Galéopithèque

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Le galéopithèque, appelé aussi colugo, Cynocephalus volans, est un petit mammifère des Philippines, appartenant à l'ordre des Dermoptères. Comme les écureuils volants, ou les chauves-souris avec lesquelles il était classé autrefois, il est doté d'une membrane lui permettant de planer mais il appartient à une famille biologique bien distincte que les études génétiques rapprochent désormais des primates.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Galéopithèque vient du latin galeopithecus, venant lui-même du grec galeê « belette » et pithêkos « singe ». Ce terme remonte au XVIe siècle[1].

Description[modifier | modifier le code]

Galéophithèque en captivité dans le sanctuaire de Santa Fe Alburquerque, Bohol (Philippines).
Distribution des deux espèces de dermoptères. En vert: Cynocephalus volans, en rouge: Cynocephalus variegatus.

Le corps de galopithèques fait environ 30 cm de long avec de chaque côté une membrane reliée aux pattes et à la queue, le patagium, ne laissant libre que la tête et qui leur permet de planer sur plusieurs dizaines de mètres lorsqu'ils sautent d'arbre en arbre. Déployée, cette membrane peut atteindre 60 cm de large, formant ainsi comme un parachute. La longueur totale, queue comprise, est de 77 à 95 cm pour un poids adulte allant de 1 à 1,750 kg.

D'une teinte grisâtre, avec des nuances brun-roux, le pelage est épais et doux. Pour permettre un bon camouflage dans les arbres, il est tacheté de blanc sur les parties supérieures, de fauve ou de jaunâtre sur les parties inférieures. L'espèce de Malaisie (Cynocephalus variegatus) tire sur le gris clair, se marbrant de blanc plus que chez cette espèce des Philippines.

Leurs pattes sont dotées de 5 doigts avec des ongles forts, courts et recourbés afin de leur assurer une bonne prise dans l'écorce des arbres et les membres antérieurs sont préhensiles. Afin d'accroître encore la superficie totale du patagium, même les espaces entre leurs doigts et leurs orteils sont palmés[2].

La tête fait penser à celle d'un chien. Les galéopithèques ont une excellente vue nocturne grâce à leurs grands yeux ronds. La dentition est primitive. Ils ont la particularité d'avoir des incisives en forme de peigne qui leur servent à râper les végétaux aussi bien qu'à entretenir leur fourrure.

Habitat[modifier | modifier le code]

Ce sont des animaux arboricoles vivant dans la forêt tropicale humide de l'Asie du Sud-Est, endémique des Philippines.

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Galéopithèque planant en plein saut.

Le galéopithèque est un animal de mœurs nocturnes, au régime exclusivement végétarien. Il se nourrit essentiellement de bourgeons et de feuilles d'arbres mais aussi des fruits et des fleurs. Son tube digestif est parfaitement adapté à cette nourriture volumineuse à faible valeur nutritive[3].

Reproduction[modifier | modifier le code]

La période de reproduction s'étend de janvier à mars. Sur le même principe que les marsupiaux la femelle donne le jour à un seul petit immature, au bout d'une gestation de 60 jours. Durant plusieurs semaines, le jeune galéopithèque achèvera son développement accroché dans un repli du patagium de la mère qui le transporte partout avec elle jusqu'au sevrage dans cette pseudo poche.

Leur espérance de vie est d'une vingtaine d'années.

Statut de protection[modifier | modifier le code]

C'est une espèce en danger d'extinction à cause de la destruction de son habitat naturel[3].

En temps normal son principal prédateur est l'Aigle des Philippines, oiseau de proie lui aussi en danger d'extinction[3].

Nomenclature et systématique[modifier | modifier le code]

Longtemps considérés comme proches parents des chauves-souris à cause de leurs « ailes », une équipe internationale vient d’associer définitivement les Dermoptères aux Primates en se basant sur leur génome[2].

Conséquence des difficultés qu'ont eues les scientifiques à le classer, cet animal a été successivement été appelé lémur volant, galéoptère (belette ailée), galéopithèque (belette-singe)…

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Galéopithèque sur patrimoine de France
  2. a et b « Les colugos, de si proches cousins », Sciences et Avenir.com 07/11/07, sur nouvelobs.com 12 juin 2008
  3. a, b et c (en) Cynocephalus volans sur Genome Sequency Center

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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