Saint-Laurent-des-Autels

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Laurent.
Saint-Laurent-des-Autels
Chapelle des Martyrs
Chapelle des Martyrs
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Champtoceaux
Intercommunalité C.C. du canton de Champtoceaux
Maire
Mandat
Trois délégués spéciaux
2014-2020
Code postal 49270
Code commune 49296
Démographie
Gentilé Laurentais, Laurentaise
Population
municipale
2 194 hab. (2011)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 16″ N 1° 11′ 23″ O / 47.2877777778, -1.18972222222 ()47° 17′ 16″ Nord 1° 11′ 23″ Ouest / 47.2877777778, -1.18972222222 ()  
Altitude 92 m (min. : 25 m) (max. : 106 m)
Superficie 18,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte administrative de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Saint-Laurent-des-Autels

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte topographique de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Saint-Laurent-des-Autels

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Laurent-des-Autels

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Laurent-des-Autels
Liens
Site web Site de Saint-Laurent-des-Autels

Saint-Laurent-des-Autels est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-des-Autels est une commune située au nord des Mauges, au centre du triangle Cholet-Angers-Nantes. Elle est plus fortement soumise à l'influence de Nantes distante d'une trentaine de kilomètres qu'à celle d'Angers, distante de plus de soixante kilomètres.

Située dans le canton de Champtoceaux, à l'extrême sud-ouest du département de Maine-et-Loire, elle est au carrefour de plusieurs axes importants de circulation :

Voici comment Auguste Guinhut, prêtre à Saint-Laurent-des-Autels vers 1925, décrivait son petit village :

« C'est un haut plateau de 93 à 98 mètres d'altitude au sud et au centre, incliné vers le nord où il n'atteint plus que 86 et 89 mètres. Son aspect est celui du reste des Mauges : aucune plaine, des champs tantôt plats, tantôt arrondis qui s'étagent en pente douce et qu'entoure une ceinture de haies vives et de chênes.

Les bois du Mésangeau, les forêts du Parc et de la Foucaudière, le bois du Ponceau constituent un cadre de verdure qui voile l'horizon et emprisonne le regard. Seule une légère dépression de terrain laisse apercevoir, au nord dans un massif d'arbres, entre Liré et Drain, le château de la Turmelière dont le nom rappelle Joachim du Bellay.

En présence de ce paysage fermé, nul ne se douterait qu'à quelques kilomètres, la Loire roule ses eaux limpides au milieu de ses vertes prairies avec ses îles ornées de gigantesques massifs de peupliers au feuillage toujours en mouvement ».

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve le nom latin de Saint-Laurent-des-Autels (Ecclesia Sancti Laurentii de Altaribus) dans des documents qui remontent aux années 1100-1120 et, en 1538, Saint-Laurent-des-Aultiers. Le nom « des Aultiers » ou « des Autels » indique une chapelle inférieure, une succursale dépendant d'une paroisse-mère.

En effet, Saint-Laurent-des-Autels était, à l'origine, une « fillette » ou annexe de la paroisse de Drain, sa voisine. Elle avait son territoire délimité qui était probablement celui d'aujourd'hui, son église, son cimetière, son desservant qui était un vicaire du curé de Drain. Comme Drain, Saint-Laurent-des-Autels dépendait, du point de vue religieux, de l'évêque de Nantes et du doyenné de Clisson ; du point de vue civil, de la sénéchaussée d'Angers et du grenier à sel de Saint-Florent-le-Vieil. Elle était, suivant la pittoresque remarque des gens du pays, « du diable d'Anjou et du bon Dieu de Bretagne ».

La commune a également payé un lourd tribut à l'Histoire : à la Révolution, comme toutes les communes avoisinantes, Saint-Laurent-des-Autels fut visitée par l'une des colonnes infernales, la neuvième, conduite par Cordelier (les 16 et 17 mars 1794). Les soldats se répandirent dans le bourg, incendiant l'église et la plupart des maisons, puis dans les fermes, qu'ils brûlèrent et dont ils massacrèrent les habitants. Il y eut 230 victimes : 71 enfants, 66 femmes et 93 hommes. En 1878, sur l'une de ces fosses, on a construit la Chapelle des Martyrs qui a été bénie le 2 juin 1879 par Monseigneur Freppel, évêque d'Angers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Roger Chevalier UDF Conseiller général (1994-2013)
mars 2008   Alain Gibouin    
Les données manquantes sont à compléter.

Lors des élections municipales de 2014, l’unique liste en lice à Saint-Laurent-des-Autels ne recueille le 23 mars que 414 voix sur 1 510 inscrits. Cinq jours après, le nouveau conseil municipal démissionne, et le maire sortant Alain Gibouin ne se représente pas. La préfecture nomme alors trois délégués spéciaux dans l’attente de nouvelles élections[1],[2].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du canton de Champtoceaux[3], elle même membre du syndicat mixte Pays des Mauges.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 194 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 139 837 841 1 144 1 154 1 246 1 290 1 364 1 416
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 416 1 431 1 487 1 534 1 530 1 512 1 517 1 445 1 360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 317 1 242 1 225 1 068 1 070 1 066 1 030 1 030 1 020
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 062 1 136 1 210 1 319 1 510 1 496 1 909 2 194 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 16,5 %, plus de 60 ans = 21,5 %).
Pyramide des âges à Saint-Laurent-des-Autels en 2008 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
2,1 
6,3 
75 à 89 ans
8,4 
9,4 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
16,5 
24,7 
30 à 44 ans
21,6 
17,7 
15 à 29 ans
17,0 
23,3 
0 à 14 ans
23,3 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 150 établissements présents sur la commune à fin 2010, 30 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 6 % du secteur de l'industrie, 8 % du secteur de la construction, 47 % de celui du commerce et des services et 9 % du secteur de l'administration et de la santé[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au cœur de Saint Laurent des Autels, existe le lieu-dit "Le Moulin de la croix", lieu-dit où est présent la Chapelle des martyrs. Il existait six moulins sur cette commune mais un seul est resté sur pied. Il date du XVIIIe siècle et est situé à 50 mètres de la Chapelle des martyrs. Il appartient à la famille Godin, meunier de père en fils. Ce moulin avait un rôle puisque la disposition des ailes permettaient d'avertir la population de dangers ou d'heureux événements comme les mariages.

Le chêne à 6 troncs de la forêt de la Foucaudière[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]