Mardore

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mardore
Image illustrative de l'article Mardore
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Thizy
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Amplepuis Thizy
Commune Thizy-les-Bourgs
Statut Commune déléguée
Date de fusion 1er janvier 2013
Code postal 69240
Code commune 69128
Démographie
Population 518 hab. (2010)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 12″ N 4° 20′ 17″ E / 46.07, 4.338146° 04′ 12″ Nord 4° 20′ 17″ Est / 46.07, 4.3381  
Altitude Min. 417 m – Max. 804 m
Superficie 13,47 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte administrative du Rhône
City locator 15.svg
Mardore

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte topographique du Rhône
City locator 15.svg
Mardore

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Mardore

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Mardore

Mardore est commune française déléguée, partie intégrante de la commune nouvelle de Thizy-les-Bourgs depuis le 1er janvier 2013[1], située dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Schématiquement le territoire municipal de Mardore s'organise autour d'une dépression centrale constituée par le bassin de réception et la vallée du ruisseau le Mardoret qu'encadrent deux aligements de reliefs l'ensemble étant disposé selon une direction nord-est - sud-ouest. Le Mardoret est un petit cours d'eau de demi-montagne né vers 750 m. d'altitude coulant à peu près exclusivement à l'intérieur de la commune de Mardore à laquelle il doit son nom; seules les dernières centaines de mètres de son cours concernent la commune de Pont-Trambouze. Il se jette dans la Trambouze en rive gauche au lieu-dit Pont-Gauthier à 400 m. d'altitude après avoir parcouru envion 5,5 km. Son bassin versant couvre 10 km2. Il s'agit d'un cours d'eau bien alimenté dont l'étiage quinquennal est de 10 l./s.

Le système orographique quant à lui comprend au nord de la commune une portion d'un gros bourrelet cristallin orienté est-ouest qui domine, hors des limitesde Mardore, d'un côté la vallée de la Trambouze (vers Cours) et de l'autre côté celle du Reins (vers Les Filatures à St Vincent); la limite septentrionale de la commune élève de ce fait ses altitudes culminantes jusqu'à près de 800 mètres sous les dômes boisés du Replat et du Bois Brûlé et même jusqu'à 817 mètres enfin entre les secteurs de la Foret et de l'Achéron. Les hautes collines encadrant la dépression du Mardoret, au centre de la commune, alignent des altitudes inégales. Au nord-ouest les reliefs n'atteignent qu'exceptionnellement les 700 mètres (au dessus du lieu-dit Le Chalumet) se tenant les plus souvent entre 500 et 600 mètres et s'affaissant finalement au dessus du confluent Mardoret -Trambouze. L'alignement sud-est - à la base duquel s'est établi le bourg de Mardore - présente dans l'ensemble des élévations un peu plus considérables jusqu'à frôler les 750 mètres à La Rochonnerie et se maintenant au dessus de 600 mètres jusqu'à la limite sud de la commune. Cette dissymétrie est d'ailleurs conforme à la topographie générale du versant ouest des Monts du Beaujolais (qui comprend le territoire de la commune de Mardore) formée d'un plan incliné (évidemment très disséqué par l'hydrographie) des crêtes des Monts jusqu'à la Loire. Echappant au schéma général précédemment défini le secteur nord-ouest de la commune de Mardore s'organise, à l'est du gros dôme de La Rochonnerie, autour de la haute vallée de la Drioule ruisseau qui déroule son cours naissant dans la commune sur 2 km environ de l'Achéron au Pont Gaty, la Drioule ne se constituant vraiment en rivière que plus au sud de La Chapelle-de-Mardore à St-Jean-la-Bussière. Le taux de boisement de la commune (505 ha boisés soit 37 % de la suface municipale) est inférieur à ce qu'il est dans la partie sommitale du haut-Beaujolais (57 % à Thel, 67 % à Ranchal p. ex.), le massif forestier étant justement le plus compact à la périphérie nord où les altitudes sont les plus élevées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Conservant des vestiges remontant à la civilisation de La Tène, ainsi qu'à l'époque romaine, le village est cité dans un cartulaire du IXe siècle sous le nom de Mardubrium.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001   Colette Darphin   Maire déléguée depuis 2013
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune comptait 518 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 740 1 481 1 707 1 873 2 119 2 239 2 415 2 676 2 600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 504 2 617 2 618 2 587 2 564 2 571 1 698 1 605 1 445
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 291 1 165 1 112 863 781 727 733 630 646
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
640 601 431 405 447 470 507 505 518
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La foire artisanale de Mardore et son marché aux bestiaux se déroule chaque dernier samedi du mois d'août.
  • La randonnée du boudin (de 7 à 25 km), est organisée début février dans les monts du Beaujolais souvent enneigées.
  • La fête des classes, traditionnelle dans le Beaujolais et le Haut-Beaujolais, a lieu le jeudi de l'Ascension. Les conscrits d'une classe d'âge défilent dans les rues du village.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le territoire de Mardore recèle des vestiges datant de la civilisation de La Tène, comme les ponts mégalithiques.
  • De l'époque gallo-romaine, demeure la voie romaine, conservée au-dessus du bourg dont le pavage est très marqué et bien visible.
  • Le Moyen Âge a laissé des sites comme la motte féodale du Bois Durieux, la Terre des Milles, les anciens fiefs de Courcenay et de Chalatoffray, ainsi que la croix Botillon et la route du Sel.
  • L'époque moderne est représentée par l'église Saint-Laurent, la Madone ou bien encore la tour Goutte Chavi.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Deux "communes nouvelles" dans le Rhône », sur france3.fr (consulté le 1 janvier 2013).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • SARRY Alain, Observations sur un souterrain aux Roches à Mardore, p. 27-31 dans Études historiques et archéologiques, no 6-1987, Groupe de Recherches Historiques et Archéologiques de Cours la Ville, Cours-la Ville, 1987, 76p.
  • SARRY Alain, Une ordonnance du juge de Mardore en 1614, p. 57-62 dans Chroniques du pays Beaujolais, 1991-no 15, Académie de Villefranche en Beaujolais, Villefranche-sur-Saône, 1992, 96p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :