Ferenc Farkas

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Dans le nom hongrois Farkas Ferenc, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Ferenc Farkas, où le prénom précède le nom.

Ferenc Farkas

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Ferenc Farkas, 1971

Naissance 15 décembre 1905
Nagykanizsa, Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès 10 octobre 2000 (à 94 ans)
Budapest, Drapeau de la Hongrie Hongrie
Activité principale compositeur
Activités annexes professeur de composition
Formation Université de musique Franz-Liszt
Enseignement Université de musique Franz-Liszt
Élèves György Kurtág, György Ligeti, Emil Petrovics, Attila Bozay, Zsolt Durkó, Zoltán Jeney, Miklós Kocsár, Sándor Szokolay
Descendants András Farkas (1945-)
Récompenses Prix Kossuth (1950, 1991)
Prix Herder(1979)
Chevalier de l'ordre du Mérite de la République italienne (1984)
Site internet Site officiel de Ferenc Farkas

Ferenc Farkas ([ˈfɛɾɛnts], [ˈfɒɾkɒʃ]), né le 15 décembre 1905 à Nagykanizsa et décédé le 10 octobre 2000 à Budapest, est un compositeur hongrois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’un milieu mélomane (son père, officier dans l’armée impériale, jouait du cymbalum, sa mère du piano) Ferenc Farkas débute ses études musicales à Budapest, au Gymnase réformé puis à l’Académie de Musique où il suit les cours de composition de Leó Weiner et d’Albert Siklos. Après l’obtention de son diplôme en 1927, il travaille comme corépétiteur et chef d'orchestre au Théâtre municipal de Budapest et collabore avec les Ballets russes de Diaghilev. De 1929 à 1931, il se perfectionne à l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia de Rome dans la classe d’Ottorino Respighi. Les années passées à Rome ont sur lui une influence décisive. Il se familiarise avec la culture italienne et méditerranéenne pour laquelle il a une profonde attirance. Il dit à ce sujet : « Mon principal objectif a toujours été d'atteindre aussi la clarté et les proportions latines. » [1].

Farkas retourne à Budapest en automne 1931. Ne trouvant pas d'autres engagements, il joue comme pianiste dans différents orchestres de théâtre. En 1932, il rencontre le réalisateur Paul Fejos pour qui il compose plusieurs musiques de film, d’abord en Hongrie, puis à Vienne et Copenhague. Cette collaboration marque le début d’une série impressionnante d’œuvres liées à la musique « appliquée » (quelque 75 musiques de films, 44 musiques de scène et œuvres radiophoniques).

Au printemps 1934, il effectue ses propres recherches sur la musique hongroise traditionnelle en collectant des chants populaires dans le comitat de Somogy : « Au retour de mes voyages à l'étranger, il devint clair pour moi que les œuvres et les recherches de Bartók et de Kodály soulevaient des problèmes cruciaux que nous avions, nous Hongrois, à résoudre. »[1]

À partir de 1935, il enseigne à l’École supérieure de musique de Budapest. De 1941 à 1944 il occupe, au Conservatoire de Kolozsvár, les fonctions de professeur de composition puis de directeur et il dirige le Chœur de l’Opéra de la ville. À la fin de 1944, à cause de la guerre, il rentre en Hongrie et, pendant la bataille de Budapest, il travaille comme vice-directeur des Chœurs de l’Opéra. En 1946, il est envoyé à Székesfehérvár où il fonde et dirige le Conservatoire. Il est nommé professeur de composition à l'Académie de musique Franz-Liszt de Budapest en 1949, fonction qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 1975. Son enseignement aura la plus grande influence dans la seconde moitié du siècle. Parmi ses élèves figurent György Kurtág, György Ligeti, Emil Petrovics, Attila Bozay, Zsolt Durkó, Zoltán Jeney, Miklós Kocsár, Sándor Szokolay et Lajos Vass.

Style[modifier | modifier le code]

Ferenc Farkas au piano, 1970

Les trois composantes du langage très personnel de Farkas sont le néo-classicisme italien, la musique traditionnelle hongroise (musique hongroise) et le dodécaphonisme. Son style se caractérise par une invention mélodique, une clarté dans les formes, le sens des couleurs et des proportions, des rythmes vifs et spontanés.

