Writing (1949, essais)

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Samuel Gance. Anton ou la trajectoire d'un père. L'Harmattan, 2013, p.176.
  2. John March, Marilyn Arnold, Debra Lynn Thornton . A reader's companion to the fiction of Willa Cather. Greenwood Press, 1993, p.391.
  3. Marie-Hélène Bourcier.Les fleurs du mâle: masculinités sans hommes.L'Harmattan.2008.p.22.
  4. Simone de Beauvoir, Christine Delphy.Nouvelles questions féministes,n°9 à 12.p.194.

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