Ex-libris

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Ex-libris du peintre américain Francis Davis Millet.

Un ex-libris (du latin ex libris meis, « faisant partie de mes livres ») désigne en bibliophilie une gravure personnalisée qu'un collectionneur colle sur le contreplat (l'intérieur de la couverture) ou sur la page de garde de ses livres, comme marque d'appartenance. L'ex-libris existe aussi sous forme manuscrite, de tampons, de cachets, etc.[1]

Sommaire

Description [modifier]

L'élément principal en est généralement un dessin allégorique ou symbolique, ou encore un blason. L'ex-libris comporte aussi, le plus souvent, le nom ou, parfois, les initiales du propriétaire ; il peut aussi être signé par l'auteur du dessin.

Il arrive aussi qu'un ex-libris comporte une devise ou une citation chère au propriétaire du livre. On trouve, par exemple :

  • Bordier, avocat en parlement
  • Séminaire de Lisieux
  • De la bibliothèque de François Valentin
  • Ce livre appartient à Jean Dupont
  • Ex-libris Frédéric Dufal
  • Félix Ayat
  • Du Cabinet de Monsieur le Président des Orgeries Escuier, Chevalier Seigneur des Courtillotes, St Rigomer, Monlieu, Vaubezon, &c.

Historique [modifier]

Le British Museum possède une des tablettes bleues en argile vernissée qui habillaient les boîtes de cèdre dans lesquelles le pharaon Aménophis III conservait ses papyrus. Cette tablette constitue l'une des premières formes d'ex-libris et remonte à environ 1400 av. J.-C.

Les manuscrits enluminés du Moyen Âge portaient aussi la liste de leurs propriétaires successifs. Il s'agissait d'ex-libris rédigés à la main, très souvent richement ornés et armoriés.

L'ex-libris imprimé et tiré à un certain nombre d'exemplaires est né avec l'imprimerie. Il apparaît à Nuremberg aux environs de 1511, gravé sur bois et souvent enluminé. (Dürer aurait gravé la marche du célèbre humaniste Willibald Pirckheimer). L'ex-libris passe alors en Suisse et arrive en France au début du XVIe siècle. Le plus ancien ex-libris gravé en français est celui de Jean-Bertrand de La Tour Blanche, en Périgord (1529).

Les ex-libris ont connu un grand essor au XIXe siècle, alors que la diffusion du livre s'amplifie fortement avec l'industrialisation de la production de papier.

L'un des plus gros producteurs au XXe siècle est Michel Fingesten.

Exemples [modifier]

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Collections [modifier]

Les ex-libris sont l'objet de collections. Ils sont recherchés aussi bien collés dans le livre (certains bibliophiles attachent plus de valeur à un exemplaire porteur d'un ex-libris, tout particulièrement si celui-ci désigne un ancien propriétaire célèbre ou ayant eu une collection remarquable de livres), soit pris isolément, détachés des livres (dans ce cas, c'est plus leur qualité esthétique qui est valorisée).

Graveurs et collectionneurs belges d'ex-libris

Sources [modifier]

Notes [modifier]

  1. Christian Galantaris, Manuel de bibliophilie, préf. de Michel Déon, Paris, Éd. des Cendres, 1997.

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]