Haïdar El Ali

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Haïdar El Ali

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Haïdar El Ali à Dakar en 2008.

Naissance 1953
Louga
Nationalité Sénégal Sénégal
Pays de résidence Sénégal
Profession Directeur de l'Oceanium de Dakar
Activité principale Ministre de l'Écologie et de la Protection de la nature (2012-2013)
Ministre de la Pêche et des Affaires maritimes (2013-)
Autres activités
Président de la Fédération des partis écologistes et verts de l’Afrique de l'Ouest

Haïdar El Ali, né en 1953 à Louga, est un écologiste sénégalais, « l'un des cent écologistes les plus influents de la planète », selon Le Monde[1]. Son combat pour l'environnement s'accompagne d'un engagement politique. Le 3 avril 2012, il est nommé ministre de l'Écologie et de la Protection de la nature dans le gouvernement d'Abdoul Mbaye.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille d'immigrés libanais, il est né à Louga.

À l'origine moniteur de plongée, il est directeur de l'Oceanium de Dakar et président de la Fédération des partis écologistes et verts d'Afrique de l'Ouest.

En 2002, lors du naufrage du Joola qui fit près de 2 000 victimes, il est l'un des premiers sur les lieux de la catastrophe. Il plonge, filme et livre ses observations avec amertume[2]. Il est élu « homme de l'année » par la Radio-télévision sénégalaise

Très actif contre la surpêche, Haidar El Ali a aussi donné à son groupe de plongeurs un objectif de dépollution de l'océan au large du Sénégal : récupérer les quelque 3000 filets de pêches abandonnés qui continuent à emprisonner les poissons. L'équipe en a déjà enlevé 1000[3].

Par ailleurs, cet écologiste convaincu sensibilise toutes les couches de la population à la nécessité de vivre en harmonie avec la nature. Ainsi, les populations comprennent de plus en plus l'importance du respect de l'environnement et luttent contre les déséquilibres engendrés par l'homme, en particulier dans la mangrove. En 2009, Haidar El Ali y a insufflé une dynamique qui a permis de replanter 30 millions de palétuviers en Casamance. Un de ses nombreux objectifs pour l'année 2010 est de replanter 100 millions d'arbres[4].

Après avoir soutenu Ousmane Tanor Dieng lors de l'élection présidentielle sénégalaise de 2012, il est nommé en avril 2012 ministre de l’Écologie et de la Protection de la nature dans le premier gouvernement formé après l'accession de Macky Sall à la présidence de la République[5]. Il est reconduit dans ses fonctions ministérielles en septembre 2013 au sein du gouvernement d'Aminata Touré, mais en charge de la Pêche et des Affaires maritimes[6].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fabrice Hervieu-Wane, Dakar l'insoumise, op. cit., p. 207
  2. Almamy Mamadou Wane, Le Sénégal entre deux naufrages ? : le Joola et l'alternance, L'Harmattan, Paris, 2003, p. 15-16
  3. « Les héros de la nature : Sénégal. Halte à la surpêche », in Vu du ciel, une émission de Yann-Arthus Bertrand [1]
  4. « Les héros de la nature : Sénégal. Planter 100 millions de palétuviers », in Vu du ciel, une émission de Yann-Arthus Bertrand [2]
  5. « La liste des 25 ministres du premier gouvernement de l’ère Macky Sall  », Agence de presse sénégalaise, 4 avril 2012 [3]
  6. AFP, "Sénégal : Youssou Ndour out, Sidiki Kaba entre dans le nouveau gouvernement de "Mimi" Touré", Jeune Afrique, 3 septembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernadette Gilbertas, Haidar El Ali. Itinéraire d'un écologiste au Sénégal, Éditions Terre vivante, 2010
  • Fabrice Hervieu-Wane, « Haïdar el-Ali. La sentinelle de l'écologie », Dakar l'insoumise, Éditions Autrement, Paris, 2008, p. 30-37 ; 207
  • Olivier Herviaux, « Haïdar El-Ali, militant courageux de l'océan », Le Monde, 7 janvier 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]