Ferdinand von Hompesch zu Bolheim

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Ferdinand de Hompesch, plus exactement Ferdinand von Hompesch zu Bolheim[1], (Bolheim 9 novembre 1744Montpellier12 mai 1805) est le 71e grand maître[2] de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Le grand maître de Hompesch

Admis dans l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à l'âge de quatre ans[3], Ferdinand de Hompesch fut d'abord page du grand maître Manoel Pinto da Fonseca. Il fut nommé parla suite ambassadeur de l'Ordre à la cour d'Autriche, poste qu'il occupa pendant vingt-cinq ans, jusqu'au 17 juillet 1797, date de son élection comme grand maître.

Il n'opposa aucune résistance au débarquement puis à l'investissement de Malte par les troupes françaises commandées par le général Bonaparte à partir du 6 juin 1798. La capitulation fut signée le 11 juin. Malte devenait une possession de la République française. En dédommagement, il était prévu que le gouvernement de la République interviendrait pour faire obtenir au grand maître une principauté en Allemagne ; à défaut, il devait recevoir une pension de 300 000 francs et, dans tous les cas, une indemnité de 600 000 francs au titre de la perte de son mobilier. Les chevaliers français se voyaient attribuer une pension de 700 francs (1000 francs pour les chevaliers âgés de plus de 60 ans). Quant aux chevaliers des autres nations, le gouvernement français s'engageait à intervenir en leur faveur auprès des États concernés[4]...

L'année suivante, Hompesch résigna ses fonctions de grand maître en faveur de l'empereur de Russie, Paul Ier[5].

Ferdinand de Hompesch est mort à Montpellier le 12 mai 1805 d'une crise d'asthme. Il est enterré dans l'église Sainte-Eulalie.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bolheim est un village du district district de Heidenheim dans la province de Bade-Wurtemberg.
  2. Bertrand Galimard Flavigny, Histoire de l'Ordre de Malte, Paris, Perrin, 2006, p. 317-319
  3. Précisément le 9 décembre 1748
  4. Élizé de Montagnac, Histoire des chevaliers Hospitaliers (...), Paris, Aubry, 1863, p. 16-20, qui porte un jugement très sévère sur le comportement de Hompesch. Sur la prise de Malte, voir le récit très détaillé dans l'ouvrage de C. de La Jonquière, L'expédition d'Égypte, Paris, Charles Lavauzelle, 1899, tome 1.
  5. Le texte de la proclamation de Paul Ier est daté du 13 novembre 1798 "vieux style" (Élizé de Montagnac, Ibid., p.23-24).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Blondy, "De Malte à Montpellier: heurs et malheurs de Ferdinand von Hompesch", Bulletin de la Société d’histoire et du patrimoine de l’Ordre de Malte, 23, 2011, 46-60.

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Biographie de Hompesch : (en) [1]