Issayas Afewerki

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Issayas Afewerki
ኢሳይያስ ኣፈወርቂ
Issayas Afewerki, en 2002.
Issayas Afewerki, en 2002.
Fonctions
1er président de l'État d'Érythrée
En fonction depuis le 24 mai 1993
Prédécesseur Fonction créée
Secrétaire général du Front populaire pour la démocratie et la justice
Élection 1994
Successeur Petros Solomon
Biographie
Date de naissance 2 février 1946 (68 ans)
Lieu de naissance Asmara (Empire d'Éthiopie)
Nationalité érythréenne
Parti politique Front populaire pour la démocratie et la justice
Conjoint Saba Haile
Religion Orthodoxe érythréen

Issayas Afewerki
Présidents de l'État d'Érythrée

Issayas Afewerki, (tigrigna : ኢሳይያስ ኣፈወርቂ), né le 2 février 1946 à Asmara (Empire d'Éthiopie), est un homme politique érythréen, président de l'Érythrée depuis son indépendance le 24 mai 1993.

Avant la présidence[modifier | modifier le code]

Issayas Afewerki est né le 2 février 1946 à Asmera, en Érythrée. Il finit ses études d'ingénieur à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne en 1965[réf. nécessaire]. Il fréquente les cercles indépendantistes érythréens et participe au Front de libération de l'Érythrée (FLE) qui mène la lutte pour l'indépendance de l'ancienne colonie italienne, fédérée à l'Éthiopie par l'ONU en 1952[1] et annexée en 1962. En 1970, il rejoint le nouveau Front populaire de libération de l'Érythrée (FPLE, à dominante chrétienne) qui s'affronte au Front de libération de l'Érythrée FLE (plutôt musulman). On parle pour cette période de «double guerre civile». Les deux partis se réclament du marxisme.

Issayas Afewerki est le secrétaire général du FPLE depuis 1987. Lorsqu'en 1993 l'Érythrée devient indépendante, Issayas Afewerki en devient le président.

Présidence[modifier | modifier le code]

En février 1994, le FPLE est renommé Front pour la justice et la démocratie (FJD) lors de son troisième congrès et Afeworki reste le secrétaire général du parti unique du nouvel État.

Depuis le début de son mandat, Issayas Afewerki a instauré un régime avec parti unique, sans élections, une économie centralisée avec rôle prépondérant de l'État et une forte restriction de la liberté de la presse.

Au sein même du FJD, des voix se sont élevées en 2001 pour demander au Président l'application de la Constitution approuvée en 1997 et une plus grande ouverture politique et sociale. Issayas Afeworki a répondu, peu après, en emprisonnant les contestataires (dont son vice-président, Mahmud Ahmed Sherifo) et les journalistes qui s'étaient fait l'écho de ces critiques[2].

Dans un rapport publié en 2013, Amnesty International décompte plus de 10 000 prisonniers politiques, arrêtés arbitrairement et détenus sans jugement dans des conditions « atroces ». Le gouvernement en place est accusé d'« autoritarisme »[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à Saba Haile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rossi (Gianluigi), L’Africa italiana verso l’indipendenza (1941-1949), Milano, Giuffrè, 1980, 626 p.
  2. Collier (Paul), The Bottom Billion: Why the Poorest Countries Are Failing and What Can Be Done About It, Oxford University Press, 2007, p. 22-23.
  3. « Près de 10 000 prisonniers politiques seraient détenus en Erythrée », Le Monde et AFP,‎ 9 mai 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]