Marcelo Bielsa
| Marcelo Bielsa | ||
| Situation actuelle | ||
| Équipe | ||
|---|---|---|
| Biographie | ||
| Nom | Marcelo Alberto Bielsa Caldera | |
| Nationalité | ||
| Naissance | 21 juillet 1955 | |
| Lieu | Rosario, Argentine | |
| Taille | 1,84 m (6′ 0″) | |
| Période pro. | 1976–1980 | |
| Poste | Défenseur puis entraîneur | |
| Parcours professionnel 1 | ||
| Saisons | Club | M. (B.) |
| 1976-1978 | 25 (0) | |
| 1978-1979 | ||
| 1979-1980 | ||
| Équipes entraînées | ||
| Années | Équipe | Stats |
| 1990-1992 | ||
| 1992-1994 | ||
| 1995-1996 | ||
| 1997-1998 | ||
| 1998 | ||
| 1998-2004 | ||
| 2007-2010 | ||
| 2011- | ||
| 1 Compétitions officielles nationales et internationales. |
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Marcelo Bielsa (surnommé El Loco Bielsa, "Bielsa le fou"), né le 21 juillet 1955 à Rosario, est un entraîneur de football argentin. Actuellement il est l'entraîneur de l'Athletic Bilbao.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Vie familiale et débuts en tant que footballeur [modifier]
Enfant, il décide de supporter les Newell's Old Boys plutôt que leurs rivaux et voisins de Rosario Central, l'équipe de cœur de son père. Issu d'une famille bourgeoise ayant fait carrière dans la politique et le droit, il rompt avec la tradition familiale en décidant de dédier sa vie au football. Son frère, Rafael, deviendra par exemple ministre des affaires étrangères tandis que sa sœur María Eugenia sera vice-gouverneure de la province de Santa Fe.
Il devient donc défenseur au sein de son équipe préférée, les Newell's Old Boys en première division argentine, avant de passer par Instituto de Córdoba et Argentino do Rosario. Il prendra finalement sa retraite à l'âge de 25 ans.
Il devient par la suite professeur d'éducation physique.
L'entraîneur [modifier]
Les Newell's Old Boys, son club de cœur [modifier]
Bielsa décide ensuite de faire carrière en tant qu'entraîneur. Il commence tout d'abord par s'occuper des catégories de jeunes de son équipe de toujours, les Newell's Old Boys, où il voit notamment passer sous ses ordres les futurs internationaux argentins Abel Balbo, Roberto Sensini et Gabriel Batistuta.
L'équipe première lui est confiée en 1990. Pour sa première saison, il remporte avec cette équipe le tournoi d'ouverture du championnat d'Argentine 1990 avec une équipe très jeune dont notamment la charnière centrale composée de Mauricio Pochettino et Fernando Gamboa âgés de 18 et 20 ans[1]. Il est donc opposé en finale au vainqueur du tournoi de clôture, le mythique club de Boca Juniors. Le 6 juillet 1991, l'équipe de Rosario remporte le match aller 1 à 0 grâce à un but d'Eduardo Berizzo. Le 9 juillet 1991, au match retour c'est cependant la douche froide, en effet les hommes de Bielsa encaissent un but en fin de match à la 81e minute. Ils remportent finalement la finale aux tirs au but et sont ainsi champions d'Argentine 1991. Pour sa première saison en tant qu'entraîneur el loco Bielsa décroche donc deux titres et parvient à qualifier son équipe pour la Copa Libertadores 1992.
En revanche, sa seconde saison démarre très mal. Les Newell's terminent en effet 18e du tournoi d'ouverture du championnat d'Argentine 1991. Ils se reprennent toutefois et remportent le tournoi de clôture. Ceci leur permet de disputer la finale du championnat. Le match aller à domicile se termine sur un score nul et vierge et les hommes de Bielsa perdent les deux suivants. Ils remportent toutefois le match de barrage face au Vélez Sársfield, vainqueur du tournoi octogonal, et se qualifient ainsi pour la Copa Libertadores 1993.
En Copa Libertadores, les Newell's Old Boys terminent premiers de leur groupe et se qualifient donc pour les huitièmes de finale. Ils sont opposés aux Uruguayens du Defensor SC et se qualifient pour les quarts de finale en gagnant 2-1 au total des deux matches. Ils laminent ensuite leurs compatriotes de San Lorenzo 5 à 1. En demi-finales ils sont opposés aux Colombiens de l'América Cali et se qualifient pour la finale aux tirs aux but. Les hommes de Bielsa affrontent le club brésilien de São Paulo en finale. Ils gagnent le match aller sur le score d'un but à zéro grâce à un but d'Eduardo Berizzo, mais Raí marque au match retour et envoie les deux équipes aux tirs au but. Les Brésiliens remportent la finale avec 3 pénalties à 2.
