Agnes Arber

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Agnes Robertson Arber FRS FLS, née le 23 février 1879 à Primrose Hill et morte le 22 mars 1960 à Cambridge, est une botaniste et une historienne des sciences britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Le père d'Agnes Arber est Henry Robert Robertson, un artiste d’origine écossaise passionné de botanique, qui dirigeait une école privée à Slough. Plusieurs membre de la famille de sa mère, Agnes Lucy née Turner, étaient des personnalités intellectuelles comme John Davidson (1797-1836) ou George Fownes (1815-1849), membres de la Royal Society. Son frère, Donald Straun Robertson (1885-1961), est professeur de grec émérite à Cambridge ; sa sœur, Janet Robertson, est portraitiste.

Scolarité et Etudes[modifier | modifier le code]

  • Agnes Arber fait ses études à la North London Collegiate School, où l’enseignement des sciences est réputé, et se passionne très tôt pour la botanique. Elle découvre à treize ans le petit livre Plant life de George Edward Massee (1850-1917). C’est à la même époque qu’elle découvre l’œuvre de Goethe (1749-1832), qui sera l’une des grandes passions de sa vie. Durant sa scolarité, elle découvre une édition de 1578 du Lyte’s Herbal, traduction en anglais de l’œuvre de Rembert Dodoens (1517-1585) finement illustrée. Cette découverte l’incitera à s’intéresser à l’histoire des premiers herbiers imprimés et publiera, en 1912, un ouvrage fondamental de l’histoire des sciences, Herbals, their origin and evolution.

Agnes Arber se marie le 5 août 1909 avec son ancien enseignant, E.A.N. Arber de neuf ans son aîné et démonstrateur en paléobotanique à Cambridge. De ce mariage naît un seul enfant, Muriel, en juillet 1912. Le père de son mari est le professeur Edward Arber (1836-1912), spécialiste de la littérature anglaise ancienne.

Publications et Travaux[modifier | modifier le code]

Après la publication de son livre Herballs (1912), elle fait paraître de nombreux articles dans les Annals of Botany et The Botanical Gazette. En 1920, Agnes Arber fait paraître un livre sur les plantes aquatiques Water plants : a study of aquatic angiosperms. Elle reprend un projet initié par Ethel Sargant, un manuel de botanique intitulé The Monocotyledons qui paraît en 1925 avec 140 illustrations de sa main. Elle commence dans les années 1930, une série d’études sur la structure florale.

Agnès Arber devient membre de la Linnean Society of London (1908, participe à son comité directeur de 1915 à 1919), correspondante étrangère de la Botanical Society of America (1942) et membre de la Royal Society (1946), troisième femme à recevoir un tel honneur. Elle reçoit également la médaille linnéenne en 1948. Elle supervise la publication de l’œuvre botanique de Goethe en 1946 et de Nehemiah Grew (1641-1712).

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle se consacre à des études plus générales comme The Natural Philosophy of Plant Form (1950) et surtout The Mind and the Eye, a Study of the Biologist’s Standpoint (1954). Elle y discute de la nature de la recherche biologique et comment un spécialiste observe ce qu’il étudie.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Marilyn Ogilvie et Joy Harvey (dir.) (2000). The Biographical Dictionary of Women in Science. Pionneering Lives from Ancient Times to the Mid-20th Century, deux volumes, Routledge (New York) : 47-48. ISBN 978-0-415-92038-4
  • Hugh Hamshaw Thomas (1960). Agnes Arber. 1879-1960, Biographical Memoirs of Fellows of the Royal Society, 6 : 1-11.
A.Arber est l’abréviation botanique officielle de Agnes Arber.
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