John Prine

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John Prine

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John Prine à MerleFest, Wilkesboro N.C. (2006)

Informations générales
Naissance 10 octobre 1946 (67 ans)
Au Westlake Hospital,
dans le village de Maywood,
Drapeau de l'Illinois Illinois
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Chanteur, auteur-compositeur-interprète
Genre musical Country folk.
Années actives 1970 (sur scène),
1972 (sur enregistrements)
à aujourd'hui.
Labels Atlantic, Asylum, Oh Boy, Rhino.
Site officiel www.johnprine.net

John Prine est un auteur-compositeur-interprète de country folk qui est né le 10 octobre 1946 à Maywood, Illinois aux États-Unis[1].

Il est le créateur de nombreuses chansons, dont les textes expriment une veine poétique unique, et qui ont été interprétées ou reprises par les artistes américains les plus populaires : Hello in There (Joan Baez, Bette Midler), Sam Stone (Johnny Cash, Al Cooper), Angel From Montgomery (Bonnie Raitt, Miranda Lambert, Susan Tedeschi), Souvenirs (Bettye LaVette), It's a Big Old Goofy World (Jimmy Buffett), Speed of the Sound of Loneliness (Nanci Griffith), Killing the Blues (Alison Krauss et Robert Plant).

Biographie[modifier | modifier le code]

La jeunesse et les débuts[modifier | modifier le code]

John Prine est le troisième des quatre enfants de William Mason Prine et de son épouse Verna Valentine Hamm. Il est né le 10 septembre 1946 à Maywood, Illinois où il passa son enfance et son adolescence, égayée par les vacances estivales que la famille passait chez des parents dans le Comté de Muhlenberg[2], au Kentucky qu'il a évoquées dans sa chanson Paradise (le Paradis)[3].

Son frère aîné, Dave Prine, qui a joué du violon dans le style Old-time music et de la Dobro sur plusieurs de ses albums, lui fit découvrir la musique de Hank Williams, Mississippi John Hurt et de Ramblin' Jack Elliott. Une voisine lui fit cadeau, quand il avait dix ans, d'un ukulélé sur lequel il apprit à jouer ses premiers accords[4].

Son frère Dave, qui admirait la musique des New Lost City Ramblers, tenta de monter son propre groupe et pendant qu'il jouait du violon, il revint à John d'assurer le rythme bluegrass sur une guitare Archtop, de marque Silvertone (Sears) qu'il avait reçue en cadeau en 1962, et sur laquelle il avait rapidement appris à jouer Freight Train d'Elizabeth Cotten, et une série de chansons de la Carter Family dont il continue, aujourd'hui, à interpréter certaines (Bear Creek Blues de A.P. Carter, par exemple)[4].

John Prine, inspiré par l'écoute des disques de Spike Jones et de Merle Travis, écrivit ses premières chansons à l'âge de quatorze ans. Deux d'entre elles Fryin' Pan et Sour Grapes figurent sur son deuxième album Diamonds in the Rough, qu'il réalisa en 1972 avec de petits moyens[4].

John Prine termina des études au lycée en 1964 et travailla pendant deux ans comme facteur pour USPS à Chicago, Illinois. Conscrit en 1966, le caporal John Prine fut affecté en Allemagne où il passa deux ans dans le groupe d'entretien des moteurs, et échappa ainsi à la Guerre du Viêt Nam[4].

De retour à Chicago, il commença à jouer dans des bars, avec un répertoire qui comprenait des chansons comme Sam Stone et Paradise. Il obtint, en 1970, un premier engagement au "Fifth Peg", puis au "Earl Of Old Town"[5]. Il y rencontra Steve Goodman avec lequel il noua des relations d'amitiés et d'admiration réciproques.

Premiers succès[modifier | modifier le code]

En 1971, Steve Goodman[6] eut l'occasion d'interpréter un chanson de John Prine dans un spectacle auquel assistait Kris Kristofferson, et parvint à convaincre celui-ci et Jerry Wexler d'Atlantic Records de venir écouter John Prine au "Earl Of Old Town", ou celui-ci donna, en quelque sorte, le concert de sa vie. Le lendemain de la prestation, Jerry Wexler lui fit parvenir une proposition de contrat pour un premier album[7].