L'aventure mexicaine [modifier]
Malgré un bilan plus que positif il décide de quitter le club pour le club mexicain du CF Atlas. Il prend tout d'abord en charge le centre de formation. Marcelo Bielsa se charge de former les joueurs ainsi que leurs formateurs. La méthode Bielsa consiste à s'inspirer du football européen et à répéter inlassablement les mêmes exercices chaque jour, Pável Pardo devait par exemple effectuer 72 centres par entraînements et Jared Borgetti 200 têtes. Il forme aussi les joueurs à un deuxième poste, estimant que les bons joueurs se doivent d'être polyvalents. Marcelo Bielsa s'entoure également d'une équipe de recruteurs chargés de sillonner tout le pays afin de faire signer les plus grands espoirs mexicains. Mais son compatriote Mario Zanabria est limogé en fin de saison, il le remplace donc sur le banc de touche du club de Guadalajara. Pour sa première saison, il termine 12e au terme du championnat avec une équipe de 22 ans de moyenne d'âge. Il termine 5e pour son deuxième exercice, mais sentant que l'effectif manque de qualité il ne cesse de présenter sa démission au cours de la saison, démission à chaque fois refusée. Il décide donc de quitter le club. Aujourd'hui, le CF Atlas reconnaît que la restructuration du club opérée par Marcelo Bielsa lui est encore bénéfique[1].
Après un an d'inactivité il signe au Club América en 1995. Mais c'est encore un échec et il termine 11e du championnat.
À la suite de ces deux échecs consécutifs, il se retire du football pendant un an.
Le retour au pays au Vélez Sársfield [modifier]
En 1997, il décide de reprendre du service en Argentine au Vélez Sársfield. Ce passage à Buenos Aires s'avère concluant puisqu'il remporte le tournoi de clôture du championnat d'Argentine 1998 et est donc sacré champion d'Argentine.
Le bref passage à l'Espanyol de Barcelone [modifier]
Fort de ce succès, il signe en 1998 à l'Espanyol de Barcelone et connaît ainsi sa première expérience en Europe. Mais il quitte le club catalan au bout de seulement six matches (une victoire, deux nuls et trois défaites) afin de prendre la direction l'équipe nationale d'Argentine[2].
La sélection argentine [modifier]
En 1998, il signe donc pour quatre ans avec la fédération argentine afin d'assurer la succession de Daniel Passarella, à la suite de l'élimination de l'Argentine en quarts de finale de la coupe du monde.
À la tête d'une équipe d'Argentine séduisante, emmenée par des joueurs de classe mondiale comme Gabriel Batistuta, Hernán Crespo, Juan Sebastián Verón ou Ariel Ortega, il obtient aisément la qualification pour le Mondial 2002 avec 13 victoires en 18 rencontres, 43 points et 42 buts inscrits[3]. L'Argentine débarque en favori au Japon mais elle tombe de haut en ne parvenant pas à passer le premier tour dans un groupe il est vrai très difficile avec l'Angleterre, la Suède et le Nigéria.
Malgré cet échec, il est reconduit à la tête de la sélection et obtient deux résultats majeurs en 2004 avec une place de finaliste de la Copa América face au Brésil et une médaille d'or aux Jeux olympiques d'Athenes. Peu de temps après, il décide de quitter son poste, à la surprise générale. Il est remplacé par José Pekerman.
Le retour aux affaires avec la sélection chilienne [modifier]
Le 10 août 2007, il reprend en main l'équipe du Chili, remplaçant Nelson Acosta. Il réorganise l'ensemble des sélections nationales et la formation des jeunes et instaure un schéma osé en 3-4-3 avec l'idée d'aligner "un défenseur de plus qu'il n'y a d'attaquants adverses". Il qualifie ainsi la sélection pour la coupe du monde 2010. Dans le groupe H, le Chili se retrouve avec la Suisse, le Honduras et surtout l'Espagne, alors championne d'Europe en titre. Le Chili est éliminé en 8e de finale. À la suite du changement de président à la fédération chilienne, dû à une fronde des clubs chiliens les plus riches contre la sélection, il décide de démissionner le 4 février 2011 malgré le soutien du public.
Athletic Bilbao [modifier]
Le 7 juillet 2011, il est désigné nouvel entraineur de l'Athletic Bilbao, à la suite de la victoire de Josu Urrutia, lors des élections présidentielles organisées par le club basque, et ce malgré les bons résultats de son prédécesseur Joaquín Caparrós qui avait atteint la finale de la coupe d'Espagne et la 6e place de la Liga[3]. Il a pour principale mission de changer la philosophie de jeu basque, en effet le club a été fondé par des Anglais et pratique donc traditionnellement un jeu direct proche du kick and rush britannique[4],[5]. Mais son goût pour le football offensif peine à prendre du côté de San Mamés, ses débuts en championnat sont en effet très compliqués[2] et il ne décroche que deux points durant les cinq premières journées[3]. Il est tout de même soutenu, notamment par son prédécesseur :
« Il faut donner du temps à Marcelo Bielsa, c’est un entraîneur qui a fait des choses tellement importantes dans le football. En tant que socio de l’Athletic, j’espère et je souhaite que tout aille mieux. Nous devons soutenir l’entraîneur. Je suis sûr qu’avec de bons supporteurs, de bons footballeurs et un bon technicien, l’Athletic sera à la fin en haut du classement. »
— Joaquín Caparrós, le 22 septembre 2011[2].
