Charles Corvisart

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Officier général francais 3 etoiles.svg Charles Corvisart
Image illustrative de l'article Charles Corvisart

Naissance 29 juin 1857.
Saint-Cloud
Décès 7 mai 1939 (à 82 ans)
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 18771919
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes Verdun 1917
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur

Le baron Charles Pierre René Victor Scipion Corvisart (1857-1939) est un général français dont le nom est associé à la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-neveu du médecin personnel de Napoléon Ier, Jean-Nicolas Corvisart, fils du baron François Rémy Lucien Corvisart (1824-1882), lui-même médecin du service de santé impérial, médecin ordinaire adjoint au Premier médecin de Napoléon III, Henri Conneau, en 1852, fait baron en 1867 par réversion du titre que portait son cousin, Charles Scipion Corvisart (1790-1866), neveu et fils adoptif de Jean-Nicolas Corvisart, après sa mort, et de Berthe Césarine des Romains. Charles Corvisart est né au Château de Saint-Cloud le 29 juin 1857. Il fut, avec le général Conneau, le compagnon de jeux du Prince impérial.

Le 29 octobre 1877 il entre à Saint-Cyr, dont il sort dans l'arme de la cavalerie.

En 1883 il épouse Marie Bigon de la Prévoterie avec qui il aura trois enfants.

De janvier 1900 à juillet 1904, lieutenant-colonel et attaché militaire à la légation de Tokyo (Japon), il suit les opérations de la guerre russo-japonaise avec le capitaine Charles, Émile Bertin et apprend le japonais. C'est ainsi qu'il traduit et annote le Règlement du 14 octobre 1907 sur le service en campagne dans l'armée japonaise, suivi des prescriptions pour les manœuvres[1].

Puis il quitte l'Asie pour occuper son poste, tout en restant accrédité auprès de la légation de France en Corée jusqu'en décembre 1908. Le 24 juin 1906 il est nommé colonel.

Le 28 juillet 1911 il est nommé général de brigade. Il commande une brigade de dragons lorsque la guerre éclate.

Le 8 février 1915 il est placé à la tête d'une brigade d'infanterie, puis, le 14 juin suivant, à la tête de la 123e division. Le 30 avril 1917 il est nommé au commandement du 16e corps d'armée. Le 1er octobre 1917, il est promu grand officier de la Légion d'honneur. Sa citation précise que le 20 août il a « enlevé avec les troupes sous ses ordres, dans un élan magnifique, les deux croupes du Mort-Homme, la côte de l'Oie, le bois des Corbeaux, Cumières et Regnéville ».

Grades[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Postes[modifier | modifier le code]

  • 28/07/1911 : en disponibilité.
  • 19/08/1911 : inspecteur général du 5e arrondissement de gendarmerie.
  • 11/10/1911 : commandant de la brigade de cavalerie du 3e Corps d'Armée (= 3 brigade de cavalerie) et des subdivisions de région de Bernay et d'Evreux.
  • 01/10/1913 : commandant de la 11e Brigade de Dragons
  • 08/02/1915 : commandant de la 8e Brigade d'Infanterie
  • 14/06/1915 : commandant de la 123e Division d'Infanterie
  • 30/04/1917 : commandant du 16e Corps d'Armée
  • 26/08/1918 : en disponibilité.
  • 02/09/1918 : attaché militaire à l'ambassade de France à Londres et chef de la mission militaire Française au Royaume-Uni (II).
  • 29/06/1919 : placé dans la section de réserve.
  • 31/10/1919 : replacé dans la section de réserve.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Berger-Levrault, Paris, 1909
  2. Home of heroes en anglais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Le général Corvisart », in Le Pays de France, no 204, 10 janvier 1918, p. 3 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marie Thiébaud, La présence française au Japon, du XVIe siècle à nos jours : histoire d'une séduction et d'une passion réciproques, L'Harmattan, 2008, p. 229 (ISBN 9782296051423) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]