Tourisme en Thaïlande

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Topographie de la Thaïlande

Chaque année la Thaïlande attire entre 15 et 16 millions de touristes, dont un nombre croissant en provenance de pays voisins comme la Chine, l'Inde ou l'Indonésie[1]. En 2011 le royaume a battu un nouveau record d'affluence avec près de 20 millions de visiteurs et une augmentation de 30 % de ses recettes touristiques[2]. Le pays offre une grande variété de sites touristiques aussi bien historiques que naturels.

Destinations[modifier | modifier le code]

La première destination touristique de Thaïlande est la station balnéaire de Pattaya, située à 147 km au sud-est de Bangkok.

Ko Samui (2008)

Au Sud, l'île de Phuket, sur la mer d'Andaman, très appréciée pour ses plages et sa vie nocturne, attire également beaucoup de touristes. De là il est facile de rejoindre les îles Phi-Phi. De l'autre côté de la baie de Phang Nga se trouve Krabi et sa plage de Ao Nang. Les traces du tsunami du 26 décembre 2004 ont été rapidement effacées. De l'autre côté de la péninsule Malaise, sur le golfe de Thaïlande, se trouve l'île de Koh Samui, appréciée par les vacanciers en juillet et août car il y pleut moins qu'à Phuket durant la saison des pluies. Koh Samui est moins atteinte que Phuket par le tourisme de masse.

Le voyageur qui remonte vers le nord en longeant la côte Est trouve la ville de Petchburi, ses nombreux temples et les richesses qui l'entourent, notamment le palais de Phra Nakom Khiri (ou Khao Wang) qui s'étend sur trois collines et est envahi par les singes. Ensuite, Hua Hin, station balnéaire des habitants aisés de Bangkok, ainsi que Cha-am. En continuant sur la côte, se situe Rayong, moins touristique car plus industrielle (raffineries de pétrole), puis, bien à l'Est, Chanthaburi, connue pour son marché aux pierres précieuses (rubis, saphirs, topazes, opales, etc) qui se tient trois jours par semaine en pleine rue au milieu des vendeurs de fruits et légumes.

Bangkok, la capitale et ses 10 millions d'habitants, attire les touristes qui visitent en nombre le Wat Phra Kaeo ou le Wat Arun, et de l'autre côté du fleuve Chao Phraya, se trouvent d'autres sites presque désertés, comme le Wat Suthat, le Wat Benchama Bophit (en marbre) ou Phukhao Thong, la "montagne d'or".

Sur la route du Nord, se trouvent les sites historiques d'Ayutthaya, Sukhothaï et Chiang Mai.

Vue panoramique du Prasat Hin Phimai.

L'Est de la Thaïlande est beaucoup moins touristique. Seulement 1 % des touristes s'y rendent. Sur la route nationale 205 en direction de Khorat, en provenance de Bangkok, près de la ville de Thep Sa Thit se trouve Pha Hin Ngam, une colline de 800 mètres de hauteur dont le sommet se couvre d'orchidées sauvages au mois de juillet. Cette région est nettement moins chaude que Bangkok ou que la route du Nord vers Sukhotai car elle se situe sur un plateau à 250m d'altitude. Autour de Khorat se trouvent plusieurs temples khmers, dont les plus connus sont le Prasat Hin Phimai et le Prasat Phnom Rung. Toujours plus à l'est passe le fleuve Mékong.

Parc nationaux[modifier | modifier le code]

Économie du tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme représente environ 10 % du PIB de la Thaïlande[3].

L'essor du tourisme international a été favorisé par la création de l'aéroport de Bangkok il y a une trentaine d'années. Un autre facteur fut l'implantation d'une base américaine[Laquelle ?].

Au début des années 1970 le tourisme commence à s’implanter en Thaïlande, il s’agit de tourisme d’agrément de congrès ou d’affaires, cela jouera un très grand rôle dans la croissance économique le tourisme international étant devenu le premier pourvoyeur de devises du pays, engendrant aussi un grand nombre d’emplois directs ou indirects (services, artisanat)[4].

Les années 1980 resteront, pour la Thaïlande, les années folles d'une croissance touristique sans précédent, où les produits du tourisme sont devenus la première source de revenus du pays. Frénésie de construction hôtelière, aménagement des sites, création de nouveaux produits touristiques adaptés à la demande internationale, développement de l'artisanat et efforts pour accueillir avec le sourire plus de 10 millions de visiteurs (en 2002)[5].

Depuis 1990, plus de 5 millions de visiteurs entrent chaque année dans le pays[réf. souhaitée].

Le tourisme après le Tsunami de 2004[modifier | modifier le code]

L'année 2005 a été une période charnière pour le tourisme thaïlandais. Dans un premier temps les touristes ont changé de destination, puis ils ont profité de la baisse des prix des voyages de mars à septembre 2005 environ. Les destinations ont cependant changé lors de la reconstruction des zones littorales les plus réputées, comme Patong par exemple. Des zones secondaires et situées dans l'intérieur des terres ont connu un essor particulier, qui leur a permis de se faire connaître. Le tourisme après le tsunami est donc un tourisme plus équilibré géographiquement[6].

Le tourisme d'affaire intéresse particulièrement le pays, ses revenus étant nettement plus important que ceux du tourisme classique. La Thaïlande construit donc de plus en plus d'hôtel de luxe (4 ou 5 étoiles) dans la capitale Bangkok, afin d'accueillir des congressistes venus du monde entier. D'autant que la concurrence est rude, ses voisins Hong Kong et Shangaï ayant une nette avance dans l'accueil de touristes d'affaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Thaïlande termine 2010 sur un nouveau record d’arrivées», 10 janvier 2011, [lire en ligne]
  2. « Les recettes du tourisme thaïlandais en hausse de 30 % », 20 juillet 2012, [lire en ligne]
  3. La Thaïlande se tourne vers un futur écotouristique, Tourisme-Vert.info, 11 décembre 2010 (consulté le 8 avril 2011)
  4. www.mgm.fr
  5. Guide bleu évasion de Crhistine le Diraison ed. Hachette Tourisme
  6. http://www.lhotellerie-restauration.fr/hotellerie-restauration/Articles/2007/3051_18_Octobre_2007/Tourisme-Thailande.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]