László Kubala

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
László Kubala
Kubala.jpg
Kubala en 1953
Biographie
Nom Ladislau Kubala Stecz
Nationalité Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Drapeau de la Hongrie Hongrie
Drapeau de l'Espagne Espagne
Naissance 10 juin 1927
Lieu Budapest (Hongrie)
Décès 17 mai 2002 (à 74 ans)
Lieu Barcelone (Espagne)
Taille 1,76 m
Poste attaquant
Parcours junior
Saisons Club
1939–1944 Drapeau : Royaume de Hongrie Ganz TE
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1945–1946 Drapeau : Royaume de Hongrie Ferencváros
1946–1948 Drapeau : Tchécoslovaquie Slovan Bratislava
1948–1949 Drapeau : République populaire de Hongrie Vasas
1949–1950 Drapeau : Italie Pro Patria
1951–1961 Drapeau : Espagne FC Barcelone 256 (194)
1963–1965 Drapeau : Espagne RCD Espanyol 033 00(7)
1966–1967 Drapeau : Suisse FC Zurich
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1946–1947 Drapeau : Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie 006 00(4)
1948 Drapeau : Hongrie Hongrie 003 00(0)
1953-1961 Drapeau : Espagne Espagne 019 0(11)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1961–1963 Drapeau : Espagne FC Barcelone
1963–1966 Drapeau : Espagne RCD Espanyol
1966–1967 Drapeau : Suisse FC Zürich
1968 Drapeau : Canada Toronto Falcons
1968–1969 Drapeau : Espagne Córdoba CF
1969–1980 Drapeau : Espagne Espagne
1980 Drapeau : Espagne FC Barcelone
1982–1986 Drapeau : Arabie saoudite Al-Hilal FC
1986 Drapeau : Espagne Real Murcie
1987–1988 Drapeau : Espagne CD Málaga
1988–1989 Drapeau : Espagne Elche CF
1992 Drapeau : Espagne Espagne espoirs
1995 Drapeau : Paraguay Paraguay
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

László Kubala (10 juin 1927 - 17 mai 2002) est un footballeur né à Budapest (Hongrie) de 1,76 m et 82 kg. Tour à tour sélectionné pour la Tchécoslovaquie, la Hongrie, et enfin l'Espagne, il est un des rares footballeurs à avoir porté le maillot de trois équipes nationales.

Il est avec 194 buts en 256 matchs le troisième meilleur buteur de l'histoire du FC Barcelone en matchs officiels derrière Lionel Messi et César Rodríguez [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Statue à l'effigie de Kubala près du Camp Nou

Durant sa jeunesse, László Kubala intègre d'abord l'équipe de Ganz Torna Egylet Budapest, puis un autre club de Budapest, Ferencváros. Après la mort de son père, il s'installe à Bratislava en Tchécoslovaquie. Lors de son passage au SK Bratislava il reçoit la nationalité tchécoslovaque et défend les couleurs de l'équipe nationale. Il retourne en Hongrie et évolue au Vasas SC Budapest en 1948. Occupée par les troupes soviétiques, la Hongrie de l'après guerre devient un état communiste. Kubala quitte le pays illégalement en 1949, en se réfugiant en Italie il perd sa double nationalité hongroise et tchèque. Kubala signe un pré-contrat avec le club de Pro Patria Calcio, basé à Busto Arsizio en Lombardie, mais n'y dispute que quelques matchs amicaux ; il intègre alors une équipe baptisée Hungaria et constituée de réfugiés des pays de l'est. Son talent n'échappe pas à Josep Samitier lors de leur passage en Espagne, ou l'équipe s'impose 4 à 2 face au Real Madrid, et Kubala signe avec le FC Barcelone en 1950. Le 4 mai 1949 il échappe de peu à la mort lors du drame de Superga. László Kubala, qui devait prendre l'avion, avait annulé à la suite de la mauvaise santé de son fils, ce qui lui a sauvé la vie[2].

FC Barcelone[modifier | modifier le code]

Malgré tout il doit attendre plusieurs mois pour pouvoir effectuer ses débuts, après avoir obtenu la nationalité espagnole. Il a alors 23 ans et adopte le prénom de Ladislao, à consonance plus ibérique. Ses débuts en Espagne sont compliqués par une plainte de la fédération hongroise qui aboutit à la suspension de Kubala par la fédération internationale de football, décision qui n'est pas suivie par la fédération espagnole qui le considère comme un réfugié politique. À la suite d'une réclamation de Francisco Franco, une solution est trouvée : la Hongrie ayant aboli le football professionnel, Kubala était donc assimilé amateur, auquel cas la suspension ne pouvait excéder 12 mois. Le joueur se retrouve dans une situation paradoxale, le 21 octobre 1953 il participe aux côtés de Gunnar Nordahl, Ernst Happel et Giampiero Boniperti à un match de gala à l'occasion du 50e anniversaire de la FIFA opposant une sélection internationale et l'équipe d'Angleterre, mais il ne peut défendre les couleurs de l'Espagne lors des qualifications pour la coupe du monde 1954.

