Louis Dominique Cartouche

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Louis Dominique Garthausen[N 1] dit Cartouche (mais aussi Bourguignon ou Lamarre), né en 1693 et mort le 28 novembre 1721, était un brigand puis un chef de bande ayant notamment sévi à Paris. Arrêté et condamné à mort, il dénonce ses complices avant d'être exécuté. Il bénéficie d'une certaine bienveillance de la part de la population contemporaine, et il est évoqué dans différentes œuvres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts d'un brigand[modifier | modifier le code]

Né en 1693 à Paris, rue du Pont-aux-Choux, fils de Jean Garthauzsien[1], un ancien mercenaire allemand originaire de Hambourg devenu marchand de vins dans le quartier de la Courtille après avoir été valet chez le marquis de Beuzeville de la Luzerne (en Normandie), Louis Dominique est appelé Cartouche, par francisation de son patronyme en Gartouse puis Gartouche. Enfant, il est élève au collège de Clermont, chez les Jésuites, avant d'en être rapidement chassé. Il s'entraîne alors à couper quelques bourses et, jeune amoureux, dérobe pour sa belle des présents qu'il lui offre : tabatières, mouchoirs, bonbonnières, boîtes à mouches, gardes d'épée… À l'âge de onze ans, à la suite d'une sévère réprimande de la part de son père très pointilleux sur l'honnêteté (il aurait obtenu une lettre de cachet pour le faire interner dans une maison de redressement après un vol), le jeune Cartouche quitte le domicile parental.

Il est recueilli par une bande de Tsiganes qui lui enseignent tours de cartes, bonne aventure et technique des petits larcins[2]. Avec un certain Galichon (qui sera bien vite arrêté), il vole flacons de vins et d'eau-de-vie et s'entraîne à l'épée. Un temps laquais chez monsieur de La Cropte, marquis de Saint-Acre et lieutenant général des armées du roi, il brille par sa dextérité au jeu. Le tricheur est néanmoins congédié. Avec tous ces petits exploits, il devient localement célèbre et prend la tête d'une petite bande en Normandie. Repéré par les autorités, il exerce un temps le rôle d’informateur pour le lieutenant de police d’Argenson, avant de partir pour l’armée. Après avoir servi quelque temps, notamment en tant que racoleur militaire, il s'entoure d'anciens soldats qui forment le noyau de sa nouvelle bande lors de son retour à Paris[N 2]. Il prend alors la tête d’une troupe d'une centaine de bandits, hommes et femmes, qui commettent quotidiennement des vols et des assassinats[3] dans la capitale.

Un séduisant chef de bande[modifier | modifier le code]

Voulant donner à sa bande une bonne organisation inspirée de l'armée, avec hiérarchie et discipline, Cartouche se fait élire chef après une remarquable harangue de ses troupes. Pourtant, avec ses longs cheveux bruns, son visage fin, ses grands yeux noirs et sa petite taille, il est surnommé L'Enfant ou Le Petit. Deux groupes criminels bien séparés officient alors : l'un, sous son autorité directe, le second, sous les ordres de Gruthus du Châtelet, dit Le Lorrain, petit noble ancien soldat des gardes-françaises. Ces bandes de « cartouchiens » rassemblent des individus d'horizons divers : on y trouve même Balagny, dit Le Capucin, un membre de la famille du premier valet de chambre du Régent[4]. D'ailleurs, certains historiens se demandent, au vu de la qualité de certains de ses complices, si le bandit n'est pas manipulé par le pouvoir[5]. À l'époque, des ragots rapportent même que le Régent l'aurait rencontré et qu'intimidé, il aurait hésité à ordonner son arrestation… En tout cas, il possède de nombreux indicateurs, notamment parmi les oublieurs[6], et crée un réseau efficace de receleurs et d’armuriers.

