Azzeddine Laraki

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Azzeddine Laraki
عز الدين العراقي
Fonctions
7e Secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique
19972000
Prédécesseur Hamid Algabid
Successeur Abdelouahed Belkeziz
10e Premier ministre marocain
(14e chef du gouvernement)

(5 ans, 10 mois et 12 jours)
Monarque Hassan II
Gouvernement Gouvernement Azzeddine Laraki
Prédécesseur Mohammed Karim Lamrani
Successeur Mohammed Karim Lamrani
Vice-Premier ministre marocain
Monarque Hassan II
Premier ministre Mohammed Karim Lamrani
Gouvernement Lamrani IV
Ministre de l'Éducation nationale
Monarque Hassan II
Premier ministre Mohammed Karim Lamrani
Mohamed Maâti Bouabid
Ahmed Osman
Gouvernement Lamrani IV (1985-1986)
Lamrani III (1983-1985)
Bouabid II (1981-1983)
Bouabid I (1979-1981)
Osman II (1977-1979)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Fès (Maroc)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Rabat (Maroc)
Parti politique Parti de l'Istiqlal (1942-1986)
Profession Médecin

Azzeddine Laraki
Premiers ministres marocains

Azzeddine Laraki né le [réf. souhaitée] à Fès, mort le à Rabat à l'âge de 80 ans, est un médecin et homme politique marocain. Il fut Premier ministre du au . Il est l'artisan de l'arabisation puis de l'islamisation controversée de l'enseignement au Maroc.

Biographie[modifier | modifier le code]

Membre influent du Parti de l'Istiqlal (PI), auquel il a adhéré à l'âge de 12 ans en 1942 avant de devenir membre du comité exécutif en 1965[1]. Il suit toutes ses études supérieures en France. En 1967 il est un des seuls professeurs agrégés en médecine du Maroc[1].

Le , il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement Osman II, il est réélu au même poste dans les gouvernements Bouabid I, Bouabid II, Lamrani III et Lamrani IV. Dès 1977, il lance l'arabisation de toutes les écoles publiques au Maroc. Réagissant à la polémique il déclare en riant : « Et si on mettait aux étudiants un peu de berbère? Pour les embrouiller encore un peu plus »[2].

En 1981, il interdit tous les cours de philosophie. La philosophie est remplacée par les cours d'études islamiques qui deviennent obligatoires. Dans les manuels scolaires on peut ainsi y lire :

  • "La laïcité est dangereuse et mène a l'Athéisme"
  • "Le droit musulman est applicable en tout temps et en tout lieu"
  • "l'Islam est la solution pour résoudre tous les problèmes".

Pour Pierre Vermeren, professeur à la Sorbonne et spécialiste du Maroc, l'arabisation et l'islamisation menées par Azzedine Laraki ont conduit à une chute du niveau éducatif marocain et ont encouragé une véritable montée en puissance de l'Islamisme radical [3].

Pour le sociologue Mohamed Layadi : "On a souvent reproché aux jeunes des années 80 et 90 d’être à l'écoute des idéologies obscurantistes, mais c'est oublier de préciser que on les y a poussé sciemment [4]".

En 1986, il démissionne de son parti (PI) pour devenir Premier ministre en succédant à Mohammed Karim Lamrani dans le 20e gouvernement. De 1997 à 2000 il fut le secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Telquel no 410, semaine du 6 au 12 février 2010, p. 27.
  2. « http://ykzxlck.telquel-online.com/archives/410/actu_maroc1_410.shtml », sur TelQuel
  3. Pierre Vermeren, École, élite et pouvoir
  4. « ENQUÊTE. Pourquoi et comment Hassan II a islamisé la société », sur TelQuel,‎