Paix de Passau

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50° 07′ 18″ N 8° 36′ 44″ E / 50.1217, 8.6123 La paix de Passau est un traité signé par l'empereur Charles Quint en 1552, qui garantit la liberté de culte aux protestants.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le pape Jules III se voit prier par l'empereur Charles Quint de rouvrir les sessions du concile de Trente interrompu par la mort de Paul III en 1549 (sessions 9 à 16 du 1er janvier 1551 au 28 avril 1552).

À la demande de l'empereur, une délégation de protestants, avec à sa tête l'électeur Maurice de Saxe, est invitée à prendre part au concile. Mais au lieu de discuter, Maurice de Saxe attaque les armées de l'empereur qui doit prendre la fuite.

Celui-ci doit se résoudre à signer le 2 août 1552 la paix de Passau, traité défavorable aux catholiques et dans lequel il permet aux protestants de pratiquer leur religion.

Les troubles durent jusqu'à la mort de Maurice de Saxe.

Plus tard, le 3 octobre 1555, est signée la paix d'Augsbourg qui reconnait le protestantisme dans tout l'Empire selon la règle cujus regio, ejus religio (la religion du pays est la religion du prince).