Intelligent, acrobate et spirituel, Cartouche, gagne vite une certaine estime parmi une population exaspérée par les corruptions de l'époque[N 3],[7]. Un jour, il sauve du suicide un marchand ruiné en payant des créanciers qu'il vole ensuite ! Une nuit, il s'empare d'une épée que le Régent comptait offrir ; s'apercevant qu'elle est factice, il la rend avec le commentaire suivant : « Au premier voleur du royaume, qui a tenté de faire tort à Cartouche, son confrère. » Ses acolytes ne sont pas en reste dans l'espièglerie. Lors d'un carnaval, ils promènent une charrette de mannequins représentant les forces de l'ordre afin de permettre aux badauds de les fouetter à volonté. Sa bande se rend célèbre, parmi d’autres faits, pour ses attaques des carrosses faisant le trajet de Versailles à Paris[N 4] ainsi que pour ses pillages de bijouteries ou ses incursions dans des hôtels particuliers. Mais le coup de maître reste la prise d'un million trois cent mille livres d'actions du système de Law, rue Quincampoix en 1720.

Cartouche est également un séducteur ; plusieurs anecdotes en attestent. Un soir, il pénètre dans l'appartement d'une duchesse. Celle-ci s'attend à être cambriolée, mais le bandit lui demande simplement de commander un souper arrosé de champagne. Le repas terminé, l'hôtesse est complimentée sur la qualité des mets, mais il lui est reproché le mauvais breuvage. Quelques jours après, la duchesse reçoit une caisse de champagne de bonne qualité. Un autre soir, c'est Hélène de Courtenay, marquise de Bauffremont, qui voit arriver le célèbre voleur par sa cheminée. Ce dernier lui demande de lui indiquer la sortie avec la plus grande des corrections. Il prend même soin de remettre cendres et tisons dans la cheminée pour ne pas gâter le tapis. En compensation du dérangement occasionné, l'intrus fait ensuite porter à madame de Courtenay une lettre d'excuses, un diamant « qui fut estimé à deux mille écus » et … « un laissez-passer pour exhiber aux voleurs la nuit »[8]. Le 30 mars 1720, Cartouche épouse son ancienne complice, Marie-Antoinette Néron (l'acte est passé devant notaire). Pourtant, il conserve son succès auprès des femmes et a plusieurs maîtresses, comme il le révélera lors de ses interrogatoires en citant « sa sœur grise », la « sultane régnante », une poissonnière de la halle…

Dans les derniers temps, on estime que la bande de Cartouche compte près de deux mille membres. Le bandit est alors autant craint qu'adulé. Un complice, voulant un jour le dénoncer, est injurié devant les autres puis égorgé sur son ordre[N 5]. Cartouche aurait lui-même tué par quatre fois, parfois de sang-froid, notamment dans le cas d'un archer à ses trousses[7]. Pourtant, l'étau finit par se resserrer et la police est sur ses traces. En septembre 1719, trois compères sont arrêtés et sommés de dénoncer leur chef. On arrête aussi des provinciaux en liaison avec lui. Ses frères sont pris et torturés. Lui-même est arrêté une première fois en décembre 1720, mais il parvient à s'évader. Le 16 mai 1721, le Régent ordonne son arrestation. Cartouche échappe avec tant d’adresse à toutes les recherches (c'est alors qu'il usurpe l'identité de Jean Bourguignon), que l’on propose une récompense à ceux qui le mettront entre les mains de la justice (19 juillet 1721). Sous l'action du commissaire Bizoton, la bande commence alors à se mettre en déroute et les trahisons se multiplient.

L'arrestation et l'exécution[modifier | modifier le code]

L’évasion de Cartouche

Trahi par Gruthus, son complice, qui sauve ainsi sa peau[N 6], il est arrêté au petit matin dans le cabaret Au Pistolet[N 7], à la Basse-Courtille, le 14 octobre 1721[9]. La légende dit que réveillé à temps, il manque de réussir son évasion, mais est « trahi » par un chien qui se met à hurler (cf. La Complainte de Cartouche). Mené pieds nus au Châtelet, il y est retenu enchaîné dans une cage afin de prévenir toute évasion. Il fait alors l'objet de la curiosité du Paris mondain : des comédiens du Théâtre-Français l'examinent pour mieux le jouer et des dames de première distinction, dont la maréchale de Boufflers, ainsi que le Régent lui-même, lui rendent visite. Le 21 octobre, il est écroué à la Conciergerie sur décision du Parlement qui veut stopper l'intérêt du public. Il subit la procédure judiciaire dirigée par le conseiller Arnaud de Bouëx, maître des requêtes dont le père avait été assassiné sur la route de Bordeaux. Cartouche nie tout, y compris son état-civil, refuse de reconnaître sa mère, et affirme ne savoir ni lire, ni écrire. Le 26 novembre, il est soumis à la question extraordinaire et subit la « torture des brodequins ». Malgré son silence, il est condamné à mort.

