Ishtori haFarhi

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Isaac ben Moïse (hébreu : יצחק בן משה Yitzhak ben Moshe ), surnommé Ishtori haFarhi (hébreu : אשתורי הפרחי) est un rabbin, traducteur et voyageur de la période des Rishonim (Espagne, 1280 - Palestine, 1355).

Parti en Palestine suite à l'expulsion des Juifs de France, en 1306, il y rédige un traité de Loi juive relatif à la Terre d'Israël, le Sefer kaftor ouferah, qui contient une description assez précise de ses voyages et visites.

Biographie[modifier | modifier le code]

Isaac ben Moïse naît à Florenza, en Andalousie d'où son surnom (« fleur » se dit peraḥ en hébreu), d'une famille originaire d'Arles. Lui-même se désigne comme Ish Tori (« homme de Tours » ?)[1].

Son père l'envoie étudier chez son grand-père, Nathan ben Meïr de Trinquetaille (quartier d'Arles sur la rive droite du Grand-Rhône), un tossafiste qui fut également le maître de Nahmanide. À 19 ans, il se rend à Montpellier pour étudier l'astronomie auprès de Jacob ben Makhir. Il étudie également le latin, l'arabe, ainsi que les œuvres d'Aristote, d'Hippocrate, de Ptolémée et de Galien.

Après l'expulsion des Juifs du royaume de France en 1306, il s'installe à Perpignan pendant sept ans, et y effectue diverses traductions. Il séjourne également à Barcelone et Tolède. Il décide de partir en Palestine vers 1312. En 1313, il passe d'abord par le Caire. La communauté juive de Jérusalem tente de le persuader d'y rester, mais il préfère, au vu de l'atmosphère anti-maïmonidienne, de s'installer dans la localité de Beth Shéan.
Au cours des sept années suivantes, il explore la région pour voir les lieux, la faune et la flore mentionnées dans le Tanakh. Selon ses recherches, il identifie 180 endroits dont les noms sont cités dans le Tanakh et le Talmud. Il est par exemple le premier à identifier les sites d'Ousha, Modiin et Bétar.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses recherches sur l'histoire, la géographie, la faune et la flore et sont consignées dans son livre Sefer Kaftor ouFerah (« Le Livre du Bouton et de la Fleur »). Il emporte avec lui le manuscrit, corrigé par le Rav Baroukh de Jérusalem, mais ledit manuscrit disparaît après la mort de son auteur. Toutefois, l'une des nombreuses copies de l'ouvrage mises en circulation, est retrouvée en 1515 par Isaac Kohen Sholal, le Naggid d'Égypte, et imprimée entre 1545 et 1548 à Venise par Meïr ben Jacob Frantz, qui l'attribue erronément au naggid. David Conforte est le premier à attribuer le livre à Farḥi. Une seconde édition est réalisée à Berlin (1849, ed. Hirsch Edelman), et une troisième à Jérusalem (deux vols., 1897-98, ed. Moses Luncz).

Ses autres œuvres sont :

  • Targum Sefer Refou'ot, traduction du l'ouvrage médical De Remediis d'Armengaud Blaise. La version latine du texte étant perdue, toutes les traductions se basent sur la version hébraïque d'Eshtori haFarhi
  • Sefer ha-Kaboussim, ouvrage médical traduit du latin par Eliya ben Yehouda
  • Maamar be-Biour Daat (« Dit au sujet de l'Explication de la Foi »)
  • Shoshanat ha-Melek (« Le Lys du Roi »)
  • Batte ha-Nefesh (« Les Maisons de l'âme »)
  • Shaar ha-Shamaim (« La Porte des Cieux »)

Les 4 derniers ouvrages sont perdus, excepté les passages cités dans Kaftor ouFerah.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopedia Judaïca

Liens externes[modifier | modifier le code]