Bielsa reconnaît les difficultés de son équipe mais croit tout de même en l'avenir :
« Il est vrai que nous avons pour l'instant du mal à remporter nos matchs. [...] Notre attaque est encore poussive. Mais je vois de nets progrès. Notre dernier match contre Villarreal est ainsi notre meilleure prestation jusqu'à présent. »
— Marcelo Bielsa, le 24 septembre 2011[2].
En difficulté en championnat, Bilbao demeure toutefois intraitable en Ligue Europa, comme le démontre sa victoire deux à zéro face à un Paris Saint-Germain pourtant dominateur en Ligue 1[6].
Les hommes de Bielsa réalisent ensuite une remontée au classement en automne avec quatre victoires et trois nuls, en battant notamment l'Atlético de Madrid 3 buts à 0[7], atteignant ainsi la septième place du classement à l'issue de la 12e journée de championnat. Il se base sur un 3-4-3 et fait de Javi Martínez, Ander Iturraspe, Ander Herrera et Markel Susaeta ses hommes forts au milieu de terrain, avec en attaque Óscar de Marcos et la révélation Iker Muniain en soutien de Fernando Llorente[3].
Mais le point d'orgue de cette série positive est le match face au champion en titre, le FC Barcelone, le 7 novembre 2011. En effet les Basques dominent les Catalans dans le jeu et mènent deux à un à la 80e minute grâce à des buts d'Ander Herrera et Gerard Piqué contre son camp, Cesc Fàbregas étant le buteur blaugrana. Toutefois, Lionel Messi arrache le nul dans les arrêts de jeu[8]. L'entraîneur barcelonais, Pep Guardiola, déclarera à l'issue de la rencontre :
« Je suis vraiment fier de mes joueurs. Je veux aussi féliciter l'Athletic Bilbao. Tout le monde a profité de ce grand spectacle grâce à 22 joueurs excellents. C'est l'un des meilleurs matches auquel j'ai assisté. Voilà ce qui arrive quand les deux équipes se battent pour gagner. Le vainqueur était le public. C'était vraiment du grand football. »
— Pep Guardiola le 7 novembre 2011[9].
L'Athletic Bilbao atteint la finale de la Ligue Europa qu'il perd 3-0 en finale face à l'Atlético de Madrid. Le technicien argentin s'estime responsable de cette défaite[10]. Le club atteint également la finale de la coupe d'Espagne après sa victoire en demi-finale face au CD Mirandés[3]. En finale, le 25 mai 2012, l'Athletic perd 3 à 0 face au FC Barcelone de Pep Guardiola.
Le 3 juin 2012, Bielsa renouvelle son contrat avec l'Athletic jusqu'en juin 2013.
Palmarès [modifier]
En tant que joueur [modifier]
Néant
En tant qu'entraîneur [modifier]
En club [modifier]
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En sélection [modifier]
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Distinction individuelle [modifier]
- Meilleur entraîneur national de l'année par l'IFFHS en 2001.
Notes et références [modifier]
- « "Avec Marcelo Bielsa, c'était 72 centres par séance !" », So Foot, 9 mai 2012.
- « Marcelo Bielsa soutenu malgré tout », lejpb.com, 29 septembre 2011.
- « Bilbao, l'effet Bielsa », lapausecigare, 2 février 2012.
- « Bielsa le fou de foot de l'Athletic », fifa.com, 28 septembre 2011
- « À la cathédrale pour confirmer », fcbarcelonaclan.com, 5 novembre 2011.
- « La victoire sur le PSG impressionne De Marcos », uefa.fr, 29 septembre 2011.
- « Athletic Bilbao-Atletico Madrid », Football365, 27 octobre 2011.
- « Messi fantomatique sauve le FC Barcelone », TF1, 7 novembre 2011.
- « Barça, Guardiola : "Le vainqueur était le public" », topmercato.com, 7 novembre 2011.
- « Bielsa est "responsable" », eurosport.fr, 9 mai 2012.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
Statistiques de Marcelo Bielsa sur footballdatabase.eu
Sources [modifier]
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Marcelo Bielsa » (voir la liste des auteurs)
- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Marcelo Bielsa » (voir la liste des auteurs)
- Naissance en 1955
- Naissance à Rosario
- Footballeur argentin
- Joueur des Newell's Old Boys
- Entraîneur argentin de football
- Entraîneur des Newell's Old Boys
- Entraîneur du Vélez Sársfield
- Entraîneur de l'Espanyol Barcelone
- Sélectionneur de l'équipe d'Argentine de football
- Champion olympique de football
- Sélectionneur de l'équipe du Chili de football
- Entraîneur de l'Athletic Bilbao
- Champion olympique argentin
