Exodus (film)
Exodus
| Titre original | Exodus |
|---|---|
| Réalisation | Otto Preminger |
| Scénario | Dalton Trumbo |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Otto Preminger Films Carlyle Productions |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 1960 |
| Durée | 208 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Exodus est un film américain d'Otto Preminger sorti en 1960. Basé sur le roman-éponyme de Leon Uris, il dépeint de manière romanesque les événements associés à la fondation de l'État d'Israël.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
Le film est une fresque magistrale de 3h20 reprenant les événements liés aux difficultés auxquelles ont du faire face les rescapés de l'Holocauste pour rejoindre l'Etat d'Israël avant son indépendance, notamment sur le navire Exodus. Signé Otto Preminger, il s'agit d'une leçon d'Histoire magnifiquement interprétée par Paul Newman et Eva Marie Saint. En 1947, plusieurs centaines de réfugiés juifs, rescapés de l'Holocauste, désirent à tout prix rejoindre la Palestine. Ayant tout perdu, arriver en Israël est leur unique espoir. Cependant, les rescapés n'ont pas de certificat d'immigration pour la Palestine et sont arrêtés par les anglais et parqués dans des camps à Chypre. Ari Ben Canaann, un résistant, s'indigne de ces arrestations et des conditions dans lesquelles elles se déroulent. Ari Ben Canaann prend donc la tête d'un long périple. Les rescapés finissent pas embarquer sur ce vieux bateau qu'est l'Exodus et ce n'est qu'après un voyage mouvementé qu'ils débarquent enfin en Palestine. Mais cette terre tant attendue est une terre inconnue où de nombreux dangers les attendent. Mais les rescapés de l'Holocauste affrontent ces dangers et n'ont qu'un seul but: la liberté.
Fiche technique [modifier]
- Titre original : Exodus
- Titre français : Exodus
- Réalisation : Otto Preminger
- Scénario : Dalton Trumbo d'après roman-éponyme de Leon Uris
- Direction artistique : Richard Day
- Costumes : Hope Bryce
- Image : Sam Leavitt
- Son : John Cox, Paddy Cunningham et Red Law
- Montage : Louis R. Loeffler
- Musique : Ernest Gold
- Production : Otto Preminger
- Société de production : Otto Preminger Films, Carlyle Productions
- Société de distribution : United Artists
- Pays d'origine : États-Unis
- Langue : Anglais
- Format : Couleurs - 70 mm - 2,20:1 - Stéréo 6 pistes et 35 mm - Mono - 2.35:1
- Genre : Historique, drame
- Durée : 208 minutes
- Dates de sortie :
États-Unis : 15 décembre 1960 ;
France : 3 mai 1961 (Cannes), 17 mai 1961 (sortie nationale)
Distribution [modifier]
- Paul Newman (VF : Marcel Bozzuffi) : Ari Ben Canaan
- Eva Marie Saint (VF : Nelly Benedetti) : Kitty Fremont
- Ralph Richardson (VF : Jacques Berlioz) : Général Sutherland
- Peter Lawford (VF : Jean-Henri Chambois) : Major Caldwell
- Lee J. Cobb (VF : Abel Jacquin) : Barak Ben Canaan
- Sal Mineo (VF : Albert Augier) : Dov Landau
- John Derek (VF : Roland Ménard) : Taha
- Hugh Griffith (VF : Serge Nadaud) : Mandria
- Gregory Ratoff (VF : Alexandre Rignault) : Lakavitch
- Felix Aylmer (VF : Maurice Pierrat) : Docteur Lieberman
- David Opatoshu (VF : Jacques Dumesnil) : Akiva Ben Canaan
- Jill Haworth (VF : Sophie Leclair) : Karen
- Marius Goring (VF : Jacques Muller) : Von Storch
- Alexandra Stewart (VF : Anne Carrère) : Jordana Ben Canaan
- Michael Wager (VF : Jacques Ferrière) : David Ben Ami
- Martin Benson : Mordekai
- Paul Stevens (VF : Georges Atlas) : Reuben
- Betty Walker : Sarah
- Martin Miller : Docteur Odenheim
- Victor Maddern : Un sergent
- George Maharis : Yoav
- John Crawford (VF : Jean Amadou) : Capitaine Hank Schlosberg
- Samuel Segal : Le contact de Dov
- Dahn Ben Amotz : Uzi
- Ralph Truman : Un colonel
- Peter Madden : Docteur Clement
- Joseph Fürst : Avidan
- Paul Stassino (VF : Serge Sauvion) : Le guide (chauffeur) à Chypre
- Michael Wynne : Un homme
- Marc Burns : Lieutenant O'Hara
- Esther Reichstadt (VF : Claude Chantal) : Mme Hirschberg
- Zeporah Peled : Mme Frankel
- Philo Hauser : Novak
- Paul L. Smith
Distinctions [modifier]
Le film a été présenté hors-compétition au festival de Cannes 1961[1].
