Notre-Dame-du-Pré

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Notre-Dame-du-Pré
Vue panoramique de Notre-Dame-du-Pré en hiver.
Vue panoramique de Notre-Dame-du-Pré en hiver.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Moûtiers
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Tarentaise
Maire
Mandat
Alain Buissière
2014-2020
Code postal 73600
Code commune 73190
Démographie
Gentilé Pravérins
Population
municipale
270 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 46″ N 6° 35′ 39″ E / 45.5127777778, 6.59416666667 ()45° 30′ 46″ Nord 6° 35′ 39″ Est / 45.5127777778, 6.59416666667 ()  
Altitude Min. 536 m – Max. 2 556 m
Superficie 18,2 km2
Localisation

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Notre-Dame-du-Pré

Notre-Dame-du-Pré est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Pravérins

Géographie[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-du-Pré est situé à 15 km de Moûtiers et à 13 km d'Aime, dans la vallée de la Tarentaise (Savoie). Sa commune intégrée dans le SIVOM des communes du cœur de Tarentaise. De sa situation en balcon à 1 300 mètres, la commune malgré sa localisation sur le versant adret de la vallée, est nichée dans une combe ensoleillée, à l'abri du vent, surplombant l'étroit de Siaix. Elle fait face au sud au massif de la Lauzière, le Col de la Madeleine et à la Vallée des Bellevilles avec le Cheval Noir surplombant son entrée. Et sur sa face ouest, la montagne du Quermoz avec les villages de Montgirod et de Hautecour.

L'accès du village en provenance de Moutiers est à fort dénivelé, en lacets (environ 27, certains avancent même le nombre de 37), ce qui peut donner la sensation d'une ascension interminable, sa liaison, depuis Aime quant à elle est beaucoup plus douce, avec une route plus accessible et droite.

Depuis les hauteurs de la commune, on bénéficie d'un panorama sur le Mont Blanc, et la chaîne frontalière avec le Val d'Aoste.

Le village n'est distant que de 7 km de Montalbert, l'un des 10 villages du domaine skiable de La Plagne.

Une série de pistes permettent de rejoindre Bozel et Champagny-en-Vanoise via le sommet du Mont Jovet, point culminant de la commune à 2558 mètres. Ces pistes étaient déjà utilisées depuis fort longtemps par les habitants des deux vallées pour se déplacer, échanger, et mener les bêtes aux alpages.

Depuis son sommet le Mont Jovet offre une vue sur la plupart des grands sommets de la Vanoise, dont, la Grande Casse, le Mont Pourri, ou encore, le Grand Bec et la Dent Parrachée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1990 2014 Henri Borlet ... ...
2014 en cours Alain Buissière ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 270 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
470 428 502 579 667 652 528 529 483
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
460 466 467 504 502 496 602 470 459
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
591 350 315 317 298 377 397 382 352
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
281 270 272 277 270 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Géologie[modifier | modifier le code]

La région de Notre-Dame-du-Pré est l'un des secteurs les plus complexes des Alpes.

On y rencontre des terrains variés appartenant à quatre zones géologiques :

  1. la zone des brèches de Tarentaise ;
  2. la zone subbriançonnaise ;
  3. la zone briançonnaise ;
  4. la zone piémontaise.

Le chef lieu est bâti sur une écaille de schistes noirs et de grès houillers, orientée nord-est sud-ouest.

Cette écaille sépare les brèches de Tarentaise des formations de la zone subbriançonnaise.

Hauteville, installé sur un dépôt morainique, a pour substratum rocheux des calcaires petits bancs du Crétacé supérieur. Ces calcaires sont surmontés de brèches du Crétacé supérieur-Éocène qui déterminent les falaises à l'est de Hauteville. Au-dessus de ces falaises, Pré Communal, Bois de Pampraz, Bois du Sapey sont installés sur des schistes noirs et des grès micacés à lentilles d'anthracite de la zone houillère briançonnaise (existence d'anciennes mines de charbon au-dessus de Hauteville).

Enfin, l'ensemble de ces terrains sont surmontés par la klippe du Mont Jovet à semelle plate et gypseuse, constituée de calcschistes de la zone piémontaise à lentilles de serpentine (marbre de Longefoy).

Les contacts entre les différentes zones sont toujours jalonnés d'amas de gypse et de cargneules, parfois gigantesques (visibles à la base de la klippe du Mont Jovet comme par exemple à l'extrémité de la route goudronnée menant aux alpages).

Conséquences sur la qualité des ressources en eau[modifier | modifier le code]

Les eaux captées sous la semelle gypseuse et les cargneules sont séléniteuses (sulfatées) et donc impropres à la consommation ; les bonnes sources sont à rechercher à la base de la klippe du Jovet au-dessus des gypses cargneules et autres calcaires, c'est le cas des sources de la Raynaud de la Côte ou de la combe de l'Aigue. L'épaisseur de la klippe étant réduite, le temps d'infiltration l'est également, et ces sources sont fragiles vis-à-vis des éventuelles pollutions.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • ...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de Notre-Dame-du-Pré, de style baroque a été reconstruite en 1647 en changeant son orientation. Elle détient un retable sculpté par Pierre Antoine Marauet (après 1847).
  • Le rocher d'escalade est situé à 1 500 m d'altitude, à 3 km du village. Sur ce site d'escalade dit du Glaisy, 230 voies réparties en 17 secteurs ont été aménagées sur le rocher de type calcaire. Le site comporte aussi deux boucles de randonnée offrant une magnifique vue sur le village, la Lauzière et le Mont Blanc.
  • Le hameau de Hauteville, aujourd'hui inhabité, à 30 min du village (accès uniquement à pied), comptait encore au début du XXe siècle, une centaine d'habitants. Il permet de voir un large panorama sur la vallée et Moûtiers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Sol, écrit par Frédéric Lefèvre et illustré par André Kertész, édité en 1931, qui relate la vie dans ce petit village de haute montagne.
  • La Savoie d'André Kertész, par Jean et Renée Nicolas et Pascal Lemaître, édité en 2004, qui réédite et commente les photos prises vers 1930-31 par le photographe André Kertész.
  • Une famille savoyarde : les Charlet de Notre-Dame-du-Pré et Villard-sur-Doron, par Bernard Pajani, édité en décembre 2008.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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