Silésie autrichienne

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Armoiries de la Silésie autrichienne.
Localisation de la Silésie autrichienne (en rouge) dans l'Autriche-Hongrie.
Territoires de la Silésie autrichienne.

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La Silésie autrichienne (en allemand : Österreichisch Schlesien ; en tchèque : Rakouské Slezsko ; en polonais : Śląsk Austriacki) désignée également sous le nom du duché de Haute et de Basse-Silésie (en allemand : Herzogtum Ober-und Niederschlesien) était une région autonome royaume de Bohême et de l'Empire autrichien. Elle constitua un territoire de la Cisleithanie au sein de la Couronne de l'Empire d'Autriche-Hongrie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Malgré son nom de Silésie autrichienne, ce territoire ne comprenait que les parties de la Haute-Silésie, alors qu'aucunes de la Basse-Silésie n'étaient rattachées à l'intérieur de ses frontières. La Silésie autrichienne correspond en grande partie à l'actuelle Silésie tchèque.

La Silésie autrichienne comprend deux territoires séparés par une bande de terre de la Moravie.

  • L'autre territoire se situant à l'ouest de la rivière Oder, autour de la ville d'Ostrava et s'étendant jusqu'au massif montagneux de Hrubý Jeseník à l'est du pays des Sudètes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Guerres de Silésie (entre 1740 et 1763) ont fini par diviser ce territoire notamment durant la guerre de Succession d'Autriche, puis la guerre de Sept Ans qui opposa principalement le Royaume de France au Royaume de Grande-Bretagne d'une part, l'Archiduché d'Autriche au Royaume de Prusse d'autre part. En 1742, avec la victoire prussienne lors de la Bataille de Chotusitz, le Traité de Breslau divisa la Silésie. Le royaume de Prusse reçut la majorité des territoires silésiens.

En 1804, l'empereur François Ier d'Autriche établit l'Empire d'Autriche et reçut le titre de "duc de Haute et Basse Silésie". La Silésie autrichienne fit partie de la Cisleithanie.

En 1918, après la Première Guerre mondiale, la monarchie autrichienne a été abolie et la majeure partie de la Silésie autrichienne a été cédée à l'État nouvellement créé de la Tchécoslovaquie par le Traité de Saint-Germain-en-Laye de 1919, à l'exception de la Silésie de Cieszyn qui constitua la Voïvodie de Silésie jusqu'en 1939.

Territoire[modifier | modifier le code]

La Silésie autrichienne comprenait :

  • Le cercle de Teschen (en allemand : Teschener Kreis) ;
  • Le cercle de Troppau (en allemand : Troppauer Kreis).

Le cercle de Teschen comprenait :

  • La principauté de Teschen (allemand : Fürstentum Teschen ; tchèque : Těšínské knížectví), correspondant à l'ancien duché de Teschen (en allemand : Herzogtum Teschen ; en tchèque : Těšínské vévodství ; en polonais : Księstwo Cieszyńskie ; en latin : Ducatus Tessinensis) ;
  • La principauté de Bielitz (en allemand : Fürstentum Bielitz ; tchèque : Bílské knížectví), correspondant à l'ancien duché de Bielitz (en allemand : Herzogtum Bielitz ; en tchèque : Bílské knížectví ; en polonais : Księstwo Bielskie ; en latin : Ducatus Bilicensis) ;
  • La seigneurie de Dombrau (en allemand : Minderherrschaft Dombrau) ;
  • La seigneurie de Freystadt (en allemand : Minderherrschaft Freystadt) ;
  • La seigneurie de Freideck ;
  • La seigneurie de Deutsch Leuthen (en allemand : Minderherrschaft Deutsch Leuthen) ;
  • La seigneurie d'Orlau (en allemand : Minderherrschaft Orlau) ;
  • La seigneurie de Reichwalde (en allemand : Minderherrschaft Reichwalde) ;
  • La seigneurie de Roy (en allemand : Minderherrschaft Roy) ;
  • La seigneurie d'Oderberg (en allemand : Minderherrschaft Oderberg).

Le cercle de Troppau comprenait :

  • La principauté de Troppau (en allemand : Fürstentum Troppau ; en tchèque : Opavské knížectví), correspondant à l'ancien duché de Troppau (en allemand : Herzogtum Troppau ; en tchèque : Opavské vévodství ; en polonais : Księstwo Opawskie) ;
  • La principauté de Jägerdorf (en allemand : Fürstentum Jägerdorf ; en tchèque : Krnovské knížectví), correspondant à l'ancien duché de Jägerndorf (en allemand : Herzogtum Jägerndorf ; en tchèque : Krnovské vévodství ; en polonais : Księstwo Karniowskie ; en latin : Ducatus Carnovia) ;
  • La principauté de Neisse (en allemand : Fürstentum Neisse ; en tchèque : Niské knížectví) ;
  • La seigneurie de Freudenthal (en allemand : Minderherrschaft Freudenthal) ;
  • La seigneurie d'Olberdorf (en allemand : Minderherrschaft Olberdorf) ;
  • La seigneurie de Hennersdorf.

