Parc national des Abruzzes, Latium et Molise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Parc national des Abruzzes, Latium et Molise
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 719
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Coordonnées 41° 45′ 49″ N 13° 50′ 26″ E / 41.76367677, 13.84048903 ()41° 45′ 49″ Nord 13° 50′ 26″ Est / 41.76367677, 13.84048903 ()  
Superficie 496,8 km2
Création 1923

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Parc national des Abruzzes, Latium et Molise

Le Parc national des Abruzzes, Latium et Molise (Parco Nazionale d'Abruzzo, Lazio e Molise) est une réserve naturelle protégée. Elle se situe pour la plupart dans la région des Abruzzes au centre est de l'Italie et s'étend sur 150 000 hectares, entre les régions des Molise, des Abruzzes et Latium.

Création du Parc national des Abruzzes[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Parc national des Abruzzes
Affiche touristique des années 1920
Loup des Apennins

L'histoire du plus important parc des Abruzzes débute en 1872 où, en même temps que naît le plus ancien parc national du monde (celui de Yellowstone), une réserve royale de chasse à l'ours est instituée[1]. On commence à parler d'un parc national en 1913. Il faut absolument sauver les derniers ours et les derniers chamois qui ne sont plus que 15 en 1915. En 1921, sur la proposition de Erminio Sipari, membre du Parlement du Royaume d'Italie et cousin de Benedetto Croce[2], la Fédération Pro Montibus et Sylvis loue de la commune d'Opi la Camosciara, une localité très sauvage du parc où pullulent chamois, en créant un noyau protégé de 500 hectares[3] qui atteint 12 000 hectares en 1922, lorsqu'il y a avait à Pescasseroli l'inauguration du Parc national des Abruzzes. En 1923, avec la création de la Communauté autonome, présidé par Erminio Sipari, le parc s'étend sur 18 000 hectares, puis est porté une première fois à 28 000 hectares (1925), et une seconde fois à 30 000 hectares en 1926[4].Cela permet de sauver les derniers ours et porter le nombre de chamois à 100.
Mais en 1933 le régime fasciste supprime la gestion du parc et le territoire tombe aux main des braconniers. Le nombre de chamois retombe à 30 et les ours risquent de disparaître. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale, en 1950 que la gestion du parc est reprise. Mais cette période de tranquillité est de courte durée, car à la suite du boom économique de l'Italie, pour des raisons touristiques, entre 1963 et 1969, la gestion du parc est encore supprimée : on trace des routes, on abat des arbres, on construit des villas, on réalise des stations de ski. 3 000 hectares de surface disparaissent, 120 000 arbres sont abattus et la faune sauvage retombe à nouveau dans le chaos.
Finalement sous la pression des écologistes le parc est restructuré en 1969. La zone de protection externe est créée, ce qui rajoute 60 000 hectares de surface, qui s'amplifie encore de 10 000 hectares en 1976. Le parc mesure alors 100 000 hectares. C'est à cette date que le Parc national des Abruzzes réussit à convaincre l'État de protéger ses derniers loups (moins de 100 à l'époque). En 1988, on suspend la chasse sur tout le territoire du parc. En 1989, le "cas Civitella" montre au monde entier les bénéfices du parc ; en effet, le musée du loup situé dans le petit village de Civitella Alfedena a tellement de succès touristique que sa banque est à la troisième place nationale, après Florence et Venise, pour les placements bancaires ! En 1990, le parc s'agrandit de 4 000 hectares, puis encore de 6 000 hectares en 2000.

Bilan[modifier | modifier le code]

le Parc national des Abruzzes a permis de sauver, tout en préservant les paysages, les chamois des Abruzzes, les ours bruns marsicains et les loups des Apennins.

2 000 000 d'arbres ont été sauvés de l'abattage, les villages ont été économiquement revalorisés et ne se sont plus dépeuplés. Chaque année 2 000 000 de touristes venus du monde entier visitent le parc devenu l'orgueil des Abruzzes qui y ont privilégié une vocation touristique nouvelle : le tourisme vert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lorenzo Arnone Sipari, Dalla Reale dell'Alta Val di Sangro alla costituzione del Parco Nazionale d'Abruzzo, “Rivista Abruzzese”, Lanciano 1998, pp. 49-66.
  2. Luigi Piccioni, Erminio Sipari. Origini sociali e opere dell'artefice del Parco Nazionale d'Abruzzo, Université de Camerino 1997; James Sievert, The Origins of Nature Conservation in Italy, Peter Lang, Bern 2000, pp. 165-181; Marco Armiero - Marcus Hall (ed.), Nature and History in Modern Italy, Université de l'Ohio 2010.
  3. (en) « Parco Nazionale d'Abruzzo, Lazio e Molise », parcoabruzzo.it,‎ 2011
  4. Lorenzo Arnone Sipari, Il Parco Nazionale d'Abruzzo liberato dall'allagamento. Un conflitto tra tutela ambientale e sviluppo indutriale durante il fascismo, "Rivista della Scuola Superiore dell'Economia e Finanza", 2003, nr. 8-9: 27-39; Lorenzo Arnone Sipari (ed.), Scritti scelti di Erminio Sipari sul Parco Nazionale d'Abruzzo (1922-1933), Trento 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]