« Sándor Jemnitz, le seul élève hongrois de Schoenberg écrit à propos d'un de mes concerts. «… Comme si l’attrait de la résistance excitait son instinct créatif. Sa maîtrise polyvalente rappelle la compétence et l’habileté que les artistes d’antan mettaient au service de leurs commanditaires de haut rang en se conformant fidèlement aux exigences de genre et de style qui leur étaient imposées. Quel est donc le véritable visage de la musique de Farkas ? Il a, dans ses jeunes années, choisi Respighi pour maître. Ce choix n’était pas qu’un pur hasard, ce fut certainement la conséquence d’une attirance particulière. Il est probable que le charme gracieux et aérien de la musique latine correspondait à sa sensibilité profonde ». Ces lignes flatteuses témoignent avec justesse de mon attirance pour l’élégance latine. Mais cela va plus loin : mon principal objectif a toujours été d'atteindre aussi la clarté et les proportions latines. Je pourrais faire mienne cette autre citation d’Hemingway : « I never put a sentence down on paper until I believe I have it so expressed that it will be clear to anyone » (« Je n'ai jamais mis une phrase sur papier avant d'être certain de l'avoir exprimée de manière à ce qu'elle soit claire pour chacun »). Vient ensuite la recherche de ce qui, en réalité, existe déjà et qu’il suffit de découvrir. Comme le sculpteur qui ne fait que dégager la sculpture déjà contenue a priori dans la masse de marbre, j’essaye, à partir du motif, de faire jaillir la ligne mélodique la plus évidente et la plus naturelle. Je recherche la forme dans laquelle le matériel se sent le mieux. »[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

« Depuis le début, je me suis impliqué dans tous les domaines de la musique ; je n’ai pas voulu créer qu’un petit coin de chambre, plein d'ambiance, au goût personnel et raffiné, mais des espaces petits et grands, aux agencements différents, agréables à vivre, avec les fenêtres ouvertes. »[1].

L’œuvre de Farkas comprend plus de sept cent opus. Il a composé dans tous les genres, l'opéra, le ballet, les comédies musicales et opérettes, l'orchestre, le concerto, la musique de chambre et la musique sacrée. Sa large culture littéraire lui permit de composer en 13 langues en mettant en musique quelque 130 écrivains et poètes anciens et modernes.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

La plupart des œuvres mentionnées ci-dessous sont accompagnées d'un lien externe renvoyant à une même source : le site officiel de Ferenc Farkas (voir la rubrique "Liens externes") qui offre une description plus détaillée de ces œuvres ainsi qu'un extrait musical.

Œuvres scéniques[modifier | modifier le code]

Œuvres pour orchestre symphonique[modifier | modifier le code]

Œuvres pour orchestre à cordes[modifier | modifier le code]

Concertos[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Œuvres pour instruments solos[modifier | modifier le code]

Messes[modifier | modifier le code]

Cantates, oratorios[modifier | modifier le code]

Œuvres pour chœur mixte[modifier | modifier le code]

Œuvres pour chœur d’hommes[modifier | modifier le code]

Œuvres pour chœur de femmes ou chœur d’enfants[modifier | modifier le code]

Lieder[modifier | modifier le code]

Musiques de films[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Extrait de A l’ombre de Bartók, confession d’un compositeur, exposé donné par Ferenc Farkas à l’ Österreichische Gesellschaft für Musik, Vienne, 22 mai 1967

Annexes[modifier | modifier le code]

Catalogue complet[modifier | modifier le code]

Catalogue complet des œuvres de Ferenc Farkas 2011. Catalogue complet des œuvres de Ferenc Farkas élaboré par Andràs Farkas, le fils du compositeur. Ce catalogue comprend de nombreux extraits musicaux.

Répertoire par instrument[modifier | modifier le code]

Répertoire par instrument. Ce Répertoire par instrument a été établi à partir du catalogue complet des œuvres de Ferenc Farkas par son fils Andràs Farkas afin de faciliter la recherche. Les instruments répertoriés sont les suivants :

violon, alto, violoncelle, contrebasse, guitare, harpe, cymbalum, flûte, flûte à bec, hautbois, clarinette, basson, cor, cor des Alpes, trompette, trombone, tuba, saxophone, tarogato, piano, clavecin, orgue, accordéon.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • László Gombos, Vallomások a zenéről, Farkas Ferenc válogatott írásai, Budapest : Püski, 2004
  • László Gombos, Ferenc Farkas, traduit en anglais par Eszter Orbán, collection « Hungarian Composers » no 31, Budapest : Màgus Publishing, 2005

Liens externes[modifier | modifier le code]