Retentum

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Le retentum est, dans la procédure criminelle de l'Ancien Régime, une disposition d'un jugement que le juge garde secrète mais qui n'en est pas moins exécutoire. Cette procédure est attestée depuis le Moyen Âge, mais n'a pas survécu à la Révolution. Le terme est d'origine latine et signifie « retenu ».

Cette procédure était par exemple appliquée lorsque le juge, dans une note secrète, accordait une « faveur » à un criminel condamné à mort et qui avait expié ses fautes, afin de lui épargner des souffrances, ceci lorsque le supplicié devait être exécuté par un moyen particulièrement atroce (écartèlement, supplice de la roue, bûcher, etc.). Le condamné était alors tué d'une façon moins pénible (strangulation par exemple) avant que son cadavre ne subisse le châtiment initialement prévu, ou que son corps ne soit pendu et exhibé aux yeux de tous pour décourager le peuple de violer la loi ou de désobéir à son maître[1].

Mais il y a des exemples de cet usage en dehors de la procédure pénale. Ainsi, le parlement de Paris a enregistré l'ordonnance de Moulins, le 23 décembre 1566, en insérant un retentum dans ses registres secrets[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Armand, Les bourreaux en France. Du Moyen Âge à l'abolition de la peine de mort, ED18, 2012 (en ligne).
  2. Sylvie Daubresse, Le parlement de Paris, ou La voix de la raison (1559-1589) (« Travaux d'Humanisme et Renaissance », 398), Genève, Droz, 2005, p. 259 (en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Antoine Merlin, Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, vol. 27, H. Tarlier, 1828, p. 345 s. v. (en ligne).