Enclaves moraves[modifier | modifier le code]

  1. Füllstein (aujourd'hui, Bohušov), avec Grundek (Dolní Povelice), Karlsdorf (Karlov), Kaschnitzberg (Kašnice) et Schärfenberg (Ostrá Hora) ;
  2. Maidelberg (aujourd'hui, Dívčí Hrad), avec Zottig (Sádek) et Seitendorf (Životice) ;
  3. Glemkau (aujourd'hui, Hlinka) ;
  4. Johannesthal (aujourd'hui, Janov u Krnova) ;
  5. Hennersdorf (aujourd'hui, Jindřichov) ;
  6. Liebenthal (aujourd'hui, Liptaň), avec Butschafka (Bučávka) et Ober Paulowitz (Horní Povelice) ;
  7. Hotzenplotz (aujourd'hui, Osoblaha ), avec Stubendorf (Studnice) ;
  8. Petersdorf (aujourd'hui, Petrovice) ;
  9. Rausen (aujourd'hui, Rusín), avec Grosse (Hrozové) et Matzdorf (Matějovic) ;
  10. Deutsch Paulowitz (aujourd'hui, Slezské Pavlovice) ;
  11. Roßwald (aujourd'hui, Slezské Rudoltice), avec Kawarn (Koberno), Neuwald (Nový Les) et Weine (Víno) ;
  12. Waißak (aujourd'hui, Vysoká), avec Bartelsdorf (Bartultovice) et Pittarn (Pitárné) ;
  13. Peischdorf (aujourd'hui, Piskořov), aujourd'hui partie d'Olbersdorf (Město Albrechtice) ;
  14. Röwersdorf (aujourd'hui, Třemešná)  ;
  15. Öhlhütten (aujourd'hui, Lhotka) ;
  16. Leitersdorf (aujourd'hui, Litultovice), avec Choltitz (Choltic) ;
  17. Schönstein (aujourd'hui, Dolní Životice), avec Hertitz (Hertice) ;
  18. Niklowitz (aujourd'hui, Mikolajice) ;
  19. Köhlersdorf (aujourd'hui, Uhlířov) ;
  20. Schlakau (aujourd'hui, Slavkov) ;
  21. Dorfteschen (aujourd'hui, Deštné), aujourd'hui partie d'Eckersdorf (Jakartovice) ;
  22. Jaktar (Štáblovice), aujourd'hui partie de Troppau (Opava) ;
  23. Stablowitz (aujourd'hui, Štáblovice) ;
  24. Wlastowitz (aujourd'hui, Vlaštovičky) ;
  25. Schlatten (aujourd'hui, Slatina), avec Ohrad (Ohrada), aujourd'hui partie de Wagstadt (Bílovec), et Karlowitz (Karlovice), aujourd'hui partie de Zeiske (Tísek) ;
  26. Sucholasetz (aujourd'hui, Suché Lazce) et Hadrunek (Hadrunek), aujourd'hui partie de Troppau (Opava).

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Données démographiques[modifier | modifier le code]

Selon un recensement autrichien, la Silésie autrichienne en 1910 a accueilli 756.949 personnes, parlant les langues suivantes:

  • 43 % - allemand 43 %
  • 31 % - polonais 31 %
  • 26 % - tchèque 26 %

Villes de plus de 5000 habitants vers 1880.

Villes Nom allemand Population
Opava Troppau 20 563
Bielsko-Biala Bielitz 13 060
Cieszyn/Těšín Teschen 13 004
Krnov Jägerndorf 11 792
Bruntál Freudenthal 7 595
Frýdek Frydek 7 374

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La Silésie autrichienne comprenait :

  • Trois villes autonomes (en allemand : Autonome Städte) :
    • Troppau (en tchèque : Opava ; en polonais : Opawa) ;
    • Bielitz (en tchèque : Bílsko ; en polonais : Bielsko) ;
    • Friedek (en tchèque : Frýdek ; en polonais : Frydek) ;
  • en neuf districts (en allemand : Bezirkshauptmannschaften) :
    • Bielitz-Land (en tchèque : Bílsko ; en polonais : Bielsko) ;
    • Freistadt (en tchèque : Fryštát) ;
    • Freiwaldau (en tchèque : Jeseník, anciennement Frývaldov) ;
    • Freudenthal (en tchèque : Bruntál) ;
    • Jägerndorf (en tchèque : Krnov ; en polonais : Krnów, anciennement Karniów)
    • Teschen (en tchèque : Český Těšín ; en polonais : Cieszyn) ;
    • Troppau (en tchèque : Opava ; en polonais : Opawa) ;
    • Wagstadt (en tchèque : Bílovec) ;
    • Friedek (en tchèque : Frýdek ; en polonais : Frydek).