Le supplice de la roue (28 novembre 1721)

Le lendemain, jour pluvieux du supplice, entouré de 200 archers et ne voyant pas arriver ses compagnons qui avaient pourtant fait le serment de le libérer, Cartouche, sans doute par dépit ou par fureur, déclare vouloir faire des aveux. Ramené devant ses juges, il révèle beaucoup de choses et livre ses complices durant dix-huit heures, 90 en tout[10]. Des procès suivront ses déclarations jusqu'en 1723 : plus de 350 personnes[7] seront arrêtées pour leurs liens avec ce chef de bande, dont du personnel de la suite de mademoiselle Louise-Élisabeth, fille du Régent. Mais Cartouche n'est pas sauvé pour autant : il est roué vif en place de Grève, à Paris, le 28 novembre 1721. Juste avant le supplice, infligé par Sanson fils, il crie : « Je suis un malheureux. Mon père et ma mère sont d'honnêtes gens. » Les jours suivants, son cadavre est exposé dans une baraque et les curieux paient pour voir sa dépouille. Balagny le suit sur l'échafaud, puis son frère Louison, âgé de 15 ans, et d'autres complices encore. Ses acolytes les plus chanceux finissent aux galères, comme son deuxième frère Francis Antoine.

Le régime respire : c'est que certains noms proches de Cartouche sont des habitués des allées du pouvoir[7]. Pourtant, assez rapidement à l'annonce de son arrestation puis de sa disparition, la légende de Cartouche commence. Sa mort à 28 ans en fait un héros martyr du pouvoir royal et des riches. Son histoire est reproduite sous diverses formes : poèmes, chansons populaires (La Complainte de Cartouche) et même pièces de théâtre de la Comédie-Française (Cartouche ou les voleurs de Legrand, en octobre 1721[11]) et de la Comédie-Italienne (Arlequin Cartouche de Riccoboni père dit Lélio). En 1725, Nicolas Grandval publie un poème intitulé Cartouche ou le Vice puni. Par la suite, sa biographie, souvent romancée, sera maintes fois rééditée tout au long du XIXe siècle[12] ; elle sera même complétée par des images d'Épinal[13]. Son masque mortuaire est aujourd'hui conservé au musée municipal de Saint-Germain-en-Laye.

Cartouche, un personnage source d'inspirations[modifier | modifier le code]

Chanson[modifier | modifier le code]

La Complainte de Cartouche[14]
Enfin Cartouche est pris
Avecque sa maîtresse
On dit qu'il s'est enfui
Par un tour de souplesse
Un chien l'a fait r'pincer
Dès le matin !
On l'a mis au cachot
Avec un fort bon drille,
Sans couteau ni ciseau
Ni marteau ni faucille
Leurs mains ont fait un trou
Chez le voisin !
Il dit à la question
« Je ne suis pas Cartouche
Je suis Jean Bourguignon
Je ne crains point vos douches
Je suis Lorrain de nation
Je suis Lorrain »
On le mena Jeudi
En place de Grève
Tout était si rempli
Que tout le monde y crève.
Puis on l'a fait sortir
De sa prison
En montant l'escalier
De l'Hôtel de Ville
Il dit au gonfalier
« Ami je suis débile
Donne moi un verre de vin
Mon cher ami »
On dit qu'il accusa
Grand nombre de personnes
Des pays étrangers
Des femmes, aussi des hommes
Il fut exécuté
Le vendredi.

