Secteur fortifié de Mulhouse

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Carte de l'organisation en secteurs de la ligne Maginot.

Le secteur fortifié de Mulhouse est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur fortifié de Colmar au nord et le secteur défensif d'Altkirch au sud.

Il forme une ligne le long de la rive gauche du Rhin, protégeant la ville de Mulhouse, de Rumersheim-le-Haut à Kembs (dans le Haut-Rhin). Les fortifications du secteur sont composées essentiellement de casemates d'infanterie le long du fleuve.

Article général Pour un article plus général, voir Ligne Maginot.

Organisation et unités[modifier | modifier le code]

Insigne du 10e RIF.

D'abord sous commandement de la 7e région militaire (QG à Besançon[1]) jusqu'à la déclaration de guerre, le secteur passe alors sous commandement de la 8e armée : il est sous l'autorité du 13e corps d'armée (qui coiffe aussi le secteur fortifié de Colmar), renforcé par la 54e division d'infanterie (de réserve, série B). Le , le secteur change de nom, devenant la 105e division d'infanterie de forteresse (« division de Mulhouse »).

Article connexe : Armée française en 1940.

Le secteur est composé d'un seul sous-secteur fortifié, celui de Schlierbach, confié au 10e RIF (régiment d'infanterie de forteresse) après la mobilisation pour fournir les équipages des casemates ainsi que comme troupes d'intervalle stationnées entre ceux-ci, avec le soutien d'une partie des batteries du 159e régiment d'artillerie de position (deuxième groupe : huit canons de 75 mm modèle 1897 et quatre canons de 155 mm C 1917 Saint-Chamond[2]).

Composants[modifier | modifier le code]

Le franchissement du Rhin est interdit par la construction dès 1930 de deux lignes de défense, d'une part une première ligne de casemates CORF sur la berge de la rive gauche du fleuve (dite « ligne de la berge »), d'autre part une seconde ligne un peu plus en arrière, composée d'abris et de casemates (dite « ligne des abris »). À partir de 1931, commence la construction d'une troisième ligne (dite « ligne des villages »), constituée elle aussi de casemates CORF.

Au nord du sous-secteur, la ligne de casemates est plutôt dense, notamment près du pont de Chalampé, mais au sud d'Hombourg il n'y a plus aucune construction CORF (quelques STG et MOM[3]), la forêt de la Hardt étant estimée peu pénétrable. À Kembs commence la bretelle qui évite la zone jusqu'à 12 km autour de Bâle[4] et qui se poursuit dans le secteur défensif d'Altkirch[5].

Casemates d'infanterie
Article détaillé : Casemate d'intervalle.
  • Blodelsheim Sud Est
  • Blodelsheim Sud
  • Rumersheim Nord
  • Rumersheim Sud
  • Chalampé le Bas
  • Bantzenheim Nord
  • Ameisengründ
  • Chalampé Berge Nord
  • Chalampé Nord Ouest
  • Chalampé Sud Ouest
  • Bantzenheim Sud
  • Chalampé Berge Sud
  • Ottmarsheim Nord
  • Ottmarsheim Sud
  • Hombourg Nord
  • Hombourg Sud
Abris
  • Pont de bateaux de Chalampé
  • Pont de rails de Chalampé Nord
  • Pont de rails de Chalampé Sud
stand de tir

Bantzenheim


Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1939, la 7e région militaire couvre les départements du Haut-Rhin, du territoire de Belfort, du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône, de la Haute-Marne, ainsi qu'une partie du Bas-Rhin (canton de Marckolsheim).
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 2, p. 182.
  3. Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à 3,5 mètres de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à 1,5 m de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), 1re, 2e, 20e et 7e RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, la STG (Section technique du génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à 2 m de béton.
  4. Le traité de Paris de 1815 interdit toute fortification à moins de trois lieues de Bâle.
  5. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 149.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Bernard Wahl, La Ligne Maginot en Alsace : 200 kilomètres de béton et d'acier, Steinbrunn-le-Haut, Éd. du Rhin,‎ 1987, 438 p. (ISBN 978-2-86339-034-4, LCCN 87210393).
  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Localisation


Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]