Jean Parisot de La Valette

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Jean Parisot de La Valette
Image illustrative de l'article Jean Parisot de La Valette

Naissance 1494 ?
Parisot
Décès 21 août 1568
Malte
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Grade grand maître de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Conflits siège de Malte (1565)

Jean Parisot de La Valette, né en 1494 à Parisot (actuel département de Tarn-et-Garonne) et mort en 1568 à Malte, est le 49e grand maître[1] de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, particulièrement connu pour avoir soutenu face aux Ottomans le siège de Malte de 1565 et avoir fondé et donné son nom à l'actuelle capitale de la République de Malte, La Valette.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille noble du Rouergue, il est le second fils du chevalier Guillot ou Guillaume de la Valette-Cornusson (mort en 1513), seigneur de Cornusson et de Boismenon, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, et de Jeanne de Castres (morte en 1548), qui ont eu six enfants : Guillot ; Jean ; Guillaume, prieur de Saint-Saturnin ; François, évêque de Vabres en 1561, présent au Concile de Trente en 1563 ; Antoinette, mariée en 1533 à Raymond de Gibry, seigneur de Caylus en Quercy ; Béatrix, mariée à Hugues de Brailh, seigneur de Bramaux en Albigeois[2].

Hospitalier de Rhodes (1514-1523)[modifier | modifier le code]

En 1514, à l'âge de 20 ans, il entre dans l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dont le couvent est alors l'île de Rhodes. Il est présent au siège de l'île en 1522, avec 159 autres chevaliers et le Grand-Maître Philippe de Villiers de L'Isle-Adam et est fait prisonnier par le corsaire Dragut. Soliman le Magnifique, admirant le courage de cette poignée d'hommes, leur laisse la vie sauve et leur rend la liberté le 1 janvier 1523. Ils trouvent refuge à Civitavecchia, puis à Viterbe et à Nice[3].

En 1530, Charles Quint leur cède les villes de Tripoli (de Libye) et l'archipel maltais.

Hospitalier de Malte (1530-1557)[modifier | modifier le code]

Jean Parisot devient prieur de Saint-Gilles, est nommé gouverneur de Tripoli en 1537 et général des galères de la Religion en 1554.

Grand maître de l'ordre (1557-1568)[modifier | modifier le code]

Il est élu grand maître de l'ordre le 21 août 1557.

Une première crise grave durant son mandat est le siège de Malte, de nouveau par l'armée de Soliman le Magnifique. En 1565, le sultan, irrité par la capture de navires turcs par les chevaliers, fait attaquer l’île de Malte avec 159 navires et 30 000 hommes sous le commandement du général Kara Mustafa. Le 18 ou le 24 mai 1565, les Turcs commencent le siège du Fort Saint-Elme, défendu par 130 chevaliers, qui tombe le 23 juin. Ils investissent d’autres places, reprennent la mer le 7 septembre, débarquent de nouveau sur l’île, mais sont battus le 13 par les troupes venant du royaume de Sicile (qui dépend alors de la couronne d'Espagne, donc de Philippe II), arrivées au secours de Malte et rentrent en Turquie.

En 1566, le grand-maître fait reconstruire le fort Saint-Elme et, juste à côté, une ville nouvelle qui est baptisée de son nom (Humilissima Civitas Valettae, La Valette) . Philippe II d'Espagne, lui envoie, pour marquer sa valeur, un poignard d'or avec la devise : Plus quam valor Valetta valet.

La seconde crise est celle qui l’oppose au pape Pie V. En effet, le pape s’est attribué la disposition du grand-prieuré de l’ordre à Rome et y fait nommer le cardinal Alexandrin sans en référer au grand-maître et sans payer les droits. Ce dernier envoie son ambassadeur Cambiano pour se plaindre, mais celui-ci est chassé par le pape.

Jean Parisot de La Valette meurt le 21 août 1568, âgé de 74 ans. Il est aujourd’hui enterré dans la crypte de la Co-cathédrale Saint-Jean de La Valette.

Images[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Écartelé : à la Religion ; de gueules, au gerfaut du mesme et au lion d'or lampassé et armé d'argent qui est de Morlhon-Valette.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. B. Galimard Flavigny (2006) p. 317-319
  2. Recueil de généalogies, t.I ou t.XIII du Dictionnaire de la noblesse, à Paris chez Lamy et Badiez, 1783, p. 332.
  3. Cf. page Ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Malte.

Source[modifier | modifier le code]

  • (fr) Bertrand Galimard Flavigny, Histoire de l'ordre de Malte, Paris, Perrin, 2006

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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