Jean-Yves Empereur

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Jean-Yves Empereur
Archéologue
Image illustrative de l'article Jean-Yves Empereur
Pays de naissance Drapeau de la France France
Naissance 1952
Le Mans
Autres activités archéologue, directeur du Centre d'études alexandrines

Jean-Yves Empereur est un archéologue français né au Mans en 1952, études de lettres classiques à l'Université de Paris-IV Sorbonne (DEA, CAPES, Agrégation de lettres en 1975, Doctorat en archéologie en 1977).

Ancien membre de l'École française d'Athènes, dont il a été le secrétaire général, il a dirigé des chantiers de fouilles (notamment sous-marines) en Grèce, à Chypre et en Turquie, sur les sites de Thasos et Amathonte.

Chercheur au CNRS, directeur du Centre d'études alexandrines qu'il a fondé en 1990, il dirige depuis les fouilles archéologiques dans la ville d'Alexandrie, sur terre et sous les mers.

Le 4 novembre 2006, il obtient le titre universitaire de docteur honoris causa de l'Université de Neuchâtel en Suisse lors de la cérémonie du Dies Academicus.

Fouilles archéologiques[modifier | modifier le code]

Jean-Yves Empereur mène des fouilles d'urgence en plein centre ville d'Alexandrie en Égypte. La ville antique étant recouverte par la ville moderne, c'est au gré des chantiers de démolitions d'anciens bâtiments et de reconstruction que les fouilles deviennent possibles. Sur le terrain du Diana se trouve une villa romaine du IIe siècle, qui possède de magnifiques mosaïques.

En 1993, une digue doit être construite sur le site présumé du phare d'Alexandrie. Une opération de sauvetage lui est alors confiée avec Jean-Pierre Corteggiani et une trentaine de plongeurs afin d'entreprendre une campagne de fouille sur une zone d'environ 2,25 ha au nord-est du fort de Qaitbay.

Dès l'année suivante, puis 1995 et 1996, cette série de fouilles importantes dans le port d'Alexandrie, permet la découverte d'une grande quantité de vestiges archéologiques : 5 000 blocs architecturaux dont certains atteignent 75 tonnes, des colonnes, des chapiteaux, des statues brisées gigantesques, une douzaine de sphinx, sans oublier les traces évidentes du fameux phare (statues, fragments de pierres sculptées). Il a ainsi pu reconstruire virtuellement une porte de plus de douze mètres dont les linteaux et les traverses sont en granite d’Assouan ; les statues colossales représentant des rois ptolémaïques et des reines se trouvaient juste à côté de leur socle ; dans l’Antiquité, elles se trouvaient au pied du phare. Il espère que le site pourra être visité par des plongeurs amateurs désireux de voir les découvertes sous-marines.

En 1997, il est appelé en renfort le 27 juin par le directeur des musées et des sites archéologiques d'Alexandrie, à la suite de la découverte par hasard en mars, lors de la construction de l'autopont qui doit relier le port ouest de la ville à la route du Caire, du site de la Nécropolis, la cité des morts d'Alexandrie. Le plan d'ensemble de la ville antique avec le tracé de ses artères apparaît alors, conforme à la trame des rues dessinée par Dinocrate de Rhodes, le premier architecte urbaniste.

En mai 1998, il est le commissaire général de l'exposition La gloire d'Alexandrie, au Petit-Palais à Paris, exposition présentant le résultat de ses travaux et de nombreuses pièces remontées des eaux.

Le 14 décembre 2002, il reçoit le grand prix Explorations et voyages de découvertes de la Société de géographie.

Directeur ou membre du jury de thèses[modifier | modifier le code]

Lecture des nouvelles matinales par Jean-Yves Empereur dans la bibliothèque du Centre d'études alexandrines
  • Université de Provence (Aix-Marseille I) - Sciences Géographiques et de l'Aménagement
    • Jean-Philippe Goiran, Recherches géomorphologiques dans la région littorale d'Alexandrie en Égypte, décembre 2001 ;
  • Université Lyon II CNRS - Archéométrie et archéologie : Origine, datation et technologie des matériaux
    • Emmanuel Botte, Sauces et salaisons de poissons en Italie du sud et en Sicile durant l'Antiquité ;
    • Mourad El Amouri, Les techniques d'assemblage des éléments architecturaux immergés à la pointe nord-est de l'ile de Pharos à Alexandrie ;
    • Camelia Georges, Étude comparative des lampes provenant de sites d'habitat et de la Nécropolis d'Alexandrie ;
    • Isabelle Hairy, Le phare d'Alexandrie, une nouvelle image à partir des données archéologiques et textuelles ;
    • Valérie Pichot, Alexandrie, Contribution à l'histoire des techniques métallurgiques : l'Égypte gréco-romaine ;
    • Oueded Sennoune, La description d'Alexandrie à travers les récits de voyageurs;
    • Sandrine Élaigne, La mobilité des produits et des techniques céramiques en Méditerranée orientale du IIe siècle siècle avant notre ère à l’époque claudienne, 2002;
    • Khaled Ahmed, Les monuments civils d'Alexandrie à l'époque gréco-romaine, 2003;
    • Nagwa Zouair, Influence de la religion égyptienne sur les Grecs en Égypte : les pratiques funéraires, 2004;
    • Caroline Sauvage, Les routes maritimes en Méditerranée orientale au Bronze Récent, 2006
    • Mahmoud Siefeldin Gomaa, Les réseaux de transport dans l'Égypte gréco-romaine, 2009.

Publications[modifier | modifier le code]

Plus de nombreuses études et rapports de fouilles.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Gedeon programmes a produit une trilogie de films documentaires, réalisés par Thierry Ragobert, sur le travail de Jean-Yves Empereur :

  • La septième merveille du monde (le Phare) ;
  • Alexandrie la magnifique ;
  • Les mystères d'Alexandrie.

Jean-Yves Empereur a également entrepris des collections sur DVD, éditées par les éditions Harpocrate :

  • Collection De l'Afrique à l'Inde :
    • Volume 1. Les verriers de Papanaidupet (réal. Marie-Dominique Nenna)
    • Volume 2. Un atelier de forgerons à Papanaidupet (réal. Valérie Pichot)
    • Volume 3. Nazarkoy, le village de l’œil (réal. Marie-Dominique Nenna)
    • Volume 4. Tankwas, bateaux de papyrus (réal. Jean-Yves Empereur)
    • Volume 5. Les voiles de Borollos (réal. Raymond Collet)
    • Volume 6. Bateaux cousus du Kérala (réal. Raymond Collet)
    • Volume 7. Les perles du Cameroun (réal. André Pelle)
  • Collection Impressions alexandrines :
  • Hors-série :

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Jean-Yves Empereur a inspiré dans Tomb Raider : La Révélation finale le personnage répondant au nom de Jean-Yves, un archéologue français passionné et spécialiste de l’égyptologie qui aide Lara Croft dans son aventure en lui comptant la légende de Seth[réf. nécessaire].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]