José Pardo y Barreda

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José Pardo y Barreda
Image illustrative de l'article José Pardo y Barreda
Fonctions
Président du Pérou
18 août 19154 juillet 1919
Président du Pérou
24 septembre 190424 septembre 1908
Président du Conseil des ministres péruvien
8 septembre 190314 mai 1904
Biographie
Date de naissance 24 février 1864
Lieu de naissance Lima
Date de décès 3 août 1947 (à 83 ans)
Lieu de décès Lima
Nationalité Drapeau du Pérou Pérou

José Pardo y Barreda (Lima, 24 février 1864 - Lima, 3 août 1947)[1] est un homme d'État péruvien, président de la République à deux reprises.

Biographie[modifier | modifier le code]

José Pardo y Barreda était issu d'une famille aristocratique. Il était le fils de Manuel Pardo y Lavalle, fondateur du Parti Civil et président du Pérou, et de Mariana Barreda y Osma. Il était aussi le petit-fils du poëte, écrivain et ministre, Felipe Pardo y Aliaga. Il épousa sa cousine Carmen Heeren, dont il eut Juan Pardo Heeren.

José Pardo y Barreda représenta une nouvelle génération au sein du Parti Civil, amenant un nouveau souffle dans le développement du pays. Il dirigea le parti et le ministère des relations extérieurs pendant le gouvernement de Andrés Avelino Cáceres. Après le mort de Manuel Candamo Iriarte, Serapio Calderón devint président et organisa de nouvelles élections. Le Parti Civil présenta José Pardo y Barreda tandis que le Parti démocrate fut représenté par Nicolás de Piérola. Ce dernier se retira peu de temps avant le scrutin, assurant ainsi la victoire de son adversaire.

Son gouvernement fut largement marquée par une politique tourné vers l'éducation. L'instruction primaire, jusqu'alors, était aux mains des municipalités, selon une loi de 1876 dictée par Manuel Pardo. José Pardo y Barreda, avec l'action de son ministre de la justice et de l'instruction, décida de s'attaquer au problème. Une loi, promulguée en 1905, eut pour but de réformer le système. Ainsi l'enseignement primaire fut confié au gouvernement central. La réforme prévoyait que l'enseignement devenait obligatoire, gratuite et que dans chaque ville, village ou localité (hameau, site minier...) ayant plus de 200 habitants, devait être construit une école. Il fonda l'école normale des garçons pour la formation des maitres, réorganisa l'école normale des filles, inaugura l'école des arts et métiers et créa la direction générale de l'instruction à laquelle dépendaient des inspecteurs chargés du contrôle dans toute la république.

Dans le domaine culturel, il créa plusieurs institutions comme l'Académie d'Histoire, l'Ecole des Beaux-Arts, l'Académie de Musique Nationale et le musée nationale d'histoire. Enfin il fonda l'Ecole Supérieure de Guerre pour former les officiers de l'état-major.

Au cours de son second mandat, il eut à faire face aux conséquences de la Première Guerre mondiale et à l'agitation sociale pour la conquête des 8 heures de travail accordée le 15 janvier 1919. Un mois avant la fin de son mandat, il fut renversé par Augusto B. Leguia y Salcedo.

Il passa les onze années suivantes dans le sud de la France. Il retourna à Lima pour y mourir en 1947.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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