Récompenses [modifier]
- Oscars 1961 : Meilleure musique originale pour Ernest Gold
- Golden Globes 1961 : Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Sal Mineo
- Grammy Awards 1961 : Meilleure chanson de l'année et Meilleure bande originale pour Ernest Gold.
Distinctions [modifier]
- Oscars 1961 : Meilleur acteur dans un second rôle pour Sal Mineo et Meilleure photographie pour Sam Leavitt
Musique [modifier]
La bande originale du film, composée par Ernest Gold, a reçu de nombreux prix parmi lesquels le Grammy Award de la meilleure chanson de l'année pour le thème principal Exodus, bien qu'il soit uniquement instrumental. Des paroles furent ajoutées par la suite, reprises ou adaptées par de nombreux artistes dont Édith Piaf, The Skatalites (un groupe qui avaient l'habitude d'adapter à la mode jamaïcaine d'autres musiques de films classiques comme celle de James Bond ou du Troisième Homme), Monty Alexander, Secret Chiefs 3 ou encore le pianiste Maksim Mrvica.
Critique historique [modifier]
Le film et le roman de Leon Uris dont s'inspire le film prennent de grandes libertés avec le récit historique de l’Exodus.
Dans la réalité, ce navire fut intercepté en 1947 au large de Haïfa par les autorités britanniques et ses réfugiés furent tout d'abord transférés à Port-de-Bouc en France puis dans des camps de déportés en Allemagne. Ce n'est qu'en 1948, après l'établissement de l'État d'Israël, qu'une première partie des passagers de l’Exodus parvint en Palestine.
Dans l'œuvre de Leon Uris et le film d'Otto Preminger, non seulement les personnages principaux sont tous inventés, mais les événements ne correspondent généralement pas à la réalité. Ainsi, dans l'œuvre de Leon Uris un vaisseau, l’Étoile de David, est intercepté au large de la Palestine et ses passagers sont transférés dans des camps à Chypre. L'Exodus devient dans le roman le navire qu'un agent de l'Haganah, Ari Ben Canaan (interprété par Paul Newman), achète pour transporter les réfugiés de l’Étoile de David en Palestine. Après plusieurs péripéties audacieuses et l'illustration d'antisémitisme de certains officiers anglais, l’Exodus arrivera en Palestine à la veille de la déclaration de 1948.
Selon l'historien Larry Portis[2], la plus grande critique est sans doute que ce film ne présente qu'un côté du conflit en nous montrant comment quelques rares membres de la Haganah, peu armés mais courageux et unis, parviennent à empêcher l'attaque des Arabes, fanatisés et encadrés par d'anciens nazis, d'un orphelinat juif laissé sans défense par des Britanniques insouciants. Les Arabes dans leur rage ne parviendront qu'à tuer deux personnes : l'innocente et très blonde Karen tuée dans la nuit et le mokhtar du village arabe voisin, l'ami d'enfance d'Ari Ben Canaan. Le village arabe est d'ailleurs mystérieusement abandonné ce qui permet aux jeunes sionistes de se lancer à la défense d'une autre colonie juive que l'on entend attaquée dans le lointain.
Voir également [modifier]
- Exodus 1947, le bateau
Lien externe [modifier]
- (en) Exodus sur l’Internet Movie Database