Mbarek Bekkaï

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Mbarek Bekkaï
Mbarek Bekkaï lors d'une réception officielle en 1956 à Tétouan.
Mbarek Bekkaï lors d'une réception officielle en 1956 à Tétouan.
Fonctions
1er Premier ministre du Maroc
7 décembre 195515 avril 1958
(2 ans, 4 mois et 8 jours)
Monarque Mohammed V
Gouvernement Gouvernement Mbarek Bekkai
Successeur Ahmed Balafrej
Ministre d'État à l'Intérieur
27 mai 196016 février 1961
(8 mois et 20 jours)
Monarque Mohammed V
Gouvernement Gouvernement Mohammed V
16 février 196112 avril 1961
(1 mois et 27 jours)
Monarque Hassan II
Gouvernement Gouvernement Hassan II 1
Prédécesseur Driss M’hammedi
Successeur Ahmed Réda Guédira
Biographie
Date de naissance 18 avril 1907
Lieu de naissance Berkane (Maroc)
Date de décès 12 avril 1961
Lieu de décès Rabat[réf. souhaitée] (Maroc)

Mbarek Bekkaï
Premiers ministres marocains

El-Bekkaï – variante : Bekkayben Mbarek Lahbil (1907-1961), dit Mbarek Bekkaï, est un homme politique marocain qui exerça de hautes charges gouvernementales. Il fut notamment, de décembre 1955 à avril 1958, le président du Conseil de deux gouvernements, dont le premier, qui dura jusqu'en octobre 1956, fut instauré alors que les traités mettant officiellement fin aux protectorats français et espagnol n'étaient pas encore signés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mbarek Bekkaï est né le 18 avril 1907 à Berkane[1], au nord-est du Maroc.

Il débuta sa formation à l'école française où la langue arabe était bannie.

Il fréquenta l'école militaire de Dar El Beida l'actuelle académie militaire de Meknès d'où il sortit sous-lieutenant en plus d'être major de sa promotion en 1928.

En 1942, il devint caïd à Béni Drar, avant de devenir pacha de Sefrou en 1944.

Il fut un ancien officier de l'armée française, mutilé de guerre, l'un des rares pachas à avoir protesté contre la déposition en démissionnant de son poste de Sefrou, par un télégramme :

« N'approuvant pas le coup de force qui a provoqué la déposition de SM le Sultan du Maroc, et que je considère comme illégal sur tous les plans, j'ai décidé de me démettre de mes fonctions de pacha de Sefrou afin d'être fidèle en mon âme et conscience. Je ne peux, en effet, servir un régime que je tiens pour illégal. »

[réf. nécessaire]

Il a eu l'insigne honneur de signer l'acte de l'indépendance du Maroc le 2 mars 1956 avec Christian Pineau représentant la France, et le 7 avril avec Martin Artajo représentant l'Espagne.

Il démissionna de son poste de Premier ministre, lors de la crise de mai 1958, qui fut créé par le refus d’autoriser le Parti du Mouvement populaire.

Confronté à des « problèmes de santé devenus récurrents »[2], il décéda à Rabat[réf. souhaitée] le 12 avril 1961[1] – soit 45 jours après le roi Mohammed V – et fut inhumé dans sa ville natale[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c MAP, « Commémoration du centenaire de feu M'Barek Bekkay Lahbil », Le Matin,‎ 17 décembre 2007 (lire en ligne)
  2. Zamane, p. 69

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Adnan Sebti, « Au nom du sultan : Mbarek Bekkaï », Zamane, no 26,‎ décembre 2012, p. 66-69 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Achour Bekkaï Lahbil, Si Bekkaï m'était conté,‎ 2007 (1re éd. 1999) [détail des éditions]
Comporte des documents d'archives et de presse en arabe.