Niveau trophique
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En écologie, le niveau trophique est le rang qu'occupe un être vivant dans un réseau trophique. Il se mesure en quelque sorte par la distance qui sépare cet être du niveau basique qui est celui de la production primaire autotrophe.
Au dessus de ce niveau de base, chaque maillon (ou étage) d'une chaîne alimentaire correspond à un niveau trophique.
Sommaire |
Enjeux [modifier]
C'est un concept théorique de l'Écologie qui permet de mieux cerner ou expliquer certaines relations entre espèces (relations prédateur-proie notamment), les cycles et flux d'énergie et de nutriments dans les écosystèmes, les réseaux trophiques ainsi que les phénomènes de bioconcentration dans la pyramide alimentaire, qui ont une grande importance en écotoxicologie.
Producteurs, consommateurs et décomposeurs [modifier]
De manière simplifiée, on distingue 8 niveaux fondamentaux (plus ou moins subdivisés selon les écosystèmes) : producteurs, consommateurs et décomposeurs, autrement dit :
- ceux qui fabriquent leur nourriture à partir de l'environnement (les plantes) et qui ne mangent pas d'autres espèces ;
- les animaux (dont zooplancton, invertébrés et insectes) qui mangent ces plantes, et ceux qui mangent ces derniers, et ceux qui les mangent à leur tour, etc. ;
- et ceux qui mangent (détritivores) et décomposent (décomposeur) les déchets des espèces des deux premières catégories ou leurs propres déchet et leur propre nécromasse.
- Les végétaux sont les premiers producteurs de matières organiques, appartiennent au premier niveau.
- Les herbivores, consommateurs de ces végétaux, relèvent du deuxième niveau.
- Les carnivores, prédateurs se nourrissant d'herbivores, sont eux rattachés aux troisièmes, quatrièmes, cinquièmes, etc. niveaux trophiques.
- Les omnivores, consommateurs à la fois de substances végétales et animales, appartiennent aux deuxième et troisième niveaux. On peut conclure sur base de ce schéma que plus le niveau est élevé, moins les prédateurs sont nombreux.
- Les décomposeurs (communautés bactériennes et fongiques essentiellement)
La réalité est plus complexe, avec quelques espèces parfois intermédiaires (certaines plantes carnivores par exemple)
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (en) Peter Yodzisa, Trophic Levels, Encyclopedia of Biodiversity, p. 695-700, (DOI:10.1016/B0-12-226865-2/00274-1)
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Pauly D. and Watson R., (2005), Background and interpretation of the ‘Marine Trophic Index’ as a measure of biodiversity, Philosophical Transactions of the Royal Society B., no 360, pp. 415-423.