Henry Hill

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Henry Hill

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Henry Hill lors de son arrestation en novembre 1980

Naissance 11 juin 1943
Brooklyn, New York
Décès 12 juin 2012 (à 69 ans)
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Gangster
Bootlegger
Racketteur
Trafiquant de drogue
Distinctions
Famille
Gregg Hill, Gina Hill (enfants) Karen Friedman (femme de 1965 à 2002), Lisa Caserta (compagne)

Henry Hill (né le 11 juin 1943, et mort le 12 juin 2012[1],[2]) est un gangster américain associé à la Famille Lucchese, l'une des cinq familles de Cosa nostra aux États-Unis, sous le commandement de Paul Vario. Il est, par la suite, devenu un informateur pour le FBI. Sa vie fut immortalisée dans le livre de Nicholas Pileggi Wiseguy et ensuite dans le film Les Affranchis de Martin Scorsese. Son rôle fut tenu par Ray Liotta.

Enfance[modifier | modifier le code]

Henry Hill est né d'une mère sicilienne, Carmela Hill et d'un père irlandais, Henry Hill Sr. Son ascendance irlandaise l'empêchait d'être un affranchi de Cosa Nostra. Peu discipliné et préférant trainer dans les rues de son quartier que sur les bancs de l'école, c'est très tôt qu'il commence par faire de petits boulots pour la pègre locale. Alors âgé de douze ans, Henry Hill, qui deviendra le protégé de Vario, fut témoin de la violence de « Paulie ». Ce jour-là, Vario gara sa voiture devant un bar, sortit une batte de baseball du coffre de sa voiture, et tabassa sévèrement le barman, qui se retrouva avec la clavicule cassée. Des rumeurs couraient comme quoi le barman avait eu une aventure avec la femme de Vario. Parmi les associés de Paul Vario, il y avait le gangster irlando-américain James Burke et Thomas DeSimone. Vario possédait sa propre compagnie de taxis dans la rue où Henry Hill avait grandi. Vario prit Hill sous son aile quand le garçon eut douze à treize ans. Vario fut ravi quand il sut que la mère de Henry Hill venait de la même région de Sicile que lui. Henry effectuait des petites missions pour Vario, agissant un peu en tant qu'homme à tout faire. Les années passèrent, et c'est Vario qui lança Henry Hill dans la vie criminelle, indiquant à tous ses associés que celui-ci était son neveu. Si Henry Hill avait été italien à 100 % (son père était irlandais), Paulie se serait battu pour qu'il soit nommé membre de la Famille Lucchese.

Vie criminelle[modifier | modifier le code]

Il travaillait sous les ordres du capo Paul Vario (joué par Paul Sorvino dans le film). En 1967, Hill commet le vol d'Air France, il est alors âgé de 23 ans (Hill vola près de 420 000 $ contenus dans un avion Air France à l'aéroport John F. Kennedy au terminal de New York en subtilisant la clé du coffre à un garde qu'ils avaient confié au soin d'une prostituée)[3]. Après six ans d'incarcération depuis 1970 pour avoir agressé Gaspar Ciacco, un joueur qui devait une somme importante à des amis syndicalistes de Burke. Il est placé en liberté conditionnelle en 1978, en même temps que Burke. Toujours la même année, il est l'un des auteurs du casse de la Lufthansa orchestrée par James Burke pour un montant de 5 millions de dollars en espèces et de 785 000 dollars de bijoux. Durant son incarcération, Hill s'engagea dans le trafic de stupéfiants. À sa sortie, Vario prévint Hill qu'il devait stopper tout trafic de drogue sous peine de se faire éliminer. Les peines encourues était considérées par Vario comme trop importantes et il était tentant pour les coupables de collaborer avec les autorités pour voir leurs peines s'alléger. Mais Hill préférant se remplir les poches, se mit à vendre de la cocaïne, de l'héroïne et de la marijuana en grosse quantité. Pour cela il s'associa avec Burke, DeSimone et Paul Mazzei.

