Siège d'Alès

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Le siège d'Alès en 1629.

Le siège d'Alès est la dernière opération militaire effectuée par le roi de France, Louis XIII, contre les Protestants. La prise de la ville d'Alès, en 1629, par les forces royales mit un terme aux rébellions huguenotes.

Contexte politique[modifier | modifier le code]

Après la défaite protestante lors du siège de La Rochelle, Louis XIII veut en finir avec les derniers bastions huguenots du Sud de la France.

La cité d'Alès est un haut-lieu de la résistance protestante et une position stratégique dans la défense huguenote de la France méridionale. Alès est le centre d'un réseau de forteresses protestantes dans le Languedoc qui englobe Privas, Anduze, Nîmes, Uzès, Castres et Montauban.

La prise d'Alès[modifier | modifier le code]

Après la prise de Privas, les troupes royales finissent par prendre Alès après un siège de neuf jours : les quelque 2300 hommes présents en ses murs ne purent rien devant l'armée du roi. Le dimanche 17 juin 1629 au matin, Alès se rend. Louis XIII fait son entrée à la tête de ses troupes par la porte de la Roque, accompagné par Richelieu en habit militaire. Les huguenots furent autorisés par le roi à partir pour Anduze contre la promesse expresse de ne plus porter les armes contre le roi.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le 28 juin 1629, Richelieu accorda aux protestants la paix d'Alès ou l'Édit de grâce. Cet édit qui leur retirait les places fortes mais leur confirmait les garanties religieuses de l'édit de Nantes a été signé par Richelieu au camp de Lédignan, mais avec, en contre-partie, l'interdiction de recréer des bastions protestants. Cet accord sera remis en cause en octobre 1685 par le futur roi Louis XIV par sa Révocation de l'édit de Nantes.

Lien externe[modifier | modifier le code]