Ce premier album, simplement intitulé John Prine fut enregistré à Menphis, Tennessee, et produit par Arif Mardin. Selon John Prine, une plage au moins, Paradise, fut enregistrée à New York, avec Steve Goodman et David Prine. Le succès de la poésie portée par les chansons de John Prine fut immédiat et matérialisé par la décision de Bette Midler de reprendre Hello In There, et celle de Bonnie Raitt d'interpréter Angel from Montgomery. Hello In There fut reprise aussi par Joan Baez sur l'album Diamonds & Rust en 1975.

Artiste indépendant[modifier | modifier le code]

John Prine s'est installé à Nashville au début des années 1980 dans l'intention de travailler de manière indépendante. Il y a créé, avec Al Bunetta et Dan Einstein, le label Oh Boy records qui a publié la plupart de son œuvre enregistrée.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • John Prine se souvient du compliment que Bill Monroe lui fit, lors de leur première rencontre, dans les années 1970. Après qu'ils se furent présentés, Bill Monroe dit :
    « John a écrit une chanson à propos du Comté de Muhlenberg. Oh Oui ! Je crois que je recherchais cette chanson depuis les années 1920. »[7]
    Bill Monroe et son frère Charlie Monroe étaient originaires de la même région que les aïeux de John Prine, la vallée de la Green River, au bord de laquelle se trouvait la ville de Paradise qui lui inspira la chanson du même nom.Paradise avait connu, dans les années 1850, un fort développement, lié à l'exploitation des mines de charbon dont l'exploitation était encouragée par la navigabilité de la Green River. Elle fut alors peuplée surtout par des mineurs qui venaient du comté d'Ayrs en Écosse et comptait environ 35 maisons.

    Les dernières mines de charbon furent fermées en 1959, et la plupart des habitants vendirent leurs propriétés à la Tennessee Valley Authority qui fit raser les maisons[2]. Le 17 novembre 1967, les cinq ou six dernières familles, qui y habitaient encore, cédèrent leurs biens afin de s'installer ailleurs dans le comté, le bureau de poste ferma, et la TVA fit raser ce qu'il restait du village. Si bien qu'il ne reste aucune trace du village de Paradise[8].

Chansons signatures[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente quelques-unes des chansons de John Prine qui ont été le plus interprétées par d'autres artistes.

Titre Artiste Millésime Album Note
Hello In There John Prine 1971 John Prine  
Bette Midler 1972 The Divine Miss M Disque de platine, Grammy award pour l'album.
Joan Baez 1975 Diamonds and Rust  
Reg Livermore 1975 Betty Blokk-Buster Follies  
David Allan Coe 1983 Hello in There  
Eddi Reader 1991 Mirmama  
John McDermott 1999 Love Is a Voyage L'album a fait l'objet de plusieurs éditions (1995 selon wikipedia en anglais) et en 2005, sous une forme "améliorée"
Andrew Calhoun 1999 Where Blue Meets Blue  
10,000 Maniacs 2004 Campfire Songs  
David Munyon 2009 Big Shoes  

Témoignages de reconnaissance et trophées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Biographie sur John Prine Shrine » (consulté le 10 avril 2011)
  2. a et b (en) « The former town of Paradise, Kentucky on the banks of Green River », sur Muhlenberg Online Inc. (consulté le 10 avril 2011)
  3. (en) « Biographie de John Prine par Oh Boy Records en 2005 » (consulté le 10 avril 2011)
  4. a, b, c et d (en) John Kruth, « John Prine: one of "the good guys". », Sing Out!,‎ janvier 2006
  5. (en) « John Prine, Short biography and discography, », sur The R.N.Shrout Website (consulté le 10 avril 2011)
  6. Steve Goodman commençait à cette époque à se faire connaitre, mais ne connut le succès qu'en 1972 avec la chanson City of New Orleans dont Arlo Guthrie fit un hit. City of New Orleans est plus connue en France sous le titre de l'adaptation qu'en fit Joe Dassin : Salut les amoureux.
  7. a et b (en) « The John Prine Anthology, Great Days, Notes page 1, Rhino Records, 1993. », sur The John Prine Shrine (consulté le 10 avril 2011)
  8. (en) « Paradise Lost: Old Communities. Paradise in Kentucky. Dorann O'Neal Lam », sur The Muhlenberg County KYGenWeb Project (consulté le 10 avril 2011)
  9. (en) « Page John Prine au Nashville Songwriters Hall of Fame » (consulté le 11 avril 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]