Littérature et théâtre[modifier | modifier le code]

  • Armand Fouquier, Causes célèbres de tous les peuples
  • La Vie de Cartouche, 1721. (La vie mémorable et tragique du fameux scélérat Louis-Dominique Cartouche (...) sur l'air de la Belle Judith)
« Peuples de France et de Paris,
Venez entendre de ma bouche,
Les cruautés et perfidies,
Commises par moi cruel Cartouche.
Je ne crois pas sous le soleil,
Qu’on pourrait trouver mon pareil[15]. »
Le premier roman-feuilleton de Gaston Leroux, La Double Vie de Théophraste Longuet, d'abord paru dans Le Matin du 5 octobre au 22 novembre 1903 sous le titre Le Chercheur de trésors, fait intervenir le bandit Cartouche dans la vie d'un petit bourgeois de la Belle Époque.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Le personnage de Cartouche a fait l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques ou télévisuelles :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la Vie et du Procès de Louis Dominique Cartouche et de plusieurs de ses Complices, Toulouse, Imprimerie d’Antoine Navarre, 1815.
  • Les Amours de Cartouche (Londres, sans date - circa 1789), alias Les Amours et la Vie de Cartouche. Ré-édition le 23 novembre 2014 par DREAD Editions / Le Moine marin. www.la-vie-de-cartouche.fr
  • Lise Andries (dir.), Cartouche, Mandrin et autres brigands du XVIIIe siècle, Desjonquères, collection « L'esprit des lettres », 2010.
  • Henri-Robert, « Le Vrai Cartouche » in L'Histoire pour tous, no 28.
  • Robert Deleuse, Cartouche, prince des voleurs, Paris, Dagorno, collection « Mort ou vif », 1994, 170 p. (ISBN 2-910019-09-8)
  • Michel Ellenberger, Cartouche, histoire d'un brigand, un brigand devant l’histoire, édition La Bibliothèque, 2006.
  • Gilles Henry, Cartouche, le Brigand de la Régence, Tallandier, 2001 (ISBN 978-2235022897).
  • Gilles Henry, « Cartouche, un chef de bande » in Dans les secrets de la police, Bruno Fuligni (dir.), Paris, l'Iconoclaste, 2008, p. 34-35. (ISBN 9782913366206).
  • Claudine Nédélec, « Marc-Antoine Legrand : Cartouche, ou les Voleurs (1721) : analyse et étude de l’argot » in Les Dossiers du Grihl, Les dossiers de Claudine Nédélec, L'Argot, mis en ligne le 14 novembre 2007.
  • Patrice Peveri, « Voisinage et contrôle social au XVIIIe siècle : les Cartouchiens sous le regard des honnêtes gens » in Les marginaux et les autres, Imago, collection « Mentalités. Histoire des cultures et des sociétés », 1990, p. 89-104.
  • Patrice Peveri, « Clandestinité et nouvel ordre policier dans le Paris de la Régence : l'arrestation de Louis-Dominique Cartouche » in Sylvie Aprile et Emmanuelle Retaillaud-Bajac (dir.), Clandestinités urbaines. Les citadins et les territoires du secret (XVIe-XXe), Presses Universitaires de Rennes (PUR), 2008, p. 151-170.
  • Patrice Peveri, « « Cette ville était alors comme un bois... ». Criminalité et opinion publique à Paris dans les années qui précèdent l'affaire Cartouche (1715-1721) », in Crime, Histoire & Sociétés, Vol. 1, no 2, 1997, mis en ligne le 3 avril 2009.
  • Patrice Peveri, « De Cartouche à Poulailler : l'héroïsation du bandit dans le Paris du XVIIIe siècle », in Être Parisien, Paris, Publications de la Sorbonne, 2004, p. 135-150.
  • Patrice Peveri, « L'exempt, l’archer, la mouche et le filou. Délinquance policière et contrôle des agents dans le Paris de la Régence (1718-1722) », in Contrôler les agents du pouvoir, Limoges, Pulim, 2005, p. 245-272.
  • Michel Peyramaure, Cartouche, Robert Laffont, collection « Les trois bandits », vol. 1, 2006 (ISBN 978-2221-106709).
  • Marion Sigaut, "Conférence sur Louis Dominique Cartouche", disponible en ligne sur le site Dailymotion [1]
  • Hugo, Sergeat Loïc, Marion Sigaut, "Dominique Cartouche, la véritable histoire", Bande dessinée de 49 pages

