Secteur fortifié des Vosges

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Carte de l'organisation en secteurs de la ligne Maginot.
Le bloc 6 du Four-à-Chaux et le réseau de rails antichar.
Bloc 1 du Lembach, en 2009.

Le secteur fortifié des Vosges est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur fortifié de Rohrbach à l'ouest et le secteur fortifié de Haguenau à l'est.

Il forme une ligne le long de la frontière franco-allemande, dans les Vosges du Nord, de Bitche (dans la Moselle) à Lembach (dans le Bas-Rhin). Les fortifications du secteur, étant donné le relief, les forêts et le peu de routes, sont limitées à une ligne de casemates, protégée à ses extrémités par trois ouvrages.

Article général Pour un article plus général, voir Ligne Maginot.

Organisation et unités[modifier | modifier le code]

D'abord sous commandement de la 20e région militaire (QG à Nancy[1]) jusqu'à la déclaration de guerre, le secteur passe alors sous commandement de la 5e armée : il est renforcé par la 30e division d'infanterie alpine (de réserve, série A). Le 5 mars 1940, le secteur fortifié des Vosges est dissous et devient le 43e corps d'armée de forteresse.

Article connexe : Armée française en 1940.

Le secteur est divisé en deux sous-secteurs fortifiés, avec les unités suivantes comme équipages des ouvrages et casemates ainsi que comme troupes d'intervalle stationnées entre ceux-ci après la mobilisation :

L'artillerie du secteur est composée des :

Composants[modifier | modifier le code]

Le secteur des Vosges bénéficie d'une géographie particulièrement favorable au défenseur : des reliefs boisés entrecoupés de vallées marécageuses. Le dispositif repose donc sur des inondations défensives, couvertes par le feu de 33 casemates et de trois ouvrages : le petit ouvrage de Lembach et les puissants ouvrages du Grand-Hohékirkel et du Four-à-Chaux, qui protégeait les puits de pétrole alsaciens de Merkwiller-Pechelbronn[4].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Casemates[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Casemate d'intervalle.

Abris d'intervalle[modifier | modifier le code]

Observatoires[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1939, la 20e région militaire comprend les départements de la Meurthe-et-Moselle (moins l'arrondissement de Briey, les cantons de Thiaucourt et de Pont-à-Mousson), de la Moselle (arrondissements de Sarrebourg, de Château-Salins, de Sarreguemines et de Forbach), du Bas-Rhin (moins le canton de Marckolsheim) et des Vosges.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 2, p. 182.
  3. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 2, p. 162.
  4. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 129-133.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).
  • Stéphane Gaber, La ligne Maginot en Lorraine, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 2005, 180 p. (ISBN 978-2-87692-670-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Localisation
Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]