Hill fut arrêté le 27 avril 1980, à 37 ans, pour trafic de stupéfiants. Relâché, il fut de nouveau arrêté cette fois-ci en tant que témoin dans l'affaire du vol de la Lufthansa[3].

Informateur pour le gouvernement[modifier | modifier le code]

Hill était convaincu que ses anciens associés allaient le tuer. Vario parce qu'il avait enfreint les règles et Burke parce qu'il ne voulait pas que Hill témoigne contre lui. Il devint de fait un informateur pour le gouvernement fédéral. Son témoignage mena à l'arrestation de 50 personnes, dont Paul Vario, qui mourut en 1988 et James Burke, qui mourut en 1996. Il change régulièrement d'adresses. En 1987, il est expulsé du programme de protection des témoins pour trafic de stupéfiants. Sa dernière adresse connue était à Topanga, en Californie, sous sa véritable identité. En 1985, Henry Hill se confie à Nicholas Pileggi qui tire un livre autobiographique sur la vie de Hill, Wiseguy : Life in a Mafia Family, qui devient un best-seller. Martin Scorsese s'en inspire pour réaliser un film, Les Affranchis, sorti en 1990[3].

Par la suite, Hill, passionné de cuisine, a lui-même écrit un livre de recettes de cuisine. Il crée un site internet, sur lequel il vendait des souvenirs et prodiguait des conseils issus de son « expérience ». Henry Hill a affirmé n'avoir jamais tué personne mais il ajoute : « J'étais présent quand des gens se sont fait tuer. J'ai creusé beaucoup de trous ». Ainsi il avait publié de manière ironique « les meilleures façons de cacher un cadavre ». En numéro un, le « sac de chaux vive », pour cela il faut enterrer le corps à au moins 1,20 m sous terre, le recouvrir de chaux pour dissoudre rapidement les restes pour camoufler la puanteur[3].

Décès[modifier | modifier le code]

Hill meurt d'un arrêt cardiaque des suites d'un cancer des poumons, à cause de la cigarette, le 12 juin 2012. L'acteur Ray Liotta, qui jouait son rôle dans Les Affranchis, déclare dans un communiqué :« J'ai joué Henry Hill dans les Affranchis, mais je ne l'avais rencontré que brièvement, donc je ne peux dire que je le connaissais »[4][non pertinent].

Activités[modifier | modifier le code]

Il était impliqué entre autres dans l'usure, le jeu, les paris et le loto clandestins, le racket des syndicats, le détournement des marchandises à l'aéroport JFK et le braquage de camions de marchandises.

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1965, il épouse sa première femme, Karen Friedman et a deux enfants, Gregg et Gina. Il se sépare puis divorce en 2002. Il se remarie avec Kelly Alor, a des enfants et il divorce à nouveau. Au moment de sa mort, il était fiancé à Lisa Caserta[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Édition originale américaine
Éditions françaises
  • Nicholas Pileggi (trad. René Baldy), L’Affranchi : la vie dans un clan de la mafia [« Wiseguy : Life in a Mafia Family »], Paris, Presses de la Cité, coll. « Documents »,‎ 1987, 24 cm, 231 p. (ISBN 2-258-01972-9, notice BnF no FRBNF36623833)
    Première édition française.
  • Nicholas Pileggi (trad. René Baldy), Les Affranchis [« Wiseguy : Life in a Mafia Family »], Paris, Presses de la Cité, coll. « Presses pocket » (no 3592),‎ 1990, 18 cm, 282 p. (ISBN 2-266-03973-3, notice BnF no FRBNF35102199)
    Édition de poche, avec un nouveau titre décalqué sur celui du film de Martin Scorsese.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Mort du truand du film "Les Affranchis", Le Figaro, 13 juin 2012.
  3. a, b, c, d et e http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Henry-Hill-mort-d-un-Affranchi-403673/
  4. http://www.liberation.fr/monde/2012/06/14/henry-hill-mort-d-un-affranchi_826239