Paul Pau

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Paul Pau
Image illustrative de l'article Paul Pau

Naissance 29 novembre 1848
Décès 2 janvier 1932 (à 85 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Legion Honneur GO ribbon.svg
Grand officier de la Légion d'honneur


Paul Marie Cesar Gerald Pau (1848-1932) est un général français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né à Montélimar le 29 novembre 1848 de Vital Esprit Césaires Pau, capitaine au ‪68e régiment d'infanterie‬ et Louise Pétronille Eyma Alléaume[1]. Il étudie au Prytanée national militaire puis à la Corniche Drouot du lycée Henri-Poincaré de Nancy [2].

En 1867 il intègre la promotion Mentana de Saint-Cyr dont il est diplômé en 1869 dans l'infanterie[3].Lieutenant le 26 octobre 1869, il est mutilé le 6 aout 1870[1] à la bataille de Frœschwiller, la main droite emportée. Malgré sa blessure, il sert pendant cette guerre, dans les armées de province et est nommé capitaine le 8 novembre 1870, à moins de vingt deux ans. Peu après, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 24 juin 1870.

Il épouse le 7 aout 1884[1] Marie Henriette née de Guntz, inspectrice des hôpitaux militaire, avec qui il a deux enfants: Roland et Marie-Edmée[2].

En 1903 il devient général de division et de 1906 à 1909 il commande le 16e puis le 20e corps d'armée[3].

Il est membre du conseil supérieur de la guerre de 1909 à 1913[4]. En 1911 il refuse de devenir chef d'état major, en partie à cause de son âge, mais surtout car on lui refuse le droit de nommer les généraux sans contrôle du gouvernement. Il passe au cadre de réserve en 1913.

Cette année-là, il est chargé de l'enquête sur la vague de rébellion dans les casernes contre la loi de trois ans. Très rapidement, il en attribue la responsabilité à la propagande antimilitariste[5]. S'ensuivra une vague de répression contre la CGT et les anarchistes.

Il est promu grand-croix de la Légion d'honneur le 10 juillet 1913, avant de recevoir la médaille militaire le 6 décembre de la même année.

Quand la première Guerre mondiale éclate en 1914, le général Joffre, commandant en chef des troupes françaises, sort le général Pau de sa retraite pour lui confier l'armée d'Alsace qui devait participer aux offensives prévues par le Plan XVII, pour récupérer l'Alsace-Lorraine. Malgré ses succès en Alsace, Pau doit battre en retraite à cause des défaites de Lorraine à Morhange et à Sarrebourg. Quand Joffre comprend que les chances d'une victoire rapide en Alsace se sont envolées et que la France est à présent menacée par une défaite rapide, l'armée commandée par Pau est dissoute et ses hommes envoyés au nord avec la VIe Armée pour participer à la première bataille de la Marne.

Il débute ensuite une carrière diplomatique à Anvers en septembre 1914 puis en Russie en 1915[6]. La guerre n'est pas encore terminée quand le général Pau est envoyé en Australie. Il sera absent près d'un an, du 13 juillet 1918 au 1er août 1919. À son retour il sera cité par le ministre de la guerre à l'ordre de l'armée française, comme "ayant rendu à la cause commune les plus éminents services" (10 novembre 1920).

Il est président de la Croix-Rouge française[2] de 1918 à 1932.

Le 4 mars 1919, il est invité à l'Assemblée législative du Québec. Ignorant la règle interdisant aux non -parlementaires de s'adresser à l'Assemblée lorsqu'elle est réunie en séance régulière, il se lève et prononce un discours. Personne n'osant l'interrompre, il est aujourd'hui l'une des rares personnes extérieure à l'Assemblée dont les propos ont été publiés dans les comptes-rendus de séance.

Il est mort à Paris le 2 janvier 1932[7], et a été inhumé dans le « caveau des gouverneurs » de l'Hôtel des Invalides[8].

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Les relations économiques de la France et de la Nouvelle-Zélande : mission française (janvier 1919), Paris, Lahure, 1919, 98 p.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Notice no LH/2779/6 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. a, b et c Qui êtes-vous?: Annuaire des contemporains; notices biographiques, Volume 3 p.590 C. Delagrave, 1924
  3. a et b Historique de la 52e promotion de l’École impériale spéciale militaire de Saint-Cyr (1867-1869), Jean Boy 2011
  4. État des fonds privés T.1 p.91, Ministère de la Défense, Service Historique de la Défense
  5. "1913: Débuts de mutineries dans les casernes", dans Alternative libertaire de mai 2013
  6. http://sourcesdelagrandeguerre.fr/WordPress3/?p=1877
  7. The European powers in the First World War p549 Spencer Tucker, Laura Matysek Wood, Justin D. Murphy 1996 ISBN 0-8153-0399-8
  8. Guide des tombes d'hommes célèbres p.167, Bertrand Beyern 2011
  9. « Notice no LH/2779/6 », base Léonore, ministère français de la Culture

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Images externes
Généraux Michel, Percin, Messimy, Pau Bibliothèque nationale de France