Nord 1500 Griffon II

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Pix.gif Nord 1500 Griffon II Su-27 silhouette.svg
Nord 1500 Griffon II.jpg
Le prototype du Nord 1500 "Griffon II" exposé au musée de l'air et de l'espace.

Constructeur Drapeau : France Nord-Aviation
Rôle Prototype
Premier vol 23 janvier 1957
Équipage
1
Motorisation
Moteur SNECMA Atar 101E-3 + Statoréacteur
Nombre 1 + 1
Type Turboréacteur + statoréacteur
Poussée unitaire 34,3 kN + 68,0 kN
Dimensions
Envergure 8,10 m
Longueur 14,54 m
Surface alaire 32,0 m2
Masses
À vide 6 725 kg
Performances
Vitesse maximale 2 330 km/h (Mach 2,19)
Vitesse ascensionnelle 6 000 m/min
Charge alaire 210 kg/m2

Le Nord 1500 Griffon II est un prototype de chasseur supersonique développé dans les années 1950 par l'entreprise publique Nord-Aviation en réponse à un appel d'offres de l'Armée de l'air française pour un chasseur capable de Mach 2 à l'horizon 1960.

Caractériques[modifier | modifier le code]

Le Griffon faisait appel à la propulsion mixte par turboréacteur et statoréacteur à la manière des avions Leduc. Le turboréacteur permettait à l'avion de décoller seul et le statoréacteur fournissait la poussée nécessaire aux grandes vitesses que n'aurait pas permis la faiblesse des turboréacteurs français de l'époque. Contrairement à son rival le Leduc 022, le Griffon reposait sur une étude aérodynamique aboutie avec une voilure delta à empennage « canard » et un fuselage en partie optimisé selon la loi des aires.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Nord-1500-01 "Griffon" en vol en 1956.

Un premier exemplaire Nord-1500-01 "Griffon" sans statoréacteur fit son premier vol le 20 septembre 1955, piloté par André Turcat. Celui-ci arrêtera ses tests en avril 1957.

Après son premier vol le 23 janvier 1957, le second exemplaire Nord-1500-02 Griffon II démontra de manière spectaculaire le bien-fondé de sa conception en enlevant le record du monde de vitesse sur 100 kilomètres en circuit fermé le 25 février 1959, aux mains d'André Turcat[1], qui en décrit les préparatifs et le déroulement dans son ouvrage Pilote d'essais : Mémoires (tome 2)[2]. Il atteindra une vitesse maximale de Mach 2,19. La vitesse de l'avion fut en fait limitée par l'échauffement de sa structure en acier dû au frottement de l'air à des vitesses hypersoniques (appelé « mur de la chaleur »).

Les formidables performances du Griffon II ne débouchèrent cependant pas sur une utilisation opérationnelle, principalement en raison de difficultés de contrôle du statoréacteur qui fonctionnait parfaitement en « tout ou rien » mais ne permettait pas l'exploitation en régime intermédiaire. Fin 1958, l'Armée de l'air française trancha en faveur du Mirage III de Dassault. L'unique exemplaire construit du Griffon II est aujourd'hui exposé au Musée de l'air et de l'espace du Bourget, dans la banlieue nord de Paris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Maoui, « Du Griffon à l'AGV : l'avenir avant l'heure... », dans Revue aerospatiale, N° hors série 20 ans d'Aerospatiale, janvier 1990
  • Serge Kaplan et Philippe Ricco, Gerfaut et Griffon : conquêtes du statoréacteur et de l'aile Delta en France, Rochemaure (Ardèche), Ed. Avia,‎ 1er juillet 2006, 215 p. (ISBN 978-2915030150, Avia-Editions présentation en ligne).
  • Jean Cuny « Les avions de combat Français 1946-1960. I - Chasse-Assaut » , Docavia no 28, Éditions Larivière 1988

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Record sur le site de la Fédération aéronautique internationale
  2. André Turcat, Pilote d'essais : Mémoires, t. 2, Le Cherche-midi,‎ 5 mars 2009 (ISBN 978-2-749-11374-6)
    chapitre Un Record

voir aussi[modifier | modifier le code]

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