Hôtel de ville de Charleroi

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Hôtel de Ville de Charleroi
Image illustrative de l'article Hôtel de ville de Charleroi
Présentation
Architecte Jules Cézar
Joseph André
Date de construction 1936
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (2001, no 52011-CLT-0070-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine exceptionnel (2013, no 52011-PEX-0001-02)
 Patrimoine mondial (1999, 2005, Beffroi)
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Localité Charleroi
Localisation
Coordonnées 50° 24′ 45″ N 4° 26′ 37″ E / 50.412431, 4.44372250° 24′ 45″ Nord 4° 26′ 37″ Est / 50.412431, 4.443722  

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Hôtel de Ville de Charleroi

L'Hôtel de Ville de Charleroi, est un vaste bâtiment éclectique mêlant Classicisme et Art déco inauguré en 1936. L'ensemble forme un vaste quadrilatère comprenant un beffroi d'une hauteur de 70 mètres. La façade principale est orientée vers la Place Charles II à la Ville-Haute de Charleroi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la forteresse construite en 1667 selon les plans de Vauban, l’emplacement de l’actuel hôtel de ville était occupé par un quartier de cavalerie.
Suite au démantèlement en 1748 de la première forteresse par Louis XV, roi de France, avant qu’il ne rende la ville à l’Autriche, les autorités communales y installent divers services avant d’acquérir la bâtisse pour en faire la maison de ville.
En 1800, sous la domination française, la ville devient sous-préfecture et le siège d’un tribunal de première instance.

Localisation de Hôtel de Ville à la Ville-Basse vers 1865

L'Administration déménage à la Ville-Basse, dans l’ancien couvent des Capucins, espace actuellement occupé par le Passage de la Bourse. La maison de ville, réaménagée par souscription publique, devient palais de justice. Un nouveau palais de justice sera construit au même endroit en 1826, selon les plans de l’architecte Jean Kuypers.

Localisation du palais de justice vers 1865 à l'endroit où s'élève actuellement l'hôtel de ville.
Hôtel de ville vers 1900. Le bâtiment de Jean Kuypers démoli en 1931.

En 1880, un second palais de justice est inauguré sur l’actuel boulevard Audent et le Conseil communal décide de réintégré le bâtiment de la Ville-Haute.

L'Hôtel de Ville actuel[modifier | modifier le code]

Suite à un concours pour la construction d’un nouvel hôtel de ville, le projet de l’architecte Jules Cézar est choisi en 1930. Il sera réalisé en collaboration avec Joseph André qui finalise seul l’ensemble une fois le gros œuvre terminé en 1934. L’inauguration a lieu en 1936.
L’édifice est construit en pierre bleue et blanche étagé sur deux niveaux sous toitures d’ardoises. Les façades du côté de la place de la Ville-Haute, sont traitées dans un esprit éclectique teintés d’« Art déco », alignant de hautes baies quadrangulaires, hormis celles ouvrant l’aile d’entrée du rez-de-chaussée, à encadrement en plein cintre. Les espaces intérieurs, tels le hall et l’escalier d’honneur, ont un riche décor de même inspiration.
Outre les fonctions administratives et politiques, l'hôtel de ville possède une salle des fêtes pouvant accueillir plus de 1.000 personnes. Avant la construction du Palais des Expositions fin des années 1950, le rez-de-chaussée côté rue du Beffroi était occupé par les pompiers. Jusqu'en 2007, le deuxième étage abrita le Musée des Beaux-Arts, avant qu'il ne fut transféré au Palais des Beaux-Arts suite à une infiltration d'eau[1],[2].

Beffroi[modifier | modifier le code]

Beffroi vu de la place du Manège.

Vers la place du Manège, à l'angle coupé formé par les rues du Beffroi et du Dauphin se trouve un beffroi fortement marqué par le style « Art déco »[3].

De plan carré et d'un hauteur de 70 mètres, il est construit en pierre bleue pour le rez-de-chaussée et pierre blanche sur la hauteur des étages, en briques jusqu'à la chambre abritant le carillon, en pierre blanche sur la partie supérieure. La tour est coiffée d'un clocheton de couronnement en bronze[4].

La construction de ce beffroi a posé des problèmes de stabilité dus au poids de l'ensemble (35 000 tonnes), mais également suite au terrain soumis aux mouvements miniers.

Pour assurer une stabilité maximale, la tour repose sur une semelle d'une surface de 400 m2, renforcée de béton armé à 160 kg de fer par mètre cube. De plus, un vérin hydraulique est placé à l'intérieur de chacun des quatre piliers de soutènement. Ces vérins permettent de régler l'aplomb de l'édifice[5].

Le beffroi est équipé d'une horloge et d'un carillon de quarante-sept cloches[6] jouant chaque quart d'heure un air populaire de Jacques Bertrand, chansonnier du XIXe siècle, né à Charleroi[7].

Classement[modifier | modifier le code]

L’ensemble -immeuble et mobilier d’origine- fut classé par la Région wallonne en 2001. La totalité est repris dans le patrimoine exceptionnel de Wallonie. Le beffroi est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Artistes[modifier | modifier le code]

De nombreux artistes ont participé à la décoration de l'ensemble.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Duvosquel (dir.), Valentin Vermeersch (dir.), Chantal Lemal-Mengeot, Patrica Vanerck, Raymond Brulet, Jean-Louis Delaet et Georges Vercheval, Musées de Charleroi, Bruxelles, Crédit Communal, coll. « Musea Nostra » (no 17),‎ 1989, 128 p., p. 9-48
  2. Mathieu Colinet, « Il restera là », Le Soir,‎ 14 janvier 2011, p. 24 (lire en ligne)
  3. Patrimoine monumental de Belgique, volume 20, p. 85
  4. Mengeot et Delaunay 1998, p. 55
  5. Place 1995, p. 45
  6. Mengeot et Delaunay 1998, p. 56
  7. Place 1995, p. 46

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur,‎ 1994, 602 p. (ISBN 2-87009-588-0)
  • Jean-Louis Delaet, Rina Margos et Chantal Lemal-Mengeot, Hôtels de Ville et Maisons communales de Charleroi, Ministère de la Région wallonne et Ville de Charleroi, coll. « Carnets du patrimoine » (no 11),‎ 1995, 64 p., p. 39-47
  • Rina Margos et Dominique Delaunay (Photographe), « L'hôtel de ville », dans Charleroi. La ville haute, Paris, Éditions Norma/Institut français d'architecture,‎ 1998, 127 p. (ISBN 2-909283-41-0 et 978-2-9092-8341-8), p. 44-61
  • Chantal Mengeot et Dominique Delaunay (Photographe), « Le décor de l'hôtel de ville », dans Charleroi. La ville haute, Paris, Éditions Norma/Institut français d'architecture,‎ 1998, 127 p. (ISBN 2-909283-41-0 et 978-2-9092-8341-8), p. 62-85
  • Jean Place, « L'hôtel de ville de Charleroi », dans Hôtels de ville et maisons communales en Hainaut du Moyen Âge à nos jours : Monographies, Mouscron, Hannonia,‎ 1995, p. 39-61