Antoine-Alexandre Barbier

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Antoine-Alexandre Barbier, né le à Coulommiers et mort le à Paris, est un bibliothécaire et bibliographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Nicolas-Valentin Barbier et de Marie-Magdeleine Margouiller, Antoine-Alexandre fit ses études au collège de Meaux et était vicaire à Dammartin lorsque la Révolution éclata. Ayant prêté serment à la Constitution, il fut nommé bientôt curé constitutionnel de la Ferté-sous-Jouarre. En 1793, il renonça à la prêtrise et se maria. L’année suivante, élu membre de l’École normale, il vint à Paris, s’y distingua par son érudition, fit partie de la commission temporaire des arts, fut adjoint au comité d’instruction publique de la convention nationale, et chargé de recueillir, dans les couvents et dans les établissements publics supprimés, les livres et autres objets d’arts, pour les placer dans les divers dépôts du gouvernement.

En 1798, Barbier fut nommé conservateur de la bibliothèque qu’il avait formée pour le Directoire, à l’instigation de François de Neufchâteau. Cette bibliothèque ayant été donnée au conseil d’État après le coup d'État du 18 brumaire, il fut nommé bibliothécaire. Dans cette dernière place, Napoléon eut plusieurs occasions d’apprécier son mérite, et le nomma en 1807 son bibliothécaire particulier. Barbier venait alors de publier les premiers volumes du Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes; Paris, 1806.

Les nouvelles fonctions de Barbier le rapprochèrent souvent de la personne de l’empereur : il lui présentait, avec des analyses détaillées, les meilleure ouvrages qui paraissaient, ou ceux que les auteurs avaient offerts. Il fut aussi chargé par Napoléon de lui faire des rapports sur divers points de controverse religieuse. C’est ainsi que, le , l’empereur voulut savoir « s’il y avait des exemples d’empereurs qui avaient suspendu ou déposé des papes. »

On doit à Barbier la création des bibliothèques du Louvre, de Compiègne, de Fontainebleau. À la Restauration, il fut nommé administrateur des bibliothèques particulières du roi. Il perdit cette place en 1822, peu de temps après qu’il eut reçu la décoration de la Légion d’honneur, et dans le moment où il venait de publier le premier volume de la seconde édition de son Dictionnaire des Anonymes.

Quoiqu’il parût supporter cette disgrâce avec courage, Barbier fut très sensible à cette destitution inattendue, qui l’arrachait aux habitudes de toute une vie. Il mourut trois ans après.

Outre un grand nombre de notices et d’articles insérés dans le Mercure, le Magasin Encyclopédique, la Revue Encyclopédique, dans l’Encyclopédie Moderne de Courtin, on a de lui :

Son fils fut bibliothécaire du Louvre.

Source[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 4, Paris, Firmin-Didot, 1853, p. 445-6.