Pascual Jordan

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Pascual Jordan

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Pascual Jordan en 1963

Naissance
Hanovre (Empire allemand)
Décès (à 77 ans) à
Hambourg (Allemagne)
Nationalité Drapeau d'Allemagne Allemand
Champs Physique
Institutions Université de Göttingen
Université de Rostock
Université de Berlin
Université de Hambourg
Diplôme Université de Hanovre
Directeur de thèse Max Born
Renommé pour Théorie quantique des champs, Algèbre de Jordan, Mécanique matricielle
Distinctions Médaille Max-Planck (1942)
Médaille Carl-Friedrich-Gauß (1955)

Pascual Jordan (né le à Hanovre, Empire allemand, mort le à Hambourg, Allemagne) est un physicien théoricien allemand. Il a enseigné à l'université de Göttingen, puis à celles de Rostock, de Berlin et de Hambourg. Il contribua de façon décisive à la fondation de la mécanique quantique et de la théorie quantique des champs.

En raison de son affiliation au parti nazi, il fut isolé de la communauté physicienne.

Principales contributions[modifier | modifier le code]

Le 27 septembre 1925, avec Max Born, Jordan écrit la relation de commutation canonique :

 \left[ \, \hat{q} \, , \ \hat{p} \, \right] \ = \ \hat{q} \ \hat{p} \ - \ \hat{p} \ \hat{q} \ = \ i \ \hbar

Dans ce même article, il propose également l'idée qu'il faut aussi quantifier le champ électromagnétique, ouvrant la voie à la théorie quantique des champs.

Le 16 novembre 1925, avec Max Born et Werner Heisenberg, Jordan développe la première formulation de la mécanique matricielle. Ils introduisent les transformations canoniques, la théorie des perturbations, le traitement des systèmes dégénérés, et enfin la relation de commutation canonique des composantes du moment cinétique :

 \left[ \, \hat{L}_i \, , \ \hat{L}_j \, \right] \ = \ i \  \hbar \ \epsilon_{ijk} \ \hat{L}_k

Pascual Jordan connaissait les travaux existants sur les matrices et les a communiqués à Heisenberg qui avait redécouvert l'algèbre des matrices pour les besoins du calcul[1]. Il introduisit notamment la notion d'algèbre de Jordan.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Théorème de Fréchet-von Neumann-Jordan

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Christoph Lehner, « Mathematical Foundations and Physical Visions », dans Karl-Heinz Schlote et Martina Schneider (eds.), Mathematics Meets Physics : A contribution to their interaction in the 19th and the first half of the 20th century, Frankfurt am Main, Verlag Harri Deutsch,‎ 2011, p. 271-293
  • (en) Antony Janssen, « Pascual Jordan’s resolution of the conundrum of the wave-particle duality of light », Studies in History and Philosophy of Modern Physics, vol. 39, no 3,‎ 2008, p. 634-666

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Connes, Triangles de pensée, Éditions Odile Jacob, p. 72.