Secteur fortifié de Rohrbach

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rohrbach.
Carte de l'organisation en secteurs de la ligne Maginot.
La cloche pour arme mixte du bloc 3 du Welschhof.

Le secteur fortifié de Rohrbach est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur fortifié de la Sarre à l'ouest et le secteur fortifié des Vosges à l'est.

Il forme une ligne le long de la frontière franco-allemande, juste au nord de Rohrbach-lès-Bitche et de Bitche, de Singling à Sturzelbronn (dans la Moselle). Les fortifications du secteur sont puissantes, mais toute sa moitié occidentale est dépourvue d'ouvrage d'artillerie.

Article général Pour un article plus général, voir Ligne Maginot.

Organisation et unités[modifier | modifier le code]

D'abord sous commandement de la 20e région militaire (QG à Nancy[1]) jusqu'à la déclaration de guerre, le secteur passe alors sous commandement de la 5e armée : il est sous l'autorité du 8e corps d'armée, composé de la 24e division d'infanterie (de réserve, série A) et de la 31e division d'infanterie alpine (d'active).

Article connexe : Armée française en 1940.

Le secteur est divisé en trois sous-secteurs fortifiés, avec les unités suivantes comme équipages des ouvrages et casemates ainsi que comme troupes d'intervalle stationnées entre ceux-ci après la mobilisation :

L'artillerie du secteur est composée des :

Composants[modifier | modifier le code]

Le secteur de Rohrbach est construit dès 1930. En effet, dès cette époque, on creuse les deux gros ouvrages d’artillerie ainsi qu’un petit ouvrage (l'Otterbiel) autour de la ville de Bitche. Le dispositif est renforcé par 20 casemates CORF. L’aile ouest du secteur, devant le bourg de Rohrbach, n'est réellement fortifiée qu'en 1934. On y construira deux petits ouvrages ainsi que cinq puissantes casemates[4].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Casemates[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Casemate d'intervalle.

Abris d'intervalle[modifier | modifier le code]

Observatoires[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Réception du ministre de la Guerre André Maginot à Bitche en 1931.
Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

Chefs du secteur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1939, la 20e région militaire comprend les départements de la Meurthe-et-Moselle (moins l'arrondissement de Briey, les cantons de Thiaucourt et de Pont-à-Mousson), de la Moselle (arrondissements de Sarrebourg, de Château-Salins, de Sarreguemines et de Forbach), du Bas-Rhin (moins le canton de Marckolsheim) et des Vosges.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 2, p. 182.
  3. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 2, p. 162.
  4. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 122-128.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).
  • Stéphane Gaber, La ligne Maginot en Lorraine, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 2005, 180 p. (ISBN 978-2-87692-670-7).
  • Michael A. Bass, La bataille de Bitche et du Bitcherland : décembre 1944- mars 1945, Sarreguemines, Pierron, coll. « Collection Documents lorrains »,‎ 1982, 183 p. (ISBN 2-7085-0014-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Localisation
Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]