Avec dans ses rangs des joueurs comme Ladislao Kubala, Tomás Moreno ou encore Eduardo Manchón, le Barça connaît l'une des périodes les plus fastes de son histoire. Après avoir remporté la coupe d'Espagne (Copa del Rey) en 1951 le club catalan réalise le doublé coupe d'Espagne - championnat d'Espagne deux fois d'affilée, en 1952 puis 1953. Les blaugranas remportent également la coupe latine en 1952 et la supercopa de España (Copa Eva Duarte) 1952 et 1953. La saison la plus accomplie est effectuée en 1951-1952 où le Barça gagne au total cinq titres : championnat, coupe et supercoupe d'Espagne, coupe latine, ainsi que le trophée Martini Rossi.

Entre décembre 1955 et mars 1956 le Barça de l'entraîneur hongrois Franz Platko connaît une série inédite de onze victoires consécutives en championnat et en coupe des villes de foires, un record qui sera battu en 2005-2006 par l'équipe entraîné par Frank Rijkaard. Malgré tout à l'issue de la saison 1955-1956 le Barça emmené Kubala et Luis Suárez doit se contenter de la deuxième place de la Liga, à un point de l'Athletic Bilbao, et est éliminé en demi-finales de la coupe des villes de foires.

À la suite de l'insurrection de Budapest et à l'intervention soviétique de 1956 plusieurs footballeurs du Onze d'or hongrois émigrent en Europe de l'Ouest et rejoignent Ladislao Kubala sur les terrains espagnols. Sándor Kocsis et Zoltán Czibor rallient le Barça, et Ferenc Puskás le Real Madrid. En 1957 le Barça quitte le stade de Les Corts pour le Nou Camp, une enceinte à la mesure d'une équipe qui veut alors rivaliser avec le grand Real d'Alfredo Di Stéfano.

Barcelone et Kubala remportent à nouveau la coupe d'Espagne 1959, puis à deux reprises la Coupe UEFA, alors appelée coupe des villes de foires, en 1958 et 1960. Éliminé par le Real en demi-finale de la coupe des clubs champions 1959-1960 le Barça s'impose par contre en championnat. L'année suivante le FC Barcelone prend sa revanche, devenant le premier club à éliminer le Real en coupe des champions, et Kubala, alors âgé de 34 ans, mène le club en finale de la coupe des clubs champions 1960-1961. Malgré son statut de favori Barcelone s'incline face au Benfica Lisbonne lors d'un match spectaculaire et indécis[3].

Carrière internationale[modifier | modifier le code]

En dépit du fait d'avoir joué pour trois sélections différentes (chose aujourd'hui impossible), Kubala n'a jamais pu prendre part à une phase finale d'un tournoi international. Bien que présent dans la sélection espagnole pour la Coupe du monde 1962, il ne put jouer du fait d'une blessure. En 1960, le boycott décidé par Franco alors que l'Espagne s'apprêtait à jouer les quarts de finale contre l'Équipe d'Union soviétique de football le priva d'une participation de même qu'autres légendes telles Luis Suárez, Alfredo Di Stéfano et Francisco Gento. Outre sa sélection internationale face à l'Angleterre, Kubala joua aussi quatre fois pour l'équipe de Catalogne de football.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Kubala devient brièvement entraîneur du FC Barcelone avant d'occuper le poste d'entraîneur-joueur au sein de l'Espanyol de Barcelone, club dans lequel il croise Alfredo Di Stéfano, qui y termine sa carrière, puis au FC Zurich et dans le club canadien des Toronto Falcons. Il devient ensuite sélectionneur de l'équipe d'Espagne durant une longue période, entre 1969 et 1980. Sous sa direction, elle compte 31 victoires, 21 matchs nuls et 16 défaites. Kubala entraîne ensuite différents clubs espagnols et le club saoudien Al Hilal Riyad durant les années 1980, puis devient sélectionneur de l'équipe d'Espagne championne olympique de football lors des JO de 1992, organisés à Barcelone. Lors de la finale au Camp Nou, l'Espagne l'emporte sur la Pologne sur le score de 3 à 2. Il entraîne encore l'équipe nationale du Paraguay en 1995. Par ailleurs une statue a son effigie se trouve actuellement devant le Camp Nou, stade du FC Barcelone.

Clubs[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Récompenses individuelles[modifier | modifier le code]

  • 2e buteur du championnat d'Espagne en 1951-1952 (27 buts) ;
  • 2e buteur du championnat d'Espagne en 1953-1954 (23 buts) ;
  • retenu dans la liste des 100 meilleurs joueurs de tous les temps par les magazines World Soccer et Placar, ainsi que dans la liste des 50 de Guerin' Sportivo en 1999 ;
  • 32e lors du vote organisé par l'IFFHS afin de désigner le meilleur joueur du siècle, 3e derrière Di Stéfano et Puskás lors du vote concernant le meilleur joueur ayant évolué en Espagne ;
  • élu meilleur joueur de tous les temps du FC Barcelone par les supporters, devant Johan Cruyff et Diego Maradona, lors d'un vote ayant eu lieu en 1999 pour le centenaire du club ;
  • en 2002 il reçoit l'ordre du mérite de la FIFA à titre posthume.
  • 3e meilleur buteur de toute l'histoire du FC Barcelone, derrière Lionel Messi et derrière César Rodríguez.

Statistiques[modifier | modifier le code]

  • 194 buts en 256 matchs toutes compétitions confondues avec le FC Barcelone[1] ;
  • 3 matchs avec l'équipe nationale de Hongrie ;
  • 4 buts en 6 rencontres disputées avec l'équipe nationale de Tchécoslovaquie en 1946-1947 ;
  • 11 buts en 19 matchs pour l'équipe d'Espagne entre 1953 et 1961[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]