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cartouche est encore fréquemment appelé Louis Dominique Bourguignon, or ce nom de Bourguignon fait référence au pseudonyme utilisé par Cartouche en 1721, année de son arrestation. Il avait alors usurpé l'identité d'un certain Jean Bourguignon, lors d'une escapade en Lorraine avec son complice, Gruthus du Châtelet, surnommé, lui, Le Lorrain. Son véritable patronyme est Garthausen, du nom de son père, ancien mercenaire allemand installé à Paris. La francisation du nom produit ensuite les formes Gartouse, Gartouche puis Cartouche. Quant à Louis Dominique Bourguignon, il s'agit du nom donné au bandit dans le film de De Broca, Cartouche (1962), avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale.
  2. Cette nouvelle bande comprend également ses frères, François (ou Francis Antoine) et Louison, bientôt rejoints par ses cousins, les Tanton, dont le père, Jacques, dit Châteaufort, est un spécialiste de l'évasion.
  3. Une légende, non confirmée aujourd'hui par des sources disponibles, ferait de Cartouche un bandit d'honneur prenant aux riches pour venger les pauvres, voir leur redistribuant une partie du bénéfice de ses crimes. L'origine de cette légende vient peut-être du fait qu'il s'attaquait à des nantis.
  4. Ce sera une des raisons de l’éclairage de cette route bien plus tard, en 1777.
  5. Dans la nuit du 11 octobre 1721, Gruthus convainc le traître Lefèvre de le suivre aux Chartreux. En ces lieux, Cartouche, qui l'attend au pied d'un moulin, ordonne à ses hommes de lui couper le nez et la gorge, de lui fendre le ventre et de l'émasculer. Le Lorrain écrit sur un panneau avec le sang de la victime : « Ci-gît Jean Rebaty, qui a eu le traitement qu'il méritait. Ceux qui en feront autant que lui peuvent attendre le même sort. »
  6. Et peut-être aussi dénoncé par une femme
  7. 45, rue des Couronnes, entre les quartiers de Belleville et Ménilmontant, Paris (XXe arrondissement).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Quel était le véritable patronyme du brigand Cartouche ?, sur le site histoire-genealogie.com
  2. Henri-Robert (de l'Académie française), « Le Vrai Cartouche » in L'Histoire pour tous, no 28, p. 365
  3. Le poète Jacques Vergier est ainsi assassiné en 1720 par un complice de Cartouche, appelé le chevalier Le Craqueur, qui fut "rompu vif" à Paris le 10 juin 1722.
  4. Jean-Pierre Balagny, dit Le Capucin, l'un des lieutenants de Cartouche, est le neveu de Ponce Coche, premier valet de chambre du Régent et gouverneur du Palais-Royal.
  5. Gilles Henry, Cartouche, le Brigand de la Régence, Tallandier, 2001.
  6. François-Joseph-Michel Noël, Nouveau dictionnaire des origines, inventions et découvertes, 2e éd., t. III, Janet et Cotelle, Paris, 1834, 460 p. (p. 350).
  7. a, b, c et d Gilles Henry, « Cartouche, un chef de bande », Dans les secrets de la police, Bruno Fuligni (dir.), éditions l'Iconoclaste, 2008.
  8. Madame de Créquy, Souvenirs de la marquise de Crequi, 1834-1836, 9 volumes in-8. Voir aussi : Lettres inédites de la marquise de Créqui à Sénac de Meilhan, 1782-1789, mises en ordre et annotées par Édouard Fournier, précédées d'une introduction par Sainte-Beuve (1856) & Maurice Cousin de Courchamps, Souvenirs de la marquise de Créquy de 1760 à 1803, Notice n° : FRBNF36577049
  9. Étrangement, Gilles Henry (cf. bibliographie) cite la date du 6 janvier 1721 pour cette arrestation.
  10. Emmanuel Laurentin, « Vivre en clandestinité », La Fabrique de l'histoire, 26 septembre 2012
  11. Le permis d'imprimer chez Jean Musier, à Paris, est du 16 octobre 1721, soit deux jours seulement après l'arrestation du bandit.
  12. Affiche publicitaire signée Charles Lévy (après 1878) conservée au musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
  13. Histoire de Cartouche, image d'Épinal conservée au musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
  14. La Complainte de Cartouche
  15. Texte complet consultable sur le site [Ciminocorpus].
  16. Claudine Nédélec, « Marc-Antoine Legrand : Cartouche, ou les Voleurs (1721) : analyse et étude de l’argot », in